‹ L'éclairage a ParisChapitre 16 sur 109 · TOTALE · texte numérisé non relu

TOTALE

DÉPENSE par carcel et

PAR JOUR

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Un bec intensif de 1400 litres coûte, sans sa lanterne, 30^50. Celui de HV) litres ne coûte que 24^,75. Avec lanterne les becs coûtent respectivement 153f,80 et 75f.

Candélabres pour bec intensif. — La théorie indique, ainsi que nous liï d 6 montrerons plus loin, qu'il y a intérêt à surélever les candélabres qui portent de gros foyers lumineux. On a été conduit, pour cette raison, à placer los lanternes intensives sur un candélabre spécial, dit de carrefour, que Ton a installé surtout sur des refuges. Ce candélabre est en fonte cuivrée*. Aillêuitf un s'est contenté simplement de surélever le candélabre de 140 litres à l'aide d'un socle cylindrique. Mais le résultat obtenu n'est pas à recommaiidiT. Le candélabre perd à cette transformation toutes ses proportions ci devient très disgracieux. Depuis peu on emploie un candélabre spé-

^ Ce candélabre coûte 295',2o dont 100,62 pour le candélabre proprement dit et 194r»63 pour le cuivrage.

cial, dont les dispositions générales rappellent celles du candélabre de

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Figure 52.

Candélabre de carrefoar pour bec intensif.

Figure 53.

Candélabre pour bec intensif, avec socle en pierre.

140 litres et qui est beaucoup plus satisfaisant d'aspect que le candélabre surélevé.

Figure 54.

Candélabre pour bec intensif (modèle de la place de la République).

Des becs de 1400 litres ont été également placés sur des candélabres à 5 branches type de refuge avec socle en pierre.

On s'est généralement borné à transformer la lanterne centrale.

Le plus souvent môme, pour éviter les ombres portées par les bras des lanternes, on a supprimé complètement les quatre lanternes latérales. Le candélabre n'a plus à supporter, alors, que la lanterne de 1400 litres.

En 1883, on a réalisé un magnifique éclairage sur la place de la République avec des becs de 1400 litres. Les candélabres sont en bronze d'un modèle spécial avec lanterne riche. Ils constituent l'élément capital de la décoration de la place et produisent, le soir, un effet réellement merveilleux. On a là une preuve palpable du concours que Ton peut demander à l'art de l'éclairage, pour la décoration des voies publiques.

Becs à récupération. —

Le rendement lumineux des becs intensifs est malheureusement faible. Aussi ont-ils été détrônés dans ces derniers temps par les becs à récupération qui, pour une môme quantité de lumière, consomment beaucoup moins de gaz (environ moitié moins).

Nous avons vu que le rendement lumineux des brûleurs augmentait avec la température de

la flamme et par suite avec la température de Tair de combustion. Dès 1836, Chaussenot, utilisant ce principe, avait construit un bec formé d'un bec d'Argand avec double cheminée. L'air d'alimentation passait enlit^ les Jeux cheminées et se réchauffait au contact du verre de la cheminée cent raie. On améliorait de cette façon le rendement lumineux de 33 °/o, par raj^porl aux becs ordinaires et Ton récupérait, ainsi en lumière, une partie de la chaleur produite par la combustion du gaz.

Chaussenot obtint, dans son temps, un prix de 2000 francs, de hi Société d'Encouragement. Son appareil n'eut cependant aucun succès et jusqueu 187^, la récupération fut complètement négligée. A cette époque Frédéric Sitmiens construisit un nouveau bec à récupération. Quelques essais efl*ectiH^s à Paris, en 1881 sur la place du Carrousel, en 1882 sur la place du Palai^-HnjiiL et en 1883 dans la rue Royale ne furent pas très satisfaisants. Le n'^g:lago des flammes s'obtenait difficilement; en outre, les lanternes étaient diftyiacieuse.s et d'un entretien dispendieux.

Les premiers becs à récupération réellement satisfaisants oui été iutroduits à Paris en 1886. Ce sont les becs Schulke qui, modifiés plus lai il, ont donné naissance au bec Parisien actuellement en usage. Un autre liée, également très satisfaisant, a été imaginé en 1888 par MM. Cordior et Lacazo, Il est connu sous le nom de Y Industriel, Enfin divers autres appareils, utilisant la récupération, ont été acceptés ou essayés par la Ville.

La Parisien et l'Industriel. — Le bec Parisien se compost' ^rime ^rv\r de becs en stéatite répartis suivant une circonférence et disposés dt* uiauirn" que les fentes soient inclinées sur la circonférence. Ces becs soûl aliuuulrs par un chandelier central qui est terminé lui-même par un bi'c pnjjilluu destiné à ne fonctionner qu'après minuit.

Le récupérateur est constitué par un cône en nickel plissé dont la section droite est en forme d'étoile. Les produits de la combustion s'échair|K'iil par w. cône. Un obturateur les rejette contre le plissage qu'ils échaufl'cul i*l [lurleuL au rouge. L'air d'alimentation arrive de haut en bas, extérieu renient au récupérateur. A son contact il se réchauffe et parvient au bec h une température d'environ 500°. Pour empêcher son mélange avec l'air t'ntid île In lanterne on entoure le bec d'une verrine ou coupe, en verre, i\m \'nn\[ serrer fortement contre un joint en amiante. L'air d'alimentaliuii ïs'iiilroduit par des ouvertures pratiquées dans le chapiteau et dans le <iùrue tir la lanterne.

La présence de la coupe oblige à maintenir constamment en service, pnur l'allumage du bec, une petite veilleuse de 25 litres à l'heure.

Le chandelier est muni d'un régulateur qui s'impose, parce que ]v \ivv exige, pour bien fonctionner, une pression sensiblement constante, l ji lobiuel

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permet soit d'éteindre le bec, soit d'allumer toute la couronne, soit d'allumer seulement le bec de minuit.

La haute température à laquelle est portée la coupe nécessite des dispositions spéciales destinées à empêcher l'introduction de l'eau dans la lanterne.

Coupe du récupérateur suivant ab.

Bec à récupération, Le Parisien,

Tel est le but de deux cônes qui sont reliés au dôme de la lanterne. Malgré cela et surtout en temps de neige les coupes se cassent assez fréquemment.

Le récupérateur a été fait en nickel, parce que ce métal est peu oxydable aux hautes températures. Néanmoins, comme dans les appareils courants la combustion du gaz amène une élévation de température de 800 à 900 degrés, on ne peut guère conserver un récupérateur plus de 4 à 5 ans. On constate également que le métal subit, à la longue, des modifications moléculaires qui diminuent probablement sa conductibilité et qui affaiblissent sensiblement le rendement lumineux des appareils.

V Industriel diiïbve du Parisien en ce que les produits de la combustion, au lieu de s'échapper verticalement, sortent du récupérateur par une série de petits tubes horizontaux que lèche en descendant Tair d'alimentation. Il y a peut-être ainsi moins de chaleur perdue. Mais, comme ces petits tubes sont

Figure 56.

Bec à récupération, Vlndustriel.

simplement emboutis, les rivures finissent par jouer assez rapidement et Tair vicié, qui a toujours tendance à s'échapper verticalement, peut se mélanger avec Tair d'alimentation, au détriment du rendement lumineux. Les constructeurs estiment néanmoins que le courant d'air s'établit avec une rapidité suffisante pour que ce mélange ne soit pas à redouter.

A l'avantage de Vlndustriel nous devons citer : 1° la forme cylindrique du récupérateur et la suppression de Tobturatcur, dispositions qui permettent surtout d'éviter les coups de feu ; 2° la forme sensiblement sphérique de la coupe en verre. De cette façon les flammes sont un peu plus éloignées du verre que dans le Parisien et les coupes se cassent moins souvent.

Il existe actuellement en service 686 becs du type Parisien et 1.280 becs du type V Industriel,

Le rendement lumineux de ces appareils s'élève avec le débit. On peut admettre*, comme valeur moyenne Aq la radiation horizontale travei^sant une lanterne vitrée, les intensités ci-après :

Intensités des becs a récupération

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