SO^T AGRÉÉS MEMBRES CORRESPONDANS
M. Am. lionfils, avocat à Cherbourg-. (Manche.)
M. Faitjas Saint-Fond aîné, propriétaire, demeurant à Taulignan. (Drôme.)
M. Bernard, curé de Sauve. (Gard.)
M. \L* Nommée, rueBanaudon, n** 2, àLunéville. (Meurthe.)
j\l. Fouquel, fils, Grande Rue, à Saumur. (Maine-et-Loire.)
M. Adolphe Labatie, fils aîné, à Yorey, arrondissement du Puy. (Haute-Loire,)
M. le comte Roger de saint Poney, fils, à Massiac. (CantaL)
MM. L'abbé Aubry et Amédée Poujol, à Montpellier. (HérauILj
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NECROLOGIE.
M. le baron Auguste de Monval, colonel d'état-major en retraite, vient d'être enlevé à l'âge de cinquante-trois ans à sa famille, à sa patrie. Dès ses premières années, il eut sa part des malheurs qui affligèrent la France. Son père, officier de génie en retraite, avait suivi sur la terre étrangère la fortune de ses princes malheureux et proscrits ; le jeune Monval, orphelin politique, fut élevé pendant l'absence de son père par les soins d'une mère, qui lui inspira de bonne heure avec les scntimens héréditaires dans sa famille, le désir de se distinguer en servant son pays. A l'âge de seize ans il entra à l'École Polytechnique. En quittant cette École célèbre, il choisit le service de l'artillerie qui convenait à l'audacieuse énergie de son caractère, et passa à l'École de Chàlons. Envoyé à l'École de Metz comme adjoint au professeur de fortifications, il la quitta lorsque la guerre appela de nouveau les Français sur le champ de bataille, et rejoignit en Italie le premier régiment d'artillerie à cheval. Délégué en 180G pour capitaine en second de la compagnie d'artillerie h cheval, formée d'un choix de grenadiers français que le roi de iVaples attacha k sa garde après le siège de Gaëte, un ordre de l'Empereur le fit tout-k-coup passer au service de ÎNaples, avec toute la garde de son frère. Il devint capitaine commandant la compagnie en 1807. Joseph l'appela près de lui avec cette troupe d'élite, lorsque en 1808 l'Empereur l'envoya régner en Espagne, et Monval suivit sa fortune jusqu'au jour oîi les chances de la guerre le précipitèrent du trône de Charles-Quint. Replacé dans l'armée française, il resta fidèle à son drapeau jusqu'à l'abdication de celui dont la gloire et les revers ont tant coulé à la France. Naturellement appelé à servir sous la restauration et fidèle à son roi légitime, il refusa ses services à l'usurpateur des cent jours. Devenu lieutenant colonel dans l'état-major de la garde, il resta dans cette troupe d'élite jiisqu'en 1823, qu'il futnommé colonel chef d'état-major de la septième division militaire à Grenoble, son pays natal. Quand la révolution de juillet eut éclaté, il brisa son éiée.
Rentré dans le calme de la vie civile, le colonel Monval s'occupa des nombreuses améliorations qu'il projetait, et donna ainsi à une foule d'ouvriers, du travail et du pain. Sa bouillante imagination, qui s'était nourrie sur les champs de bataille, chercha de nouveaux alimens dans la bonté de son cœur, et il mit à faire le bien la même ardeur qu'il avait tléployée dans les combats. Chaque jour était marqué par de nouveaux bienfaits que sa pieuse modestie couvrait d'un voile impénétrable, mais qui fut cruellement déchiré quand les larmes qu'il tarissait coulèrent sur sa tombe.
La jeunesse fut surtout le but de ses plus vives sympathies ; mais aussi tous éprouvaient pour un seul, ce qu'un seul éprouvait pour tous. Lojal et fidèle, il ne cachait pas et ses espérances et ses vœux, mais tel était l'empire de son beau caractère que les passions politiques si haineuses et si brûlantes se taisaient devant lui. Un journal, noble représentant de tous les hommes au cœur chaud et indépendant, et respectant avant tout l'antique foi de leurs pères, venait d'être fondé à Paris sous le titre d'Fcho de /rt Jeune