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10 > dépassent pas le volume d’une grosse noisette.
« 30 La juxtaposition des ombres donne lieu à des sommations d'ombres, ce qui détermine des images elliptiques ou polycycliques. Le nombre total de ces ombres peut être estimé à une vingtaine environ (Nota : nous avons cru pouvoir en compter davantage : de vingt-cinq à trente). |
«4° Le dessin pulmonaire est fortement accentué, accentuation due probablement à un certain degré de stase dans la circulation pulmonaire gênée.
« 59 Radiologiquement, l’aire du cœur semble ne pas avoir subi de modification et.la silhouette cardiaque, envisagée sous diverses incidences, n’apparaît pas déformée ».
En somme, il semble qu'on puisse résumer de la facon suivante la formule radiologique de l’échinococcose secondaire bronchogène du poumon (Dévé): Ombres multiples — circulaires ou ovalaires — de taille souvent inégale — à contours nets — adjacentes ou chevauchant les unes sur les autres (ombres polycycliques) — réparties soit avec prédominance massive dans un des poumons, soit à peu près syrétriquement des deux côtés — dont les unes sont au contact du hile et des grosses bronches, dont les autres avoisinent la corticalité pulmonaire — enfin, ombres coexistant avec les vestiges d'un ancien kyste pulmonaire : soit cicatrice plus ou moins étoilée, soit cavité vide, en bague, :
soit enfin image cavitaire hydro-aérique, avec niveau
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liquide, habituellement entourée d’une ombre diffuse due à l’engouement bâtard du parenchyme.
À ces: caractères positifs, il convient d’ajouter, négativement, que l'ombre du cœur n'apparaît déformé sous aucune incidence et que le foie ne se montre ni hypertrophié ni bosselé, notamment au niveau de sa silhouette phrénique.
Bien qu'un tel syndrome radiolowique possède une grande valeur au point de vue du diagnostic, nous verrons dans un prochain chapitre, qu'il demande à être discuté de près, car ilrappelle beaucoup celui qui appartient à certains néoplasmes
pulmonaires.
ÉVOLUTION. COMPLIGATIONS
Considérée dans son évolution, l’échinococcose pulmonaire bronchogène présente les phases qui sont communes aux diverses formes de l'échinoccose secondaire, Cette évolution s'adapte en effet, aux quatre périodes décrites par M. Dévé, dans les termes suivants : É
«10 Une phase cataclysmique initiale, habituellement bruyante et très courte, qui traduit la rupture du kyste primitif » — en l'espèce, sa rupture dans la canalisation bronchique (hydatoptysie).
« 2° Une phase de latence plus ou moins longue, qui correspond à la germination silencieuse de la graine hydatique ensemencée ». Par l’observation de Botreau-Roussel, nous savons que la durée de cette période est, approximativement, de dix-huit mois.
« 30 Une phase d'état, s'étant progressivement installée, au cours de laquelle les kystes secondaires, devenus plus ou moins manifestes, commencent à provoquer des troubles fonctionnels ».
€ 4 Enfin, une phase de complications : compres-
sions, ruptures, suppurations, cachexie ».