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îiiS L ÉCLAIRAGE A L'ACIlTYLEyE
110. Applications de l'éclairage à l'acétylène. installations praticpu'S (['t'clairage à rafétylêne sonl encore, ainsi <|iie nous le (lisions an début de ret ouvrage, très peu nombreuses. Il ne (aul donc [las s'attendre à trouver ici de descriptions d'usines à aci-tylène. Xous nous contenterons d'exposer rapidomeot les applications que ce mode d'éclairage pourra recevoir, en insistant un peu plus longuement sur celles qui ODl été en partie réalisées.
Usines centrales. — l'ne des premières appIicalioU auxquelles on ait songé pour l'acétylène était sa canalisation générale toute comme pour le gaz de houille. Le faible volume d'aoélylèno qu'il Tant débiter pour obtenir une quantité considérable de lumière permettrait d'employer des canalisations de plus petit diamêlre et, par conséquent, de diminuer les Irais de premier établissement par rapport au gaz de houille. Bien <lcs usines à gaz établies il y a quelques années ne peuvent satisfaire à la demande de leurs clients plus nombreux qu'il n'avait été prévu au début. La substitution de l'acétylène au gaz de houille permettrait de fournir i5 ou 20 fois plus de lumière, sans modifier les canalisations existantes. En outre, l'aetHyléne est un gai absolument fixe et l'on aurait aucun inconvénient à redouter de la gelée, en hiver.
A côté de ces avantages, il faut citer les inconvénients Suivants : la pression sous laquelle l'acétylène doit t>trp brûlé est beaucoup plus élevée que celle du ga« de houille; les fuites seraient donc plus dilliciles à éviter et toujours plus considérables ; or, les mélanges d'air et d'acétylène détonent plus facilement que les méinngeft d'air ot de gaz de houille ; il pourrait en résulter des accidente. L'acétylène est explosif sous l'action d'une capsulç
^^^^^B T!0.\S soflB
de fulminate de mcri'ure, mais l'explosion esl local^l €l ne se propage pas; dans les premiers temps, onM admettait que l'acétylène pouvait l'aire explosion, soucn l'action d'un choc, d'une étincelle, d'une explosioi^ d'acétylure de cuivre, etc.; on avait donc conclu qu'id ne pourrait jamais être canalisé en grand. Ces crainteËa n'étaient pas complètement justifiées, mais il n'en n'esta pas moins certain qu'en cas de malveillance, possibles pendant une émeute ou une révolution, ces canalisation™ seraient un danger permanent pour la ville. On pourrait! sans doute limiter le danger en disposant des sépara- ' tions, des toiles métalliques de distance en distance dans les canalisations; maïs rien ne prouve que ces palliatifs seraient sufHsants, et ils seraient une gène considérable pour l'exploitation dont ils augmenteraient les charges.
Le prix de revient de l'éclairage serait augmenté pari suite des dépenses entraînées par les canalisations eiM leur construction, par les charges imposées par les municipalités, ainsi que pour les pertes de gaz.
Il est donc peu probable que l'acétylène soit jamais canalisé en grand. J
Carburation du gaz d'éclairage. ■ — Nous ne croyons p que cette application soit non plus jamais réalisée pratiquement, 11 est, en effet, assez difficile de brider dans de bonnes conditions le mélange de ces deux gaz de densités très différentes; la proportion d'acétylène nécessaire pour donner un enrichissement suffisant est assez considérable et, dans ces conditions, l'enrichissement revient plus cher qu'avec les carburateurs employés jusqu'ici. D'ailleurs, il vaudrait mieux employer l'acétylène directement, puisqu'il donne un môme éclairage à meilleur compte que le gaz de houille.
LKCLMRAGE
CKTll.È.VF
les heca à incandescence 4
lorsqu'on n'emploie
pour ceux-ci, la carburation est inutile.
Une application de ce genre cependant, qui mvritc d'être notée a été proposée par M. Willson. Elle consiste à faire passer le gaz de houille sur du carbure de calcium pour le dessécher et renrichir en même temps. L'humidité étant nuisible cette opération seraîl doublement avantageuse.
Insla/hilcon-v privéa. — C'est une des applications qtri recevront le plus promptement la sanction de la pratiqiiv. Lorsque les différentes conditions à réaliser pour obtenir des appareils générateurs donnant un débit régulier de gaz sans crainte de surproduction seront mieux comprise des inventeurs, lorsque les apparc ils de canalisation seront mieux construits en vue d'éviter les fuîtes qui répandent dans les locaux éclairés à l'actMvlène une si mauvaise odeur, lorsque do bons becs brûleurs ne s'encrassant pas auront été inventes ; enfin, lorsque les appareils imparfaits et par conséquent dangereux, que tant d'inventeurs ou de constructcnrs ignorants ont cherché à implanter seront retournés où ils auraient toujours dû rester, alors le public commencera à prendre confiance et les installations privées d'éclairage à l'acétylène se multiplieront. Elles réaliseront le procédé le plus pratique et le plus économique d'éclairage des chftteaux, des villes, des appartenienls même, dans les endroits oii le gaz de bouille n'est pas canalisé. Si l'on n'emploie pas l'acétylène v en bouteille », les appareils générateurs devront contenir une provision de carbure suflisante pour satisfaire à l'éclairage movcn pendant au moins une huitaine de jours afin qu'on ne soit pas forcé de faire trop souvent le nettovage. Vianipulation assez désagréable en raison de la mtlH
toise odeur et de la 3il bien
lit de cliaii
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Un
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très utile les jours de i par une inslal-
pareii bien construit p
!cs très variable, ce qu fetes ou de réceptions.
1 Quelles seront les dépenses entrai ttion de ce genre ?
La grandeur du gazogène à employer doit être déler-
née parle nombre de becs à alimenter en moyenne et par la consommation de gaz de chacun d'eux en se liasant
r ce que le nettoyage et le rechargement de l'appareil *doit être fait au plus dans les buît jours. Si l'appareil doit être soumis à un régime variable, pour réceptions, soirées, il doit pouvoir fournir sans recharge une quantité de gaz équivalente à la consommation de tous les becs pendant toute la durée de la nuît.
IOn construit couramment des gazogènes des capacités l prix suivants :
l ChBPBB lo
; kK.
Aia fr.
cliCitcau ou une
Supposons qu'on veuille éclairer illa dans les conditions suivantes :
becs de ao litres (donnant une lumière équivalente
1 1/2 ou ii carcels}, seront allumés tous les soirs pendant 5 heures au minimum, en temps ordinaire. ,Les soirs de réception, 4" becs de même puissance
Tont allumés pendant 10 heures environ.
La consommation quotidienne de gaz sera de io X 20 X 5 ^ 1 000 litres. Pendant une semaine, on dépensera donc de 7000 à 8000 litres; un appareil de a4 Itg qui peut fournir sans recharge 7 200 litres
ACETYLESE
devra donc être adopté ; d'ailleurs, le luème appareil pourra assurer le service extraordinaire qui correspond à une dépense de gaz de 4" X 4" X m = 8000 litres environ.
Le prix de cet appareil serait de 800 francs; en plus, il faudrait compter les dépenses occasionnées par l'installation des tuyaux de canalisation, l'achat des becs brûleurs et leur montage. Ces dépenses sont variables suivant la disposition des locaux, le prix de la main-d'œuvre dans la contrée, le luxe plus ou moins grand de rorncmeDtation; nous ne chercherons donc pas à les évaluer en détail.
Si l'on emploie Tacétylène liquéfié ou comprimé, on devra se munir d'un nombre de récipients dont la capacitif totale soit suffisante pour assurer le service pendant au moins un jour; en outre, il sera nécessaire de disposer un branchement sur lequel seront vissés au moins deux récipients afin que l'on puisse mettre immédiatement le second en service lorsque le premier est vidé. Lenombrc de bouteilles ainsi mises en batterie doit être proportionné au débit de gaz prévu et à la capacité de chacune d'elles. La mise en service successive de ces bouteilles exige une surveillance plus active qu'avec l'emploi des gazogènes, mais d'un autre côté, on est affranchi de la manipulation du carbure. Le prix d'installation du branchement peut être évalué à environ le quart du prix d'un gazomètre pour un service équivalent.
Quant au prix de revient de l'éclairage par bec et p»t heure, on le calculera facilement en se basant sur ce que nous avons dît aux paragraphes 89, 90, 107, 108 et log, lorsqu'on connaîtra la consommation horaire des becs. 11 est indépendant de l'Importance de l'installation, car les frais de main-d'œuvre et d'entretien des appareilt) sont pratiquement négligeables.
PI.ICA TIOSS
Le cak'iil que nous venons de faire peut être refait pour une installation quelconque comprenant un nombre différent de becs ou des becs plus ou moins puissants; L-et exemple suffit pour indiquer au lecteur intelligent comment il pourra se rendre compte des dépenses que luioccasionneraît l'installation de l'éclairage à Tacétylèney
Lampes portatives. — Dans l'état actuel de la question, 1 noua ne croyons pas que les lampes gazogènes puissent entrer dans la pratique. Nous avons expliqué tout au long les difficultés qu'on rencontre dans la construction d'une telle lampe; nous n'y reviendrons pas. La solution semble devoir être cherchée dans l'utilisation de l'acétylène liquéfié ou comprimé ou mieux encore dissous.
Le prix d'achat des lampes varierait évidemment dans de grandes proportions, suivant le luxe et la qualité de la lampe , mais le prix de l'éclairage serait le même que dans le cas d'installations avec canalisations et brùleursà poste fixe puisqu'il ne dépend que du volume de gaz dépensé et du prix de celui-ci. Il faut cependant remarquer que, dans les lampes des deux premières classes, on serait conduit à perdre une quantité notable de carbure, si ia capacité de la lampe n'était pas bien proportionnée au service à effectuer. Admettons, par exemple, qu'on allume une lampe pendant 6 heures tous les jours et que la provision de carbure soit suffisante pour assurer une durée d'éclairage de i4 heures. Le troisième jour, il ne restera plus de carbure que pour une durée d'éclairage de a heures; il faudra donc jeter ce carbure ou s'astreindre à nettoyer et à recharger la lampe au milieu de la soirée. Il faut d'ailleurs, à chaque rechargement, mettre une quantité de carbure suffisante pour qu'on ne soit pas exposé à se trouver sans lumière à un moment donné.
au L'ÉCLAIRAGE .1 L'ACÉTYLÈNE
Avec les lampes de la troisième classe, ces ÎDConTè- Dients n'existent pas, puisque le carbure non utilisé reste parfaitement intact.
Ils existent encore moins avec les lampes à acétvlêoc liquéfié, comprimé ou dissous, car il suffît de dévisserlt récipient épuisé et de le remplacer par un récipienl nouveau, opération facile et rapide, pour remettre la lampe en <^^tat. Les dangers de l'acétylène liquide et le faible volume de gaz que permet d'emmagasiner l'acétylène comprimé, nous font donner la préférence à l'acétylène dissoiis dont le prix de vente serait d'ailleurs beaucoup moindre.
Projections. — L'acétylène se prêtant remarquablement bien à l'obtention de foyers lumineux très intenses rendra de grands services pour l'art de plus en plus répandu des projections, dont l'utilité pour rinstruction. la vulgarisation et même simplement pour la distraction, le soir, en famille, n'est plus à démontrer.
M. Trouvé a construit dans ce but des foyers intenses, de 35 carcels qui ont donné d'excellents résultats. Cc mode d'éclairage sera certainement adopté d'ici peu de préférence à tous les autres tant que l'intensité lumineuse désirée n'exigera pas l'emploi de l'arc électrique. Plusieurs sociétés de photographie, en France, en Algérie et à l'étranger, l'emploient déjà d'une façon courante.
La ilaninu' de l'acétylcii
.■lîinl
Photogra/jh
excessivement riilic en rayons aciiniques pourra élnutilisée avec grand avantage pour la pluttographif pendant la nuit.
On construira un matériel spécial, facilement transportable, qui pourra rendre de réels services pour la photographie des grottes, souterrains, etc.
APPl.ICATIOyS
Éclairage des phares. — L'acétylène ne pourra évidemment pas songer à remplacer réclaîrage électrique pour les puissants fanaux qui éflairent nos côtes ; mais pour les phares d'un ordre inférieur, surtout pour iicux qui sont isolés, Tacétylène sera certainement d'une grande utilité, tant par son éclat et son bon marché que par la facilité de sa fabrication. Toutefois, cette application ne pourra être envisagée utilement que lorsque les appareils, tant générateurs que brùhnirs, seront d'une perfection suffisante pour rendre improbable tout arrêt fortuit dont les conséquences pourraient i^tre trop désastreuses pour qu'on laisse la moindre marge à l'imprévu.
Il en sera de même pour les bouées lumineuses employées à l'entrée des ports, dans l'estuaire de certains fleuves.
Pour ces deux applications, l'emploi de l'acétylène
> liquéfié, comprimé ou dissous, est tout indiqué. Éclairage des coi tares de chemins de fer, de tram-ways, etc. — Nous savons tous par expérience combien "est défectueux l'éclairage des wagons de chemins de fer; les ingénieurs des Compagnies le savent bien aussi et le déplorent; mais ils sont forcés de se contenter de ce qui existe : on a essayé les becs à incandescence par le gaz ; les manchons sont trop fragiles ; ils ne peuvent résister aux chocs et surtout au nettoyage des lampes; les lampes électriques sont trop coûteuses. Aussi, dès l'apparition de l'éclairage à l'acétylène, des expériences furent-elles entreprises par dilTérentes Compagnies. iCS premiers essais furent faits dès juin iSpS, par Chaperon, ingénieur-chef de la iï" division à la Comignie P.-L.-M., en collaboration avec MM. Rodary et iuUier; d'autres essais furent faits, en janvier 1896, par M. Dumont et Hubou, à la Compagnie de l'Est, puis
5i6 L'ECLAIRAGE A L'A CfTy/.E.y E
sui' le chemin de fer de ceinture entre la g;are St-Lazare et Aiiteuil. Lors du voyage fait par le Président de la République dans le Midi, en janvier i8g6, le train présidentiel fut éclairé à Tacétylène. Toutes ces expérieiii'es ont donné des résultats très satisfaisants au point de vue de l'économie et de réclairage produit, mais elles ont dû être suspendues afin de permettre l'étude plus approfondie des brûleurs qui s'encrassent rapidement et peuvent entraver la régularité du service; elles seront reprises d'ici peu, à la grande satisfaction du public cl des Compagnies.
Voici à titre d'exemple les procédés employés ii la Compagnie des chemins de fer de l'Est.
Le gaz était engendré à la pression de lo atmosphèreti dans l'appareil BuUier que noua avons décrit (§ 69). It était emmagasiné à cette pression dans les cylindres en métal d'une capacité de 3oo litres placés sur les wagons et qiû ser\'ent d'ordinaire de réservoir pour le gaz d'htiilc comprimé ; un détendeur ramenait la pression à la valeur convenable pour la consommation, comme dans Ifl système d'éclairage au gaz d'huile. Les brûleurs qui donnèrent les meilleurs résultats furent les becs Manchester. Chaque bec consommait 12 litres à l'heure et donnait ime lumière de i,5 carcel. Le prix de revient était donc de 0,018 fr. par bec et par lieure; c'est exactement ce que coûte l'éclairage d'un wagon de premîèro classe par le gaz d'huile; mais dans ce dernier cas, la | puissance lumineuse obtenue n'est que de o,- caivel. L'avantage revient donc à l'acétylène. Lorsqu'on emploie les lampes à pétrole, l'éclairage d'un wagon de première classe comporte deux lampes coûtant chacune, par heure 0,0116, soit o,oa3a fr. pour les deux; enfin réclaij électrique avec une lampe de 10 bougies, revionl Compagnie du Nord à 0,028 francs par heure,
APPUCATIONS ai7
Des essais d'éclairage à racétylène ont été iaits aussi par d'autres Compagnies, notamment par la Compagnie des ("hemias de fei- de Paris-Lyon-Jlédilcrranéc et par la Compagnie des chemins de fer de Berne, en Suisse, avec des résultats aussi l'avorables.
La Compagnie des tramways de Paris et du départemont de la Seine a fait l'essai de l'éclairage à l'aeêtylène -sur une voiture des tramways à vapeur Serpollet allant de la Madeleine à GenneviUiers. Le générateur, type Lélang et Serpollet (S 4i ^t 63) était installé sous l'escalier de la voiture; son poids total, tout chargé, était de 12 kilogrammes.
La consommation, durant les expériences, était de 80 litres à l'heure. La dépense de chacun des becs était la suivante :
L'éclairage obtenu était suffisant pour qu'on pût lire à toutes les places de la voiture,
La pression sous la cloche du gazogène était de 3j centimètres d'eau ; elle était réduite aux becs par un robinet ordinaire. Les essais de consommation ont montré que la dépense journalière de carbure, pour 7 heures d'éclairage, ne dépassait pas i45o grammes, ce qui, d'après la consommation des becs donnée plus haut, indiquerait un rendement de 33o litres d'acétylène par kilogramme de carbure.
Les résultats obtenus ont été très satisfaisants, mais, comme pour l'éclairage des wagons de chemin de l'er, l'application pratique a été différée.
mS I. ECLAIRAGE A L'ArÊTYLENE
II est évident que tous les véhicules autres qii( wagons de chemins de l'er et les voitures de tramwûjs pourront Ijénéficier de réclairage à l'aoûlylène ; il en est peu qui en tireront autant d'avantages que les bîry dettes... ou plutôt les biryclistes. Une lampe légépi! pouvant donner pendant plusieurs heures une lumière de quelques bougies, en éclairant franchement la route devant le touriste, éviterait bien des accidents. Quelques inventeurs ont essayé, paralt-il, d'engendrer l'acétylène sur leur machine au moyen de dispositifs spéciaux, mais il est certain que cette application ne pourra devenir réellement pralitjue que par l'emploi de l'acétylène on bouteille.
Laryngoscope èvlairé à l'acélylène. ■ — Le D''Dionîsioa présenté à l'Académie de médecine de Turin un laryngoscope dans lequel l'éclairage de l'organe à observer est obtenu par une flamme d'acétylène. Le docteur porto sur le front un miroir concave fixé par une courroie faisant le tour de la télé et devant lequel est monté le brûleur; un tube en caoutchouc sert à conduire le gaz à ce dernier. La lumière obtenue est supérieure rn intensité ainsi qu'en blancheur à celle des appareils â simple miroir; elle se rapproche de celle des appareiU électriques avec lampes à incandescence.
ratoires T lampes I
Klalonx de lumière. — Enfin nous signalernn iiernière application de l'éclairage à l'acétylè: pourra rendre de très réels services dans les laboratoire et même dans l'industrie. C'est la construction de lampes étalons jjour la photométrîe.
Il est très difficile d'obtenir un bon étalon pralirjue de lumière; l'intensité lumineuse de la lampe cnrcrl employée usuellement dans ce but, quoique assez l constante, varie constamment; l'intensité lumineuse des j
bougies est encore moins fixe. La flamme d'un gaz de composition déterminée brûlant un volume de gaz constant à l'heure peut donner de bons résultats ; c'est sur ce principe qu'est basée la lampe à acétate d'amyle de Siemens qui est un très bon étalon, mais dont la teinte est rouge. L'étalon adopté pour la définition de l'unité d'intensité lumineuse a été déterminé par AL VioUe; c'est la quantité de lumière rayonnée par une surface déterminée (i cm^) de platine chauffé à son point de fusion. Elle est absolument fixe. La fusion du platine étant une opération assez difficile à réaliser couramment, l'étalon Violle devrait surtout servir à déterminer la puissance lumineuse exacte des étalons secondaires employés dans la pratique.
M. Violle a construit une lampe dans laquelle l'acétylène mélangé d'air est brûlé sous la pression de 3o centimètres d'eau; avec une consommation de 58 litres d'acétylène à l'heure, la lumière fournie était de 100 bougies. Un écran muni d'un diaphragme à iris permettait de limiter la partie visible de la flamme à une surface déterminée variable à volonté. L'examen de la flamme au spectro-photomètre montre que, dans toute l'étendue du spectre, -depuis C (X = o, 656 micron), jusqu'à F (X^ 0,486 micron), la lumière de l'acétylène diff'ère très peu de celle du platine en fusion. Elle peut donc être employée très avantageusement comme étalon secondaire ; la facilité avec laquelle on peut l'obtenir la fera certainement adopter d'ici peu.
111- Installation des appareils. Règlements adminis^m tratifs. — 11 est indispensable de prendre certaines! précautions pour l'installation des appareils générateurs d'acétylène et pour leur mise en marche ; faute d'avoir observé ces précautions élémentaires, de graves accidents se sont produits qui ont amené les pouvoirs publics à réglementer d'une façon trop sévère l'emploi de l'acétylène. C'est ainsi que les fabriques de carbure de calcium sont classées comme établissements dangereux de la première classe ; il en est de même pour les fabriques d'acétylène liquéfié ou comprimé à plus de 1 , 5 atmosphère ; on sait que les établissements classés de cette catégorie doivent être éloignés de toute habitation. Les usines fabriquant l'acétylène gazeux à des pressions inférieures à i,5 atmosphère sont rangées aussi dans la première classe ai elles sont destinées k l'usage public; les petites installations privées dan^ lesquelles l'acétylène est engendré à des pressions infé-J rieures à cette dernière valeur sont rangées danal la troisième classe.
D'un autre côté, plusieurs Compagnies d'assurancetK prohibent complètement l'emploi des lampes portatives il
V ACKTYI.ESE
acétylène ; elles frappent d'une surprime les locant éclairés à l'acétylène ; cette surprime est en général de o fr, i5 pour i ooo sur le mobilier et de o fr. m pour I ooo sur les risques locatifs.
Ces règlements ne sont pas encore dénnîtifs ; il est probable qu'ils seront revisés d'ici peu, car Us sonttrop rigoureux, tout nous fait espérer qu'ils ne seront métn» jamais promulgués. Nous ne saurions trop le répéter : si l'on observe les précautions élémentaires de prudence cl si les appareils sont construits suivant les règles dictérs par la science, Facétylène gazeux n'est pas plus dangi^ reuK que le gaz de houille. Il est certain que sans les accidents causés par le zèle malencontreux trinventeUK imprudents ou ignorants, son emploi n'aurait jamais été réglementé ; il faudra peut-être plusieurs années tciZrX que le tort causé à la nouvelle industrie soit réparé.
Voici le texte des conclusions du rapport présenté par M. Vieille, ingénieur en chef des poudres et salpêtres, et adoptées à l'unanimité par le Conseil de salubrité de la Seine relativement à l'iiistallalion des appareils.
« Ahticle PtiEMiEii. — Toute personne qui vuudrn, dniB l'immeuble qu'elle occupe, employer un appareil génêratotir d'acétylène, sera tenue d'adresser préalablement b la préfecture de police une déclaration indiquant :
K t" La désignation précise du local aflecté à l'appareil;
H a* Une description de cet appareil avec plans à l'appui, à l'échelle de 2 mm : m et instruction sur le mode de fointlonnement certifiée par le constructeur :
« Cette déclaration signée et datée.
« Une nouvelle déclaration devra être faite dans le cas où l'îiistallution passerait entre les mains d'un nouveau lucatnire.
K Akt. 2. — Après cette déclaration, l'emploi des géot^ râleurs d'acétylène pourra se faire dans les contlitiouft ci-après :
MAyiPCLATlO
pnATIQVES
n aucun cas être installés devront ôtie placés soit à
Les appareils ne pourront 1 des caves ou sous-sols ; i libre, soit dans un local bien néré, écluîré par la lui i d'ouvertures simplement grillagées com,
avec l'extérieur à l'exclusion des courettes ma^ pntilées.
(r Les bouteilles ou réservoirs d'acétylène liquéfié, placés il l'air libre, seront soustraits à l'action directe du soleil. A cet effet, ils seront entourés d'une enveloppe ou miiiiclion , surmonté d'un couvercle servant d'abri au récipient, tout e assurant la libre circulation de l'air le long de ses parois.
« AiiT. 3. — Les liquides ou matières usées provenant d« l'extinction du carbure de calcium, ne pourront être déversé* à l'égout sans avoir été préalablement dilués dans un escëfl d'eau. A cet effet, ces produits seront versés dans une cuvq et étendus de dix fois leur volume primitif, avant d'être rejetés à l'égout.
« Art. 4- — Les réservoirs de gaz acétylène comprimé om liquéfié devront satisfaire aux conditions suivantes ;
H i" Les récipients chargés à une pression inférieure i lo kg : cm* seront éprouvés par le constructeur et sous sa responsabilité h une pression double de celle qu'ils sont appelés à supporter. Ces récipients seront munis de
i( Dans le cas où les récipients seraient chargés à des pressions supérieures à iS kg : cm^ ils seront soumis frais du propriétaire de l'appareil, par le service des mines^l h uneépreuve officielle opéréeavec le martelage et constatant]^ qu'ils supportent une pression égale à une fois et demie !«/
pression i
a des
Les bouteilles
contiennent.
d'acétylène liquéfié sonËi
soumis aux épreuves et vérifications actuellement imposée^ aux réservoirs renfermant l'acide carbonique et le pro- ■ansport par voies " ions de remplissage
toxyde d'azote liquéfiés destiné!
ferrées, sauf en ce qui concerne les c des récipients.
VACÉTYLEKE
a Toutes les précautions relatives â la cunalisation venlilalion des locaux éclairés par le gaz d'écbirage
ordinaire
acétylène
soDt applicables aux locaux éclai
Au point tle vue pratique, il est bon que le local oQ est placé l'appareil générateur soit dalIê, bitumé ou bétonné, plutôt que parqueté, et qu'il soît muni d'tine prise d'eau et trun évier pour faciliter le chargement et le nettoyage,
112. Manipulations pratiques. — Les manipulation» qu'entraino reiii|)loi des gazogènes à acétylène sont très simples; elles ne demandent qu'un peu de soin, rt comme dans ces conditions, elles ne présentent aticun danger, elles peuvent être eifectuées par tout le monde. Nous les résumerons dans ce chapitre on prenant coinnit exemples l'appareil Deroy (S 56) pour les gazogènes de la première classe et l'appareil Janson et Leroy (S j4) pour ceux de la troisième classe. Ce sont des appareils très bien étudiés dans tons leurs détails et d'un fonctionnement régulier. Il en existe d'autres, évidemment, ayant des qualités semblables ; les détails de manipulation varient légèrement avec la construction de cha({tie appareil, mais assez peu pour que ces deux exemples sul'flsent amplement.
Dans toutes les manipulations, il faut toujours avoir présent à la mémoire qu'un mélange d'acétylène et d'air détone quand il est enflammé, et il faut, par conséquent, se conformer à toutes les précautions que nous avons indiquées au paragraphe 6.
Le carbure de calcium doit être conservé dans des récipients fermés et à l'abri de l'humidité, afin d'éviter qu'il ne se décompose peu à peu, ce qui entralai
MA.VIPLLATIO.WS PRATIQUES
; perte et répandrait dans le local une forte odeub Bacétylène.
Gazogènes de. la l'" classe.
LH3. Chargement. — Au début, lorsque Tappareil i de, on commence par retirer le couvercle des gêné" s I et a (fig, 43) qui sont fixés par des écroua rabattement et munis de rondelles en caoutchouc pour obtenir une fermeture hermétique. On prend les seaux à carbure (fig. 4^) et l'on remplit chaque cellule environ à moitié avec du carbure en morceaux ; il n'en faut paeu mettre une trop grande quantité en raison du foison^ nement considérable qui se produit lorsque le carbure se transforme en chaux hydratée. On remet ces deux seaux en place dans les générateurs dont on referme les couvercles; îl faut s'assurer que les robinets 13, l'i et 6 sont bien fermés.
On verse ensuite de l'eau dans le laveur-épurateur 3 ; cet organe est muni d'im trop-plein 1 1 ; le niveau du liquide ne peut dépasser la valeur strictement nécessaire, puisqu'il est déterminé par la saillie intérieure du tube 11, On établit, au moyen d'un tuyau souple, la communication entre la partie supérieure du laveurépurateur et le gazomètre 17 (i), puis on verse l'eau dans le bac d'alimentation i4 ; celui-ci communique avec le réservoir ilî par l'intermédiaire d'une soupape commandée par un flotteur placé dans le réservoir; celui-ci est muni d'un trop-plein 16 dont la partie extérieure est
(1) Dans le» iippureila un peu grands lu ciuanlité d'cnu cunUmuu dun
enTiroii i litre d'Hcétylènc, il peut en résulter des pertes de ^i Beaail purfoi» 3t>o ou 4ûo litres; on pourrit remplacer l'eau ordinnire par do I salée qui absorbe 20 fois moins de gai. On obtient ainsi, de plus, l'avnn ^^ttOB l'eau du golomètre ne pent pas geler en hiver,
L'ECLAIHAGE ,
ACIITYLESE
I-Rcourhée. Le niveau sii|)érieiir du liquide en lî eiif' limité par la liaiiteur de la partie extr^iuo du tiihe i(î qui peut être réglée à volonté en faisant tourner ce tube autour de son axe ; sî le niveau inléi-ieur vient à baisser, la soupape est ouverte par le llotleur et une nouvelle quantité de liquide tombe de 14 en 1.) jusqu'à ce qu'il soit rétabli à sa valeur normale.
Lorsque la bâche i4 est remplie, il ne reslo gilus qu'i tourner le robinet à cadran 6 de l'açon que l'uD des générateurs i, par exemple, soit en communication avec le réservoir ij, pour mettre l'appareil en marche.
114. Hise en marche et fonctionnement. — Au monipot de la mise en marche, comme tous les organe.s du gaiogène et la canalisation sont remplis d'air, il ne faut pu enflammer le gax qui se dégage tout d'abord, car il pourrait se faire que le mélange fut explosif; on le laisse se dégager librement dans l'atmosphère, et on n'allume les becs que lorsqu'une odeur bien caractérisée d'acétylène se fait sentir.
Cette précaution n'est nécessaire qu'au moment delà première mise en marche.
A partir de ce moment, l'appareil n'exige plus aiicnil soin jusqu'à ce que le carbure contenu dans les générateurs soitépuisé,etsonfonctionnementest coraptètemeal automatique.
L'eau qui vient du réservoir i5 par le tube branché i sa partie inférieure est dirigée par le robinet 6 stirle générateur i ; elle s'écoule en raison de la pression qu! résidte de la dilférence de niveau entre 16 et 6 ; en lotuv nant le trop-plein 16, on peut donc régler h volonté, dans de larges limites, la pression ile l'eau. Le liquide tombe le long des parois du générateur et s'élève peu à -gçu jusqu'à ce qu'il atteigne le carbure contenu
MAyiPULATIOKS PRATIQVËS ti-
la cellule inférieure; racétylènc se dégage alors et sa pression augmente de plus en plus, jusqu'à ce qu'elle atteigne une valeur égale à celle de l'eau ; à partir de ce moment l'arrivée du liquide est interrompue; lorsque la pression du gaz diminue l'eau remonte peu a peu en 6 et, pour ime différence de i ou n milliniètros, reprend sa course vers le générateur; comme d'autre part, elle ne peut attaquer qu'une faible quantité de carbure à la fois, la production du gaz est très régulière ; on peut en augmenter ou en diminuer l'importance à volonté en élevant ou en abaissant le niveau 16.
Peu à peu, l'eau s'élève dans le générateur en attaquant successivement les différentes couches de carbure ; lorsque toutes celles-ci sont épuisées, l'eau atteint le niveau du tube 7 dans la nourrice 4; elle pénètre dans ce tube qu'elle remplit et déborde bientôt en 5, d'où elle gagne le générateur qui entre ainsi en activité sans qu'il soit nécessaire, comme on voit, de toucher au robinet 6.
Le gaz engendré en 1 se rend par la nourrice 4 et le tube S, dans le laveur-épurateur lî, d'où il gagne le gazomètre. Au début, lorsque la pression est la même dans toutes les parties de l'appareil, l'eau contenue en 3 s'élève à la même Uauteur dans les tubes 8 et 9 ; lorsque la pression augmente en i , elle chasse le liquide en 3 et 9 et Tacétylène peut passer au gazomètre ; la pression à l'intérieur de celui-ci augmente jusqu'à sa valeur normale, en sorte que l'eau se trouve refoulée en 9, où la pression est nulle, jusqu'à ce que sa hauteur fasse équilibre à la pression du gaz. On peut donc, rien qu'en regardant lequel des tubes 8 ou 9 est vide, savoir quel générateur est en activité. L'utilité du trop-plein 1 1 est maintenant évidente : si le liquide s'élevait en 3 à une hauteur telle que sa pression fût supérieure à celle du gaz engendré
»S LIICLMUAGE A I. ACKTrLE XE
en I, c'est-à-dire supérieure à la dîffôrence de niveaw eiilre (i et t6, le gaz ne pourrait s'éehapper et l'appart-il ne pourrait l'onctionner. Cette partie de gazogène a iinr l'onction importante : supposons que l'on ouvre le robini>t I-', ou qu'on enlève complètement le couvercle du générateur i ; la pression deviendra ntdle dans cf côté de l'appareil ; le gaz contenu dans le gazomètre tendra à s'échapper dans l'atmosphère en suivant un chemin inverse à celui que nous avons tracé plus haut; mai», il ne peut le faire qu'en chassant l'eau de 3 en 8, où elle s'élèvera jusqu'à faire équilibre à la pression ilil gaz qui sera ainsi arrêté. On peut donc, grâce à ccItc disposition, visiter l'appareil pendant la marche sans nuire h son fonctionnement; le seul inconvénient «ut résulte de celte manœuvre, c'est que l'eau arrive en plus grande quantité dans le générateur quand on l'ouvre pendant qu'il est en activité et qu'il en résulte une surproduction de gaz, lors de la fermeture idtérieure. Nous avons vu (S 56) comment l'emploi des surcharges mobiles du gazomètre permet do pallier à cet inconvénient.
Si, à un moment donné on veut forcer le débit, il sullil de relever le plan d'eau on i6 ; !o liquide arrive alors (-n plus grande quantité et décompose plus de carbure.
On peut remarquer que l'acétylène en s'élevant se (kissèche sur les couches de carbure non décomposées.
115. Nettoyage et rechargement. — \ous venons di* voir que rins[)('clioii di;s tubes 8 et g permet de reconnaître quel est le générateur en activité ; si Ton a soin de ne laisser toujours le robinetô dans la môme position, le même côté de l'appareil sera toujours attaqué duus 1« même ordre; on saura donc facilement quand il C^i le recharger.
Cette opération est très simple; il suffit d'ôter 1«
MA.flPULATIO.y.S PltATiqVES 3ij)
vert'le du générateur et de retirer le seau à rai'biire qu'on vide et qu'on lave à grande eau ; on lave de m»>me l'intérieur du rylindre (i ou a) qu'on vido par son robinet i3. Lorsque ces organes sont bien secs, on recharge le carbure dans les cellules du seau comme nous l'avons dit précédemment. Cette opération peut se l'aire sans interrompre la marche de l'appareil et n'exige la manœuvre d'aucun robinet : les générateurs i et a contenant de l'acétylène ne devront être ouverts que loin de toute lumière.
Chacun des générateurs étant attaqué successivement, le rechargement a lieu aussi alternativement.
Le seul inconvénient de cette manipidatîon réside dans la mauvaise odeur qui se dégage des résidiis, odeur aliacée très l'orte et très désagréable. Avec un peu de soin et d'habîludc, on opère Us nettoyage sans salir le moins du monde le local où sont placés les appareils.
Gazogènes de la 3' classe.
H6. Chargement. — Le chargcmcnl des appareils de cette classe est très simple. Il sufQt de retirer la cloche C [fig. 69), après avoir ouvert le robinet O pour laisser rentrer l'air, puis d'enlever l'entonnoir. On verse ensuite de l'eau dans l'espace annulaire entourant la cuve A; cette dernière est percée d'ouvertures vers sa partie supérieure; lorsque l'eau a atteint le niveau de ces ouvertures, elle tombe dans la cuve A qui doit être remplie jusqu'à une hauteur constante indiquée par un cran pratiqué auprès du tube de dégagement.
Après avoir rempli l'entonnoir de carbure en graine ou en poudre [)ar son ouverture à charnières K, on le remet en place, on s'assure que les robinets O et G sont bien fermés, que la communication entre les appareils
MU
alii L'ÉCLAIRAGE A L'AVÈTi'LkKE
(l'utilisation et le générateur est ]>îeii établie pS robinet F, et il ne reste plus qu'à remettre la cloche C en place pour que l'appareil soit pn'^t à fonctionner.
117. Xise en marche et fonctionnement. — liorsqu'on place la cloche dans Fespaco annulaire rempli d'eau, elle descend par son propre poids; si tous les robinets soiil l'erniés, Pair qu'elle contient se comprime jusqu'à ce qui^ sa pression contrebalance le poids de la cloche ; crIIp-c! s'arrête alors. Pour mettre l'appareil en marche, il suflil d'ouvrir le robinet 0. L'air comprimé s'échappe dans l'atmosphère et la cloche G descend de plus en plus, jusqu'à ce que son sommet P vienne rencontrer le bouton I) qu'elle pousse vers le bas en comprimant le ressort R ; ce bouton est solidaire de la tig-e I qui porli' ii sa partie inférieure le bouchon conique ^M fermant l'entonnoir à carbure ; lorsqu'il est abaissé, une petite quantité de carbure s'écoule et tombe dans l'eau en A, où elle se décompose immédiatement. L'acétylène qui se dégage augmente alors la pression intérieure el fait remonter la cloche ; le ressort R remet le bouchon eu place, et la projection de carbure dans l'eau s'arrête. Lorsque le gaz ainsi produit est consommé la clochi'? redescend peu à peu cl liientôt vient pousser le bouton i. ce qui renouvelle la provision d'acétylène. La même succession d'opérations se produira jusqu'à ce (|ue tout le carbure soit épuisé.
Il est évident que l'on doit fermer le robinet O dès que l'appareil est mis en marche; il no faut allumer to gaz produit qu'après avoir complètement purgé le gazogène et les canalisations de l'air qu'ils conlieniietit.
Le gaz formé est chargé d'hiunidité qui se condense en partie sur les parois de l'entonnoir ; si elle venait au contact du distributeur M, elle décomposerait le carbure
MANIPULATIONS PRATIQUES ÏU
et formerait sur le bouchon une boue de chaux nuisible au bon fonctionnement de Tappareil. Pour éviter cet inconvénient, Tentonnoir est muni d\in rebord qui dirige Teau de condensation hors du contact avec le distributeur.
L'humidité se condense ensuite en majeure partie sur la pierre ponce contenue à la partie inférieure de la colonne E ; les dernières traces de vapeur d'eau sont arrêtées par le carbure placé au-dessus de la pierre ponce. La provision de carbure peut durer plusieurs mois. L'eau de condensation est évacuée par le robinet de purge G, de temps à autre.
118. Nettoyage et rechargement. — L'entonnoir B contient une provision de carbure en poudre de 2, 4 kilogrammes ou plus, suivant les dimensions de l'appareil.
Lorsque cette provision est épuisée, on ferme le robinet F pour éviter que le gaz contenu dans les canalisations ne s'échappe ; on ouvre le robinet O et on retire la cloche ; cette opération doit être faite loin de toute flamme; on peut alors remettre du carbure en poudre dans l'entonnoir ; il faut avoir soin de nettoyer le cône M avec un chiffon ou mieux avec une brosse avant de le remettre en place. On nettoie la cuve A en évacuant le lait de chaux par le robinet H, puis on la remplit d'eau à la hauteur voulue ; on remet en place l'entonnoir puis la cloche et l'appareil est prêta fonctionner. Le robinet F ne devra être ouvert qu'après avoir évacué l'air par le robinet O.
11 faut évidemment interrompre l'allumage pour nettoyer et recharger l'appareil; de plus, à chaque opération, tout le gaz contenu dans la cloche C est perdu.