Appareil Campe. — L'appareil de Ciinipe est t compliqué
APPAUEILS Cf.
VUHATUVHS
Le cai'buPfj de ralciiim piilvérisù est placé dans là Irémie rj par la tubulure Z" qui peut être fermée par l<! bouchon à vis C". L'entonnoir ij est terminé, au bas, par une Inbiihire dans laquelle se meut une
Fig. Si.
Apporoil Cnuipa.
à augets tu. En dessous de cette roue est une seconde tubulure en entonnoir m' que peut lernier ou ouvrir un tiroir g, manœuvré de l'extérieur par une tige Z qui est terminée par un bouton />'. La roue à augets
lu peut être aiiiiiKie iriiii iiioiivfiiient de rotation continu et régulier par mi rouage d'horlogerie p'it' un par tout autre moteur.
Dans le fond de rappaieil se ti-ouvc le récipient à eau e, terminé en haut par un entonnoir ^ placé sous le déversoir de Tentonnoir e/. Ce réservoir est rempli par la tubulure s'K.
Lorsque la roue m est en mouvement, il tombe successivement des petites quantités de carbure dans Teaii ; il en résulte un dégagement régidier d'acétylène qui, par l'entODiioir g, le récipient n, les tubulures A et m', i et c' se rend dans le tube * et aux appareils d'utilisation.
Quand on veut modérer la flamme,
on pousse en partie le tiroir y qui
obture l'ouverture iv. Le carbure
tombe en moins grande quantité dans
le réservoir e; celui qui est fourni
par la roue tu s'accumule en ir,
au-dessus du tiroir ^ bientôt la roue lu frotte sur
ce carbure accumulé, ce qui tend a ralentir et à arrêter
son mouvement. Le débit devient donc régulier.
Lorsqu'on veut arrêter complêteiuent, on pousse !/z à fond. Le carbure ne tombe plus dans l'eau el s'accumule en iv jusqu'à ce que le frottement arrête le mouvement. Pour plus de sûreté, on dispose sur l'iixe S de la roue tu un taquet d'arrêt (' qui vient s'engager dans ; lorsque celle-ci est poussée à fond. Lors de la mise en jnarclie suivante, quand on ouvre le tiroir i/, tout le carbure accumulé en «■ tombera brusquement en c ; il en résultera un violent dégagement d'acétylène ; la pression nécessaire
Fig 55 iil du diHtnbu-
re se^
APPAREILS GÉNÉRATEL'HS 139
donc obteniie immédiatement; elle sera ensuite entretenue comme il a été dit plus haut.
67. Appareil Maréchal. — L'appareil imaginé par Maréchal est intéressant.
La figure 56 représente les dispositions essentielles.
Fig. se.
Appareil Harécbol.
Le carbure est contenu dans une trémie A ; il est pulvérisé de prél'ércnce ; le déversoir T de la trémie est fermé par un robinet à augcts R, qui est actionné par une tige tl munie d'une roue dentée ;■ qui engrène avec
ACETYLEXE
la crémaillère M ; celle-ci s'élève ou s'abaisse'si que, la pression intérieure étant plus ou moins fode. le
piston P, qui se meut dans le cylindre D et est sotl^il»
,|»XTf.
par le ressort F, ë commande encor déversoir G.
Fig, 57 el 58.
'eil Lequeux,
L'ièveou s'abaisse lui-même. Ce par les liges V et S Tobluration du
APPAREILS GEyERATEVRS
, h t;st I
Le carbure tombe dans l'eau au fond du vase B en petites quantités; il est guidé par a a et dd pour se répartir également; ces chicanes agissent aussi co condenseur des vapeurs d'eau.
Le ga?. s'échappe en N où il est enflammé régulateur de débit automatique et réglable.
On charge l'eau parE.
Le seul défaut de cet appareil réside dans la falhle surface du piston P; la pression résultante est trop réduite, ce qui rend l'appareil paresseux et peu sensible.
(îV^-^^
68. Appareils Lequeux. — Le fonclionncraent de ces appareils n'est pas automatique.
Le générateur se compose d'un tube E (fig. Hy et 58) rempli d'eau et muni d'une manche inclinée H. Le niveau du liquide en E s'élevant audessus de la jonction de la manche H, celle-ci peut être ouverte sans que le gaz contenu en E s'échappe. Le gazomètre esta double cloche afin d'éviter que l'acétylène ne se trouve en présence d'une trop grande quantité d'eau où elle serait absorbée en partie (S 4)- Le couvercle du générateur est à joint hydraulique simple ou multiple suivant la pression du gaz à obtenir. On jette le carbure par la manche H ; il tombe au fond du générateur où se trouve un seau F qut recueille la chaux et facilite le nettoyage. Lorsque le carbure est en menus fragments, on l'enveloppe dans du papier afin que Teau
!• ig 5() e
eils Loqucui,
lia L'ECLAIRAGE A LACETYLE y E
ne puisse le mouiller qu'après un certain temps ~i séjour en E; sans cette précaution il se décomposerait presque entièrement en H. L'ouvrier chargé de h conduite de l'appareil jette plus ou moins de carbure suivant la hauteur de la cloche du gazomètre.
Pour les installations importantes nécessitant un débit considérable de gaz. on peut disposer plusieurs de ces générateurs en batterie, comme le représentent les ligures Sg et 60. La manche H est alors remplacée par une séparation BB, pratiquée dans le corps du cylindre A.
69. Appareil BuUier. — Le générateur se compose d'un récipient en lôle d'acier de o.jS m. de haut et de 0,60 m.
de diamètre ; on le remplit en partie d'eau par la bouche latérale L (fig. 61) ; à travers son couvercle lî passe iine tige D au bas de laquelle est suspendu un panier <
APPAHEILS GÉyÉRATEUIlS ijl
zinc E, dans lequel on place 5 kilogrammes de carbure.
La tige D peut coulisser dans le couvercle et lUre fixée à une hauteur convenable par la vis i'. Le gaz se dégage en G et traverse successivem<mt un réfrigérant à serpentin PetdesdessiccateursRet R/- contenant de la laine de verre et de la chaux vive. J et S sont <lcs chambres qui reçoivent l'eau |)rovenant de rhuiiiidilé condensée de l'acétylène.
La conduite de cet appareil est intermittente ; elle est assez longue.
Il faut d'abord purger l'air qui, en se mélangeant à l'acétylène, pourrait provoquer des mélanges détonants ; pour cela, on provoque un premier dégagement d'acétylène qu'on laisse échapper sans le recueillir. Lorsque l'appareil est purgé d'air, on ferme le robinet T, puis on abaisse la tige D pour amener une partie du carbure en contact avec l'eau ; il faut prendre garde de trop l'abaisser, car si une grande quantité de carbure était mouillée, la pression pourrait atteindre des valeurs dangereuses. Lorsque la pression voulue est obtenue, on ouvre le robinet T et le gaz se rend Treuil pour la mndans le récipient après s'être desséché f„rbure. et refroidi en P et R.
Cet appareil étant destiné à fournir du gaz sous haute pression doit être très bien construit. II faut éviter que, la tige D, venant à glisser, tout le carbure vienne à tomber dans l'eau brusquement. Pour éviter ce danger, M. Lequeux a construit un treuil qui facilite la manœuvre du panier à carbure (fig. 6a),
ACETYLENE
Différents constructeurs, notamment la Société Escher Wyss et C", de Zurich, ont construit des appareils à peu près identiques à ceux de JI. Bullter.
70. Appareil Pictet. — L'appareil Pictet n'est pas automatique non plus. La figure 63, qui en représente l'aspect, permet d'en comprendre facilement lo fonctionnement. Le carbure est jeté à la main dans l'espace annulaire qui sépare la cloche D de la cuve B. Il barbote un instant dans l'eau où il subit une légère attaque qui
l'ail dégager en même temps l'air qu'il contient- L' de la cuve est refroidie par vin serpentin dans lequel circule un mélange réfrigérant. M. Pictet espère ainsi obtenir de l'acétylène plus pur qu'avec tous les autres appareils, puisque le gaz engendré ne contiendra plus d'air et que, l'échauffement étant supprimé, l'acètylèno ne pourra subir aucune décomposition.
Cet excès de précautions semble peu nécessaire, puisque dans les appareils de la troisième classe, vn raison de l'excès d'eau, la température dépasse rarement 35 on 38 degrés.
APPAREILS CÊSÉRATEURS
71. Appareil Thivert. — La bouteille C contenant le carbure de calcium pulvérisé est solidaire de la cloche du gazomètre; elle peut être bouchée par une plaque F, pivotée en G sur le récipient lui-même, et qu'un contre-
App<
poids 1/ tend à maintenir constamment en place. Tant que la cloche est soulevée, le contrepoids maintient la bouteille fermée; mais lorsque, par suite de la consommation, cette cloche descend, le contrepoids
vient
eposer sur lu fond de In cuve et l'oiivei
du récipient se produit, ce qui permet à une pctito quantité de carhure de tomber dans l'eau de la cuvi- ; la cloidie remonte alors et l'écouieiucut de rarlnirf «'arrtMe.
72, Appareil Beau et Bertrand-Taillet. — L'appareil
do Beau et lîerLrand Taillet est identique en principe à
celui lU; Thivert. Seulement, au lieu .Cuii seul récipient à cailmre il en contient plusieurs — 4 <*" 7> suivant lea dimensions de l'appareil — ; ces récipients ou tubes sont diBposéa sur la cloche du ga/.oniètro-gazogêiie ;
APPAHEti.s Gi-:.\iin.\ teurs ,!-
ien contrepoids qui cominaiitlent roiivertiire de la soupape B de chaque tube, sont tous situes à des niveaux ditFérents ((ig. 65, (i6 et 67). Celui dont la rorde est la plus longue est ouvert le premier, et ainsi de si t(
La quantité de catituie '^»^ contenue dans chaque tube (environ 2 kilogrammes) est calculée de façon que 1t cloche remonte toujours tu même niveau qut'I que soit son point de départ ; le der nier tube contient donc i)ius f g
de carbure que le premiei.
l'our mettre l'appareil en marche, on introduit par E quelques cristaux de carbure, puis en C, de l'eau qui se rend dans la cuve par le tube échapper dans l'atmosphèrii le premier gaz qui est mélangé .d'air; le fonctionnement est ensuite automatique.
On lai
73. Appareil Bonneau. — Le carbure eu poudre est contenu dans un récipient G solidaire de la cloche A du gazomètre ; il est fermé par un bouchon conique qui est placé au bout d'une lige Apii.ndi iIihiiicimi
rigide terminée par un poids
D qui maintient le bouchon en ])la(e. Lorsque la cloche descend, le poids D vient reposer siu- le fond de la cuve ,B, et, le ])ouc:hon se soulevant, un i)eii de carbure »inbe dans l'eau, ce qui fait remonter la cloche.
74. Appareil Leroy et Janson. — Dans la plupart , kî iôci|»i<!nl à carljure tHant solidaire de la clo<'lie du gazninèlie, k' [iniiis de i'ellt>-cî — (t pTilTiit 11 pression ilti ^ / — (liinnuir ilupiiis le I ( iiini n( mu nt Jusqu'à la liu k In iintdie Pour éviter cet lu n\t nient MM. Leroy et
I ins n (kspustnt (fig. 69) le
II ipii nt 1 ciibiire B sur le I ul bupineiii de la cuve
lUiiPuie Lori^que la elorhe dt s(( nd, elk pousse la tig[e L qui ouvre le bouchon conique l'ermant le vase à carbure.
l'ri ressort II maintient en bouchon en place tant que.
la provision de gaz étant
suflisante, la cloche ne vient pas presser sur lo bouton G, Le gaz est deBst'-ché en E sur de la pierre poiu'o ot du
carbure avant d"»>tre utiksé.
Fig. (la.
Appureil Lcr<i<r et .
75. Conaidérations générales. — Ia^s wervurps qiio pourrait rendre une lampe à acétylène n'itlleiiipiit pratique sont tellement évidents qu'il est inulih? d'y insister. Mais les difficultés auxquelles on se heurte dans la construction d'une telle fanipe sont très grandi-s.
i" La lampe <loit être tWm faible volume; pouitanl elle doit contenir une provision d'eau et de carbure telle qu'on ne soit pas obligé de la nettoyer et de la recbarf^cr plus souvent que tous les 3 ou 4 jours. Cette difli culte cHt accrue par l'augmentation considérable de volume <|iii provient de la translbrmation du carbui'o de calcium iMi chaux hydratée.
2° Le mécanisme de réglage devant Hrt- mis entre len mains de tous doit être simple et peu susceptible de tte dérégler ; cependant, il doit »Mre très sensible, condilinii indispensable à une production régulier'' rb* ga/, iilJn que la pression ne puisse varier qu cnlrr- ib-s limtlcn tri'H étroites; en raison du faible voliiiiie (|ue iloil «voir nue lampe portative pratique, toute irrégularité diHiH ln pi'oduction du gaz se traduit, en elFet, par une varmlioii lie pression qui, non seulement, fait varier rifili'ii^il''' de la llamme et peut la rendre ruItgirieiDH;, iiihÎn etiroit*
tSo L'ÉCLAIRAGE A L ACÉTYLÈNE
peut entraîner des accidents par suite des trop fortes pressions ou des luîtes de gaz dans l'atmosphère. Il est évident, en outre, que la production d'acétylèDe doit être complètement arrêtée lorsque la lampe n'est pas allumée.
3° L'acétylène, immédiatement après sa production, est chargé dinipuretés et de vapeur d'eau qui nuÎBent à la pureté et à l'éclat de la flamme, peuvent causer des accidents et sont toxiques.
4" L'appareil doit être facilement démontable et remontable, afin que le nettoyage et le remplissage puissent s'effectuer commodément; pourtant, il doîl être absolument hermétique.
Toutes ces conditions sont assez difficiles à réaliser dans un appareil de faibles dimensions. Ceux qui ont expérimenté des lampes portatives n'ont pas tardé à s'en rendre compte.
Dans les descriptions suivantes, nous ndoplerons le même modo de classement que pour les gazof^^èiies.
76. Lampe Ducretet et Lejeune. — La lampe portative de MJI. Ducrelet et Lejeune est construite sur le même jirincipe que les gazogènes des mêmes inventeurs (S 5o).
Le carbure est placé à l'intérieur d'un récipient l'armé G (fig. 70), dans un panier en lôle perforée S. Ce récipient est placé dans le corps de la lampe qui est rempli d'eau qui sert à l'alimentation et au rtl'roidiseement. L'eau pénètre en G par le tube D qui est muni en Re d'une soupape qui tend à s'ouvrir sous la prcssîfta de l'eau provenant de la différence de niveau entre Co et Re, et à se feinier par la pression du gaz à l'iatéricur pienl G. Lorsque la pression du gaz cl trop faible,