‹ L'Écho de la jeune France (volume 2)Chapitre 44 sur 82 · APOTPIEOSE DE MARIE-ANTOINETTE · texte numérisé non relu

APOTPIEOSE DE MARIE-ANTOINETTE

Il est utile de rappeler aux peuples les grands enseignemens de l'histoire , il est moral d'honorer les nobles caractères ; il y a des gens qui pensent que l'oubli doit être étendu comme un voile sur les crimes et les malheurs, ces hommesdà se trompent ; pour devenir plus sages , les nations ont besoin de se souvenir , et puis, il y a un moyen pour que les souvenirs ne soient pas irritans, il faut que ce soit la religion qui les ramène : c'est ce que le peintre M. Boisselat , qui a été chargé du tableau de V Apothéose de Marie-Antoinetlc , a compris. II montre bien la fille des Césars sur Téchafaud. Mais il y a là, siu" ces aflreuses planches , de l'idéal ; le sang est caché par des tentures de deuil. Le bourreau ne se voit pas près de cette belle et majestueuse reine de France , qui fut réduite à emprunter à une pauvre femme un fichu pour se couvrir et aller décemment à la mort. — Telle misère aurait été trop déchirante à voir, aussi M. Boisselat a encore donné à Marie-Antoinette le manteau royal... Mais ce manteau lui échappe et tombe près de la couronne et du sceptre brisé.

Un ange est descendu du ciel pour soutenir la reine niso'tyre, et lui montier, dans le séjour des bienheureux , Louis XVI qui l'attend .

Le jour anniversaire de la mort de Marie- Antoinette , le 16 octobre (preuve que l'on n'oublie pas), il nous est venu un grand nombre de personnes nous demander des apothéoses , ils avaient celle du roi , ils voulaient celle de \tx femme forte , qui a régné , souffert et pardonné avec lui. W.

l'Cxa.

DICliOiMVAIRE DES CODES FRANÇAIS

ou MANUEL DU DROIT (1).

Lorsque nous avons annoncé la procliaine puJDlication de cet ouvrage dans jiotre numéro du l^"^ janvier dernier , nous ne pouvions en louer encore que la pensée ; mais elle nous semblait si heureuse qu'il nous était permis de prédire d'avance un plein succès ; l'exécution n'a pas trompé notre attente ; le Dictionnaire des Codes a paru et il a reçu du public l'accueil intelligent qu'il était en droit d'espérer. Peu de répertoires répondent mieux à leurs titres; c'est un manuel complet du droit dans lequel toutes les matières que renferment les Codes sont distribuées textuellement par ordre alphabétique de manière à rendre les recherches faciles même pour les personnes les plus étrangères à l'étude des lois ; l'auteur y a joint une table des articles par ordre de numéros renvoyant au texte même de chaque disposition et un dictionnaire des termes du droit.

Ce beau travail est d'une telle simplicité , qu'il suffit d'en indiquer le système pour le recommander. Les jurisconsultes les plus exercés y trouveront un mémento qui leur épargnera souvent de longues recherches ; les hommes de pratique , toujours pressés par le temps , embrasseront d'un coup-d'œil toutes les dispositions d'une spécialité ; les étudians qui n'apprennent les Codes qu'un à un pourront accélérer leurs études en les généralisant ; les gens du monde enfin , pour qui tout recueil de législation est un dédale , seront initiés à l'instant à la distribution intérieure de chaque Code ; l'ordre alphabétique suffira pour les guider. La place du Dictionnaire des Codes est donc marquée avec certitude nonseulement dans toutes les riches bibliothèques de jurisprudence, mais dans toutes les études de notaires , d'avoués , d'huissiers , et clans tous les cabinets de magistrats , d'administrateurs et d'avocats. L'empressement des praticiens de Paris garantit déjà celui de la province , et , dans une réussite aussi complète , nous voyons à la fois une récompense et un encouragement pour M. Teulet ; les grands travaux qu'il préparc sur notre droit public ne pouvaient commencer sous de plus favorables auspices.

L'exécution typographique du Dictionnaire des Codes a été confiée aux presses de MM. Béthune et Pion ; c'est dire qu'elle ne laisse rien à désirer.

Sous le titre de Mémoires de V Obélisque deLouqsor, écrits par lui-même et dédies aux Parisiens , vient de paraître une facétie historique, aussi originale que spirituelle ; c'est une revue semée de traits, dont la gaîté est toujours contenue dans les limites du bon goût. Ln dépôt en est fait chez Dentu, hbraire, au Palais- Royal , et chez madame Riche, galerie de l'Odéon , 3. Chaque exemplaire s« vend 30 centimes.

(1) A Paris, chez MIM. Du Closel frères et de Rostaing-, rue Laffittc, 33

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