‹ L'éclairage a ParisChapitre 64 sur 109 · DISTRIBUTION ET VENTE DE L ÉLECTKICITÉ · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION ET VENTE DE L ÉLECTKICITÉ

secteur, ces frais varient beaucoup d'une année àTautre. Témoin par exemple le secteur de la place Clichy où l'amortissement qui, pour Texercice 1891- 1892, avait" été fixé à 48.768^,35 a été porté à 131.468^20 en 1893. Ces cliiffres devront évidemment être très fortement augmentés dans la suite, si la Société veut amortir compliMement d'ici au 16 avril 1907, date d'expiration de la concession, son capital de premier établissement.

Le prix de revient de rélectricité distribuée est par suite susceptible de varier d'année en année beaucoup plus que le prix de revient de la production. On ne peut donc attacher au prix de revient actuel qu*une importance assez limitée et nous nous bornerons à le calculer pour le secteur de la place Clichy, qui passe pour être l'une des Sociétés les plus sagement administrées.

En l'absence de documents statistiques précis permettant d'évaluer la série des dépenses à ajouter au prix delà fabrication, nous opérerons d'après le dernier bilan de la Société. Nous y trouvons que les dépenses effectuées du 1*'^ juillet 1892 au 31 juin 1893 ont été les suivantes :

Dépenses de l'exploitation 391.204^,95

Frais généraux 68.772^,75

Intérêt des obligations 117.952^,20

Amortissement 131.468^,20

Charges municipales 40.547^50

Total 749.945^,60

Le nombre d'hectowatts-heure distribués pendant la même période ayant étéde7.176.191 hectowatts-heure(dont 6.486.221 pour l'éclairage au compteur et 689.970 pour l'éclairage public) on voit que l'hectowatt-heure revient à

Si, au contraire, on ne tenait compte ni des intérêts, ni de l'amortissement, on trouverait 0^07.

Il est facile d'autre part de comparer ces prix de revient au prix moyen de vente au compteur, prix qui, pour la période considérée, a été égal au chiffre des recettes des abonnements divisé par le nombre d'hectowattsheure vendus. C'est

Sur le réseau municipal on n a pas de capital à amortir. La. dépense de loyer est également nulle, puisque l'usine est établie dans un bâtiment municipal. Si, cependant, on admet un amortissement et un loyer fictifs et si on suppose que le capital non amorti doit être rémunéré au taux de 5 '^/o, on obtient pour le prix de Thectowatt-heure les valeurs suivantes :

Dépenses de l'exploitation 427.810^,29 364.927^,05

Frais généraux 8.079^,30 8.648^,17

Intérêts fictifs 39.505^,13 38.308^,40

Amortissement fictif 50.405^,79 49.965^,25

Total 525.800r,51 661.848^,87

Hectowatts-heure vendus 6.868.310 7.433.488

Prix de revient de Thectowatt-heure .... 7*^«°"«^,65 8^«°""'«",90

La différence existant entre les deux prix de revient se justifie par Timportance des réparations ou améliorations auxquelles on a procédé en 1892.

A la gare de TEst on obtient Thectowatt-heure à 5 centimes 13, chiffre notablement plus satisfaisant. Mais il convient de remarquer que la canalisation qu'a nécessitée l'éclairage de la gare est beaucoup moins dispendieuse que celle que comporte un service public.

Plus loin nous parlerons de l'éclairage des grands magasins. La dépense qu'ils accusent est d'environ 5 centimes l'hectowatt-heure, tout compris.

Instructions générales de la Chambre ssrndicale des Industries électriques pour l'exécution des Installations électriques à l'intérieur des maisons.

l. — QUALITÉ DES MATÉRIAUX

1. — Tous les câbles et /ils conducteurs seront en cuivre d'une conductibilité au moins égale à 90 o/o de celle du cuivre pur'.

2. — La section sera déterminée par la condition que la perte de charge, entre le coffret de branchement et la lampe la plus éloignée, ne dépasse pas 3 <»/o du voltage au coffret.

En outre, elle devra être toujours suffisante pour que le passage accidentel d'un courant d 'une intensité double de la normale ne détermine pas un échauffe -

< On entend par là la conductibilité qui correspond à une résistance spéciûque inférieure à 1,80 raicrohm centimètre.

DISTRIHUTION ET VENTE DE l' ÉLECT B ICITÉ 345

mont supérieur à 40*. Ce résultat sera obtenu en général si la densité du courant ne dépasse pas :

3 ampères par "Z" carré pour dos sections de 1 à 5"/°* carrés. 2 — — — 5 à 50"/» carrés.

1 — — au dessus de 50'"/" carrés.

Enfin on n'emploiera aucun conducteur dont Tàme soit formée par un fil unique d'un diamètre inférieur à '/lo Je millimètre.

3. — L'emploi des fils nus, interdit en principe, pourra être autorisé dans certains cas particuliers.

Quelle que soit la nature des locaux, la couverture isolante du fil, ou la gaine de protection mécanique, doit être (l'une ou l'autre) imperméable,

4. — Visolation sera obtenue par une ou plusieurs couches de matières non conductrices, placées directement sur l'âme de cuivre. Cette couverture isolante devra être assez solide pour résister aux détériorations dues au montage.

5. — Protection mécanique. — En règle générale les fils seront toujours pourvus d'une protection mécanique indépendante de leur couverture isolante.

Si les conducteurs sont posés sur les murs dans des locaux humides, cette protection devra former une gaine imperméable.

On pourra employer les bois moulurés dans les locaux secs. Ces moulures devront être en bois bien sec, et fermées à l'aide de couvercles.

Lorsque les fils seront laissés apparents dans des locaux secs, ce qui n'aura lieu autant que possible que hors de portée de la main, ils devront être protégés par un ruban, une tresse, ou toute autre couverture indépendante de la matière isolante.

6. — Interrupteurs, — La matière fornant la base des interrupteurs devra être appropriée à la nature de remplacement qu'ils occuperont. Les interrupteurs devront assurer un bon contact et ne pas s'échauffer par le passage du courant.

Lorsque la rupture peut donner lieu à un arc notable, par exemple audessus de 5 ampères sous 100 volts, il est nécessaire que l'appareil ne puisse pas rester dans une position intermédiaire et que son support soit on matière incombustible et indéformable.

7. — Coupe-circuits et fils fusibles. — Les coupe-circuits doivent être disposés de telle sorte que la fusion d'un fil fusible ne détermine pas de courtcircuit.

Les fils fusibles doivent être faciles à remplacer, ne pas donner lieu à des projections de métal fondu.

Ils devront être mai^qués d'un chiffre bien apparent, représentant le cou-

rant normal pour lequel ils sont établis. Ils devront fondre pour un courant au plus égal au triple du courant normal,

8. — Lampes à arc, — Les lampes à arc seront toujours pourvues d'enveloppes et de cendriers. Les lampes placées à Textérieur auront leurs bornes bien protégées de la pluie et des chocs.

Les rhéostats devront être montés sur matière incombustible et non hygrométrique. Leurs fils seront calculés de manière à ne pas dépasser la température de 200** en fonctionnement normal.

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