IV. — NOTRE CONFIANCE
I. Nous t'invoquons, le regard joyeux, et nous nous tenons fermes à ta parole I L'enfer ne nous trompera pas par son faux esprit et par l'assassinat î Que tout autour de nous tombe en ruines ; nous savons que ta parole subsiste.
II. La foi ne triomphe pas à si bon marché , un tel bien doit être acquis par de bien grands efforts. Le raisin ne nous abreuve pas de sa volonté ; le pressoir seul prépare le vin ; et si un ange veut s'envoler vers le ciel, il faut qu'un cœur soit brisé parla mort.
III. N'importe que, dans cette vie fausse, le mensonge bâtisse des temples ; que des hommes vils^ habillés en or, tremblent et qu'ils redoutent la force et la vertu, et que les lâches se tiennent effrayés devant le peuple réveillé ;
IV. Et que les frères soient encore désunis, et qu'ils soient séparés par leur haine sanglante ; et que des princes allemands méconnaissent la fraternité de leurs sceptres et l'unité de l'Allemagne, qui devrait dicter la loi à toute la terre.
V. Nous ne désespérerons jamais de toi, et nous serons fidèles et de bon courage. Tu écraseras le tyran et tu délivreras la terre d'Allemagne. N'importe que le jour en soit encore éloigné ; qui en sait mieux que toi le temps convenable?
VI. Le temps de la bonne cause, de la liberté, de la mort des tyrans î C'est son épée qui vaincra le dragon et rougira les rivières allemandes par le sang des esclaves et par notre sang hbre ! Toi, grand Dieu protecteui", aies-en soin !