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ixne salutaire impression. Elle sera pour vous tous , bien-aimés confrères , comme je souhaite vivement qu'elle soit pour moi, d'abord l'occasion précieuse de rentrer en vous-mêmes, de bannir à jamais une langueur funeste, de la remplacer par une ferveur continuelle.
De ces trois tableaux, le premier offrira les détails de la vie d'un bon prêtre ; le second placera dans nos mains, pour le salut des pécheiirs, d'un côté la chaîne honteuse des passions humaines, de l'autre le moyen de la rompre ; le troisième partagera la lecture des divines Ecritures, pour le cours d'une année.
Il n'est dUnc pas nécessaire d'avoir multiplié des chutes scandaleuses , pour recueillir, de cet écrit, de consolants avantages : après l'avoir médité, combien nous serons disposés à suivre avec une fidélité généreuse, le plan qui doit nous régénérer, faire de nousdes hommes nouveaux, de vrais hommes de Dieu , placés à la hauteur de leur profession céleste!
PRIÈRE A DIËir^
Pour lui demander qu'il suscite de saints Ministres dans les Eglises catholiques de France et d'Angleterre.
Banni de ma patrie chérie , je lui donnais toutes mes pensées, mes senliments, mes regrets, mes larmes. Près de l'inelfable Consolateur, caché dans son sein ; reposant ma
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douleur et mon amour en son cœur adorable, je lui adressais, au milieu de mes sanglots, celte invocation, ces plaintes tendres et soumises: Où sont-ils, Seigneur, ces docteurs de la foi , ces illustres pontifes , ces vertueux pasteurs, ces fidèles lévites, l'honneur de votre Eglise de France? où sont-ils vos bien-aimés? Je n'en rencontre presque plus sur cette terre souillée de tant de crimes! Hélas! elle a bu le sang d'un si grand nombre; elles autres, exilés, dispersés, que portent-ils sur un sol étranger? sinon dans leurs personnes le signe de la désolation , pour avoir perdu leurs troupeaux; sinon le signe de la terreur sur les succès de cette philosophie fneurtrière, l'ennemie de la vérité, la mère féconde des plus affreuses erreurs. Depuis, la terre natale a semblé les rappeler ces innocentes victimes: mais, hélas! qu'y pourrions-nous opérer en faveur de nos frères, si votre droite ne nous soutient, si votre esprit ne nous anime, si votre charité ne nous enflamme? Qu'avons-nous de nous-mêmes?
fragilité, impuissance , misères en tout genre. Ah! levez-vous, grand Dieu, déployez la force de ce bras qui soumit autrefois l'univers à votre loi sainte : ne permettez pas qu'une doctrine humaine croisse en audace et en puissance , et que l'homme l'emporte sur vous-même : le souffle de votre bouche dissipera le nuage épais , que le prince du mensonge a répandu sur une partie de votre héritage. Renouvelez les prodiges des premiers temps : suscitez à votre Eglise de nouveaux Apôtres , des hommes jHvissanls en œuvres et en paroles, qui chan-
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nenl encore une fois la face de la terre. L'immoralité, comme universelle dans mon malheureux pays, fait augurer un sinistre avenir; ne permettez pas que sa ruine se consomme. Formez des anges de lumière , d'autres Rémi , d'autres François Xavier, de nouveaux Vincent de Paul, de nouveaux François Régis j ordonnez-leur d'arracher celte zizanie et ces scandales de votre royaume. Préparez à ce changement un peuple trop long-temps infecté de Perreur , par le renouvellement de la foi et de la piélé de ses pères. Le cœur plein d'amour pour ces frères aveuglés , nous vous en conjurons, que Pexemple de nos mœurs les convainque de la bonté et de la vérité de notre cause ; qu'ils sentent l'égarement de leur culte, en voyant Pinnocence, la pureté, la ferveur, l'esprit de foi et de charité, dont celui que nous vous rendons est animé. Alors nous aurons droit de les appeler en jugement devant vous, de leur reprocher leur obstination et leur folie; et, tout à la fois, avec le cri de l'amour paternel, nous demanderons grâce pour eux, et qu'ils aient encore le même Dieu et le même Sauveur que nous; qu'ils,élevent d'autres temples à sa gloire, qu'ilC soient gouvernés par un presbytère de pontifes, conduits par un ensemble de pasteurs, évangélisés par un nombre de prêtres qui rappellent l'aurore du Christianisme , où tous les fidèles étaient autant de Saints.
J'ai parlé des œuvres de miséricorde et d'amour que vos bons ministres pourront faire encore, ô mon Dieu ! Hélas ! vivront-ils
assez Iong-t€mps ? Le plus grand nombre présente un front sillonné par tant de maux, des cheveux blanchis par l'exil et les années, une tête courbée vers la terre : en peu de jours ils seront dans votre sein, et qui les remplacera pour le salut de ce cher peuple dont le seul nom fait couler mes larmes? A quels temps , Seigneur, m'avez-vous réservé ! gue h mort ne m'a-l-elle moissonné plus tôt ! je n'aurais pas été témoin de la désolation de ma mère, je ne serais pas navré de ses douleurs , quand je ne puis que les partager, en fils tendre, mais impuissant. 0 France, dans dix ans , dans vingt ans , où seront-ils tes pontifes, tes lévites? Les yeux presque éteints par mes pleurs sur ces tombes qui recèlent les cendres de tant de vénérables confrères, je cherche de torus côtés un spectacle consolateur : sur un terrain qui présente trente millionsd'habilants, je demande que l'on m'indique ces maisons d'une sainte éducation, ces belles institutions d'un Charles Borromée pour la formation, ou pour 1^ restauration du clergé. Ah, Ciel ! n'en mourrai-je pas d'affliction ? Quelques séminaires seulement pour la génération qui commence, pour celle qui va s'éteindre , quelle déchirante perspective ! Dieu de mes pères , ayez pitié de nous; animez de votre esprit les augustes chefs de vos peuples; faites renaîtrç parmi nous le goût et la pratique des pieuses et savantes études : pieuses et savantes études ! quel mot j'ai prononcél Qui vousalimentait, qui vous soutenait au sein de la France, et surtout dans sa métropole? Tu ne nous offres plus tes services, Université
si vénérable par les souvenirs, par tes antiques honneurs et par cet esprit de corps qui perpétuait la tradition d'un enseignement précieux, et les maîtres qui devaient le répandre : cette fille auguste de nos anciens Rois n'est plus , elle a péri comme tout ce qui était grand et utile i.
Miséricorde infinie, quand je vous conjure de repeupler les sanctuaires de mon pays natal, quand je vous supplie d'y faire renaître et fleurir le Sacerdoce de votre loi sainte ; ah ! je vous invoque tout à la fois, pour cette seconde patrie sur les bords de laquelle la tempête révolutionnaire me fit heureusement échouer. Payez de ses bienfaits le peuple hospitalier et noble qui me recueillit en son sein, avec des milliers d'autres victimes, en renouvelant aussi le vénérable presbytère de l'Eglise catholique d'Angleterre : rappelez aux fidèles de ces contrées leurs anciens jours , leurs jours d'or en ressuscitant, parmi eux, les Jlban ,
C'est la réflexion d'un écrivain sensible, dans un ouvrage qui parut à Paris, en Avril i8o5 : on y lit les paroles suivantes. — » Les quartiers même où fleurissait l'Université de Paris témoignent le deuil de cette destruction : leur célébrité n'y attire plus sans cesse de nouveaux habitants, et la population s'est écoulée vers d'autres lieux, pour y donner le spectacle d'autres mœurs : où sont les éducations sévères qui préparaient des âmes fortes et tendres î Où sont les jeunes gens modestes et savants qui unissaient l'ingénuité de l'enfance aux qualités solides qui annoncent l'homme? Où est la jeunesse de hrance? Une génération nouvelle lui a succédé.