‹ L'éclairage à l'acétylène: historique, fabrication, appareils, applications, dangersChapitre 8 sur 63 · FOURS ÉLECTRIQUES S · texte numérisé non relu

FOURS ÉLECTRIQUES S

de rotation autour de Taxe du four. La trémie de chargement 7 est solidaire du porte-charbon et verse constamment la matière à traiter devant le charbon.

Four Gearing, à charbon tournant (1895).

34. Four Vincent. — Le four de M. J. A. Vincent, de -^Philadelphie, est disposé pour un fonctionnement ^^ontinu. Il est bien étudié. La figure i8 en représente ■*\spect.

A est un canal horizontal muni, en B, d'une armature ^e charbon qui est fixe et joue ie rôle d'une des électrodes de l'arc électrique.

C est une ouverture verticale communiquant avec ce canal; elle sert à l'introduction de la seconde électrode D, qui est formée de blocs rectangulaires en charbon, tenus par une armature en métal T qui est élevée ou abaissée par une tige E, une corde F et un treuil G, afm de maintenir à peu prés constante la distance entre B et D.

L'KrLMDAGE A LAC HT}' LE y li

Un solênoïde II en sérif avoc les électrodes attire plus ou moins son noyau «ii fer I, suivant que récartemen! des charhons lî et D est plus on moins grand et maînliiint insi cet écarlemeiit d'une façon automatique.

L'ouverture C doit ètro autant que possible fermée omplétement par l'armature T afin qu'il n'entre pas d'air dans le l'our, ce qui aurait pour conséquence d'entraîner une consommation inutile de charbon.

Le mélange de thaux et <lc charbon finement pnlv^-

iés est placé dans la trémie fermée J , il eit amené dans l'arc électrique pai* une vis d Archimedo K,

Le produit traité est recueilli en L.

Une cheminée jM sert h l'évacuation des pioduits gazeux de la fonle.

i. Four King et Wyatt. — Ces inventeurs ont remarqué que la conductibilité caloriiique du mélango (le chaux et de charbon est assez faible pour que, au

FOVns ÉLECTRIQUES

!' vue industriel, la chalt-up perdue par rayonnfment soit négligée. Ils en ont profité pour supprimer <'i)iiiplétement les parois extérieures du Tour; ils l'on simplement un tas du mélange à convertir, au m duquel ils placent une résistance formée par une; tigi mince de charbon, comme dans le four Borchers ; cettd lige est placée entre les électrodes de charbon. Il faug avoir soin que toutes les parties de Tappareil susoeptibiei de brûler soient complètement recouvertes du mélang de chaux et de charbon afin de les isoler de l'oxygène d^ Tair, Lorsque le carbure de calcium est formé, on relitt les électrodes, et lorsque le bloc est refroidi, on le satsîQ entre des pinces mobiles sur un pilier voisin, et qu3 servent à le déposer sur un chariot de transport. Ce dispositif aurait, paraît-il, été essayé pratiquement et aurait donné de lions résultats ; il permettrait de s'alIVanchir des Irais assez élevés qu'entraîne la réparation des J l'ours ordinaires.

26. Four Regnoli. - — M- Regnoli, «n collaboration aveu.] >IM. Lori, J'ignolli, Pantaleoni et Besso, a tenté de; l'emédiei' aux délauts de la plupart des fours actuelsg en utilisant une partie de la chaleur perdue et rendant l'action du four continue.

L'oxyde de carbone qui se dégage du four est recueilli'] dans une chambre F (fig. 19), d'où il s'échappe, par uni tuyau 1, dans un gazomètre ; il est ensuite brûlé en MM pour échauffer le mélange à traiter placé dans la trémie L. Une vis d'Archiméde iV, entraine ce mélange automatiquement vers le conduit O d'alimentation du l'our. Lors-, (pi'unc quantité sulTisante de carbure en fusion esti lormêc, on ouvre le trou de coulée C, par le levier A, ei\ le carbure tombe dans un chariot S placé dans une f galerie inférieure R. Le creuset AB est en charbon; lai

(il L'ECLAIRAGE A L'ACKTrLEXE

sole B est mobile afin de faciliter les réparations, 1

le creuset est entouré d'une chambre à air E dans

Inqueiie sont placées les résistances servant à régler |

: Rcffnoli.

rintensité du courant, ce qui permet d'utiliser en partie l'énergiiï dissipée dans ces résistances.

27. Four Pictet. — En 1889, Crompton avait proposé(i) de chauiî'er les matières à traiter par les procédés ordinaires, avant de les soumettre au four électrique, afin de réduire la dépense de courant.

M. Raoul Pictet a repris la même idée et a imaginé le four suivant : l'arc est à la partie inférieure du four;

'. 3» novembre 18S9, p. iig.

FOUR.'i ÉLECTRIQUES (iî

ses rharboiis sont hocizoïilaiix. Le iiiéluri^t! de chaux et (le charbon est eiiCoiirné dans la partie supérieure. Il est l'ichaiiffé en trois zones à des températures de plus en filus élevées; vers le haut, on commence par insiiffler.

^■^'-iiiiôii*;^-''''*'^

en A, un fort courant d'air qui brûle une partie du charbon et échaufferait, d'après l'inventeur, la masse à Une température d'environ 3ooo''C; en B, on dispose un chalumeau oxyhydrique qui porte le mélange à ^lioo" ou 3400°. L'arc n'a donc plus qu'à fournir la chaleur nécessaire pour ell'ectuer les réactions.

Le carbure en fusion qui se l'orme s'écoule dans le compartiment inférieur du four, séparé du mélange par une cloison réfractaire GG percée en son centre, audessous de l'arc, d'une ouverture ; un trou de coulée F

permet «Je recueillir en H le carbure l'ondu, au fin- et à mesure de sa formation. Un ringard sert à maintenir ce trou de coulée constamment libre. Par suite du la forme de l'ajutage supérieur du trou de coulée, le carbure s'accumule dans la chambre 1, et se refroidissant sur les parois du four, les protège.

Il semble bien dilïicile d'obtenir du carbure suflisaniuient pur avec ce four. En effet, le mélange se chargera de cendres provenant de la combustion du charbon ; le charbon brûlant tandis que la chaux reste intacte, le mélange cessera d'être intime, bien que ses proportions finales puissent être convenables si l'on a mis un excès de charbon au moment du chargement ; enlin, le poids de la colonne de matière à traiter provoquant Técoulement de ce mélange au foyer électrique, il est probable que cet écoulement ne se fera pas d'une façon suiïisamment régulière pour que tout le mélange soit converti.

28. Considérations générales. — Le l'acteur le plus important de la dépense entraînée par la fabrication du carbure de calcium est, après le prix de la matière première, le coût de l'énergie électrique. Les efforts des inventeurs doivent donc se porter vers les perfectionnements des fours électriques. Aucun de ceux qui ont été proposés ou employés jusqu'ici ne sont satisfaisants au point de vue économique. ^

Les inventeurs semblent avoir simplement agrandi les appareils de laboratoire sans chercher à utiliser rationnellement ni l'énergie électrique ni l'énergie calorifique. On traite le mélange de chaux et de charbon par grandes quantités à la fois, ce qui entraîne une dépense considérable de chaleur, pour maintenir en fusion pendant plusieurs heuras le carbure formé ; il faut, dans beaucoup de fours, attendre que le carbure

FOURS ELECTRIQUES

soit refroidi avant de commencer une nouvelle opération, ce qui entraîne encore une perte de chaleur; au lieu d'utiliser la chaleur qui se dégage du four en marche pour échauffer le mélange à traiter, on laisse perdre cette chaleur et on introduit le mélange froid dans les fours. D'autre part, la résistance électrique est augmentée par rinterposition de cette couche épaisse de chaux et de carbure fondu. D'après les expériences de MM. Morehead et de Chalmot sur les fours employés à Spray, la chute de potentiel dans le carbure en fusion à l'intérieur du four était de 6 volts pour chaque pied de hauteur, soit 0,2 volt par centimètre; l'intensité du courant était, dans ces expériences, de 2000 ampères; on voit que chaque centimètre d'épaisseur de la couche de carbure fondu représente une perte de 4oo watts, plus d'un demi-cheval. La perte d'énergie électrique dans le charbon servant d'électrodes est aussi très considérable. D'après les mêmes auteurs, elle atteindrait les valeurs suivantes :

Dates.

Durée

des expériences

en heures.

Volts.

Ampères.

Perle de voltage

dans

les charbons.

Perte d'énergie

dans les charbons

en watts.

^7 juin. .

2 juillet.

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