ANNÉE 1896 ANNÉE 1891 ANNÉE 1892 ANNÉE
Pour connaître exactement la quantité totale d'énergie électrique consommée dans Paris il faudrait ajouter aux chiffres indiqués par les deux tableaux qui précèdent ceux correspondant aux usines autres que celles des secteurs
* f.e cahier des charges type fixe le prix du cheval-heure àOS45. Ce prix est élevé. Mais des réductions considérables sont souvent accordées par les Sociétés d*électricité.
* Y compris l'électricité consommée par la gare du Nord.
rt Tiisine municipale des Halles. I\)iir quelques-unes nous pourrions donner dos rlïiffres assez précis. Mais, comme ils n'auraient généralement aucun oaruf tore officiel et que leur authenticité ne pourrait être affirmée, nous jirorerf.»ns les laisser de côté.
Au surplus on se fera une idée suffisamment complète de la situation acfui*ne de la consommation électrique dans Paris en se reportant à la slallslîque, qui sera donnée plus loin, des divers appareils (lampes à arc ou à incandescence) employés pour l'éclairage électrique.
Prix de revient de rélectricité distribuée. — Le prix de revient rJe l'i'lectricité distribuée diffère naturellement beaucoup du prix de revient de l^''lectricité dans les usines, tel que nous l'avons donné dans un chapitre précédent.
Lt'9 éléments principaux qui interviennent pour augmenter le prix de rovicnl sont :
i' la perte d'énergie provenant soit de la perte en ligne, soit du fonctionnemrmt des appareils de réglage, de transformation ou de secours (dynamos rr^-nilalrices, transformateurs, accumulateurs, etc....),
2" les frais de distribution,
'^" les frais généraux,
l" les frais d'emprunts et les frais d'amortissement du capital de premier établissement.
La perte d'énergie varie suivant les secteurs dans de grandes limites. Il est clair, par exemple, que là où toute l'électricité passe, avant d'être distribuée, par des accumulateurs, on perd déjà, en énergie, de 30 à 50 °/o du ronratit de charge. C'est une perte analogue, quoique moindre, qu'entraîne la tiansformation des courants alternatifs à tensions élevées. Les appareils de ré^lni^e, l'excitation des dynamos absorbent aussi beaucoup d'électricité. (l'esl dans ces pertes également que rentre l'électricité consommée par les usines pour leur éclairage, pour la mise en mouvement des pompes, des v^^iïliiateurs, etc....
i](*s pertes ne sont pas toujours commodes à évaluer séparément. Mais (*n ronnaît exactement leur somme en retranchant du nombre d'hectowattslîenn* produits par les machines, le nombre d'hectowatts-heure vendus aux eonsommateurs. C'est un calcul analogue à celui que nous avons déjà fait ptïur le gaz. Mais, alors que les pertes de gaz ne dépassent pas S à 6 °/o de la pHidiM lion, les pertes d'énergie électriques atteignent de 20 à 70 % de la |n (n)Hrlion. On voit qu'elles ont une influence capitale sur le prix de revient linal.
Les frais de distribution, les frais généraux, les frais d'emprunts et ir:iiinirUssement sont variables suivant les secteurs. Et même, dans chaque