THEATRES
Nos théâtres succombent sous le double poids de la chaleur et de l'indifférence publique. La mort de Figaro a pu seule nous distraire de notre ennui pendant ([uciqucs jours. Chose remarquable, l'auteur . M. Bosiers ,
l8o L ÉCHO DK LA JKUNK FnA^C,E.
a fait preuve d'un grand talent de style en vers et en prose j dans une come'die jouée il y a quelques années à l'Odëon , on avait admire' son habileté à versifier, qualité si rare aujourd'hui j tout le monde a pu juger ces jours derniers qu'il sait donnera sa prose un caractère aussi brillant , aussi original. Pourquoi faut-il que cette intrigue de la mort de Figaro soit d'une nullité déplorable? et comment surtout ftl. Rosiers at-il pu prendre pour un élément de succès des lieux communs contre la tyrannie, si uses que le Constitutionnel tn rougirait lui-même? Il n'y a là ni gaitc ni comique , ot Figaro devait se croire à l'abri du poison et du poignard de la Porte St-Martin.
Figaro est bien mort, et personne ne troublera plus ses cendres; quant aux poisons, la marquise de lîrinvillicrs va nous en offrir un assortiment complet dans la Chambre ardente , car c'est détinitivement sons ce titre que deux auteurs connus par de nombreux succès ont tente' de réchauffer ce vieux sujet.