‹ L'Écho de la jeune FranceChapitre 74 sur 120 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Lks pkécÉdéivs , excepté MONTREUIL.

LE ROI, revenant s'asseoir, et oubliant un instant qu'il n'est pus seul.

La France! ah ! c'était là qu'était tout mon espoir! Ma femme.... mes enfans.... j'allais vous y revoir !

(Après une pausCo) La royauté vraiment est une triste chose : Quel fardeau pour tous ceux à qui le sort l'impose î Soyez roi, vous sortez du reste des humains.... Une couronne au front, un sceptre dans les mains, On vous place isolé sur l'estrade d'un trône ; Mais tout ce faux éclat qu'on vante et qu'on vous prône , En quoi consisle-t-il ? A jamais n'être à soi , A subir de chacun la censure et la loi ; A s'enteiidre flatter si le sort est prospère , Maudire si plus lard il vous devient contraire.... Acteur de tous les jours et de tous les momens , On vous force à jouer vos moindres senliniens.... En vain vous voudriez vous cacher dans la foule , Votre vie est un drame , en public il s'écoule ; Et l'œil qui vous hxa pleurant dans un berceau , Lève encor pour vous voir la pierre du tombeau....

(Sortant tout à coup de sa rêverie, et apercevant Asburnham et Leâley qui l'écoutent

avec intérêt.)

Ah ! pardonnez , Messieurs , un cœur dans la souffrance

Est injuste parfois , et sujet à l'absence :

Je n'aurais jamais dû me plaindre devant vous....

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