‹ L'Écho de la jeune France (volume 2)Chapitre 15 sur 82 · I.— MORT FIDÈLE · texte numérisé non relu

I.— MORT FIDÈLE

(Composé avant le départ de Koerner pour la guerre.)

I. Il faut que le chevalier se jette dan^ les combats sanglans afin de défendre la liberté , la gloire et la patrie. Il se rend encore une fois à la maison de son amante, il ne veut pas partir sans lui dire ses adieux : « Ne pleure donc pas à te rougir les yeux, comme s'il n'y eût plus de consolation ni d'espérance! Je resterai fidèle, jusqu'à la mort, à la patrie et à mon amour I »

II. Et après lui avoir dit ses adieux , il retourne au galop dans la troupe des fidèles ; il rejoint l'armée de son empereur, et plein d'un courage fier, il regarde les rangs de l'ennemi : « Ce qui nous menace ne m'effraie pas , dussé-je rester sur le champ de bataille 1 Car, joyeux, je marche à la mort pour la patrie et mon amour. »

III. Et il s'élance dans la plus forte mêlée , répandant partout la terreur; les ennemis tombent en masse sous ses coups. On doit la victoire à son courage héroïque , mais , hélas I on compte le vainqueur également au nombre des cadavres : « Coule , mon sang , de ta rougeur de pourpre ; les coups de mon épée l'ont vengé ; je suis resté fidèle, jusqu'à la mort, au serment prêté à la patrie et à mon amour.

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