PAR DES LAMPBS A ARC
lampes
lampes
foyer
de Téclairage
Rue Royale et Place de la
Madeleine
lO
Compagnie Parisienne .
de l'Air comprimé. |
En série.
/de la Madeleine àTO-
1 péra
Id ^
Grands p^'^P^**^ *" ^^"^^^^
Boule- J vard Saint-Denis. .
Secteur Edison.
Par 2 ou 4 en tension
'*'*'** idu Roulevard Saint-
f Denis à la Place de
'. la République
Société anonyme d'Éclairage et de Force.
Par 2 en tension.
Boulevard Sébastopol. . .
iO
0'40 r*rtoil i«
Id.
Le courant est four-
Place du Carrousel . .
p«i'l'auéc
Secteur Edison.
Secteur de la Place
ni par la station du Palais-Royal.
Rue Saint-Lazare. .
Clichy.
Par 2 en tension.
Avenue de Clichy
Id.
Société anonyme
Par 8 en tension.
Boulevards Barbés et Ornano .
d'Éclairage et de Force.
Par 2 en tension.
Place des Pyrénées . ...
Compagnie Parisienne de l'Air comprimé.
En série.
Quais de Jemmapes et de
Valmy
Société anonyme d'Éclairage et de Force.
Par 2 en tension.
Boulevard de la Villette etber-
gesdu bassin de laVilletle..
Total .
Id.
Id.
A ce total de 313 lampes il faut ajouter, si Toii veut se faire une idée de réclairagc public par lampes à arc, 146 lampes éclairant des parcs ou jardins.
Il existe un grand nombre de lampes à arc en service chez les particuliers. Nous relevons
2.000 lampes sur le secteur de la Société anonyme d'éclairage et de force;
800 lampes sur le secteur Edison ;
700 lampes sur le secteur de la place Clichy ;
1.500 lampes sur le secteur de la Compagnie Parisienne de Tair comprimé; et 100 lampes sur le secteur des Champs-Elysées.
L'usine des Halles alimente 500 lampes dont la moitié environ sert spécialement pour Téclairage des divers pavillons des Halles.
Comme nous le verrons par la suite le système d'éclairage par lampes à arc est également fort employé par les grands magasins (au moins 1 .000 lampes) et les grandes gares ^650 lampes).
Quelques industriels s'éclairent aussi avec des lampes à arc alimentées
374 l'éclairage a pakis
direclement par des dynamos spécialement affectées à l'éclairage de leurs établissements.
Bref, on peut compter qu'il existe actuellement dans Paris au moins 9.^00 lampes à arc en service*.
Candélabres et lanternes pour lampes à arc. — La nécessité d éluvï^r les foyers électriques beaucoup plus que les lanternes à gaz n'a pas permis d'utiliser pour Téclairage électrîqui». les candélabres ordinaires de la voie publique. On a d'abord songé — et Ja place du Carrousel en est un exemple — à monter les foyers sur de grands pylônes métalliques. Mais une lelb' disposition est peu décorative. Bien que très rationnelle elle n'a pas été giMii»ralisée. On a préféré créer, pour supporter les lampes à arc, plusieurs typps de candélabres spéciaux. Celui qui est le plus fréquemment employé a i->''\îiO de hauteur. On le trouve en particulier sur la ligne des Grands Boulevards. Lorque l'on est un peu gêné par les plantations, on adopte, de préféren<e, deux autres modèles qui n'ont que 4",50ou 4" de hauteur. Tels sont lï^s candélabres de l'avenue Clichy, des boulevards Barbes et Ornano. Ces divers modèles sont en fonte bronzée au pinceau. On peut aussi les cuivrer piii- le procédé Oudry. Dans le socle, à section carrée, se placent les interîiiplcurs, les coupe-circuits, les rhéostats, etc On peut visiter ces appareils ou les manœuvrer en ouvrant une petite porte ménagée dans l'un des panneaux.
Ces trois types de candélabres sont fournis par la maison Durenne. Ils sont tarifés à la ville aux prix suivants :
Prix da candélabre peint et posé.
Hauteur 5"*,50 (modèle riche) 294^
— 5", 50 (modèle ordinaire) 269'.
Le cuivrage augmente beaucoup le prix des candélabres. Ainsi le candélutn e de 5", 50 vmodèle riche) revient, cuivré, à 493^
Les régulateurs des lampes à arc doivent être protégés contre la pluie on la neige par une enveloppe imperméable. Celle-ci est formée par une lan- Wvuii en bronze qui cache complètement les appareils de réglage. Cette la ni crue soutient aussi les globes en opaline qui modèrent la vivacité de Turc, Il existe plusieurs modèles de lanternes. Nous représentons par les lijiuies 167, 168, 169, celui qui nous paraîtle plus satisfaisant. La fourniture Jls lanternes incombe aux sociétés qui fournissent le courant. Le prix du
D'après M. Fontaine le nombre des lampes à arc installées en mai i890 était
rie 6,800.
foyer-heure comprend, comme nous Tavons indiqué plus haut, les dépenses d'entretien nécessitées par ces appareils ainsi que par les candélabres.
Ow
Figure 167.
Candélabre de 5",50 pour foyer électrique (modèle riche).
Figure 168.
Candélabre de 4",50 pour
foyer électrique.
Figure 469.
Candélabre de 5", 50 pour loyer électrique (modèle ordinaire).
l'éclairace a paris
Figure 170.
Candélabre mixte pour gaz et électricité.
Figure 171.
Candélabre mixte, pour gaz et électricité, de la place de TOpéra.
Citons aussi un candélabre mixte pour gaz et électricité, constitué par un candélabre électrique ordinaire, muni de deux bras supportant des lanternes à gaz (figure 170). Deux candélabres de ce système ont été placés sur refuge, à l'entrée du parc Monceau (boulevard de Courcelles). Lorsque Ton interrompt Téclairage électrique, à 2 heures du matin, on allume les lanternes à gaz, qui suffisent alors pour signaler les refuges.
Nous reproduisons enfin, par la figure 171, un superbe candélabre analogue au précédent, mais un peu plus décoratif, et que Ton a créé spécialement pour réclairage du grand refuge de la place de TOpéra.
Eclairage des parcs et squares. — Le gaz est Tennemi des plantalions. Il suffit, pour se rendre compte des ravages qu'il peut exercer sur les racines des arbres, de jeter un coup d'œil sur une tranchée ouverte pour une recherche de fuite de gaz. L'humus a disparu; la terre est noire, infecte, comme empoisonnée. Souvent la contamination s'étend très loin, la fuite ayant pu exister pendant des années avant d'être découverte.
Le drainage des conduites, prescrit sous les voies plantées, n'est pas toujours d'une efficacité absolue. Aussi n'est-il pas rare de voir de très beaux arbres languir et périr, uniquement parce qu'il existe une conduite de gaz à proximité.
Si de tels phénomènes venaient à se passer dans un jardin public, ils auraient des conséquences fort onéreuses pour la Ville, en raison du prix des essences ou des sujets. Il a paru par suite prudent de renoncer complètement à éclairer les parcs et les squares au gaz malgré les vives réclamations du public relativement à la fermeture de ces promenades pendant la nuit.
Les objections faites à l'emploi du gaz n'existent pas pour l'électricité. Aussi dès que la lumière électrique eut acquis droit de cité dans Paris, l'Administration s'empressa-t-elle d'appliquer le nouveau mode d'éclairage à * deux de ses plus belles promenades : le parc Monceau et le parc des Buttes- Chaumont. Ces éclairages ont été réalisés le premier en 1882, le second en 1884. Depuis on a aussi éclairé électriquement le square des BatignoUes. Mais, au lieu d'établir dans ce square une usine spéciale, on a traité pour la fourniture du courant (10 lampes à arc de 10 ampères) avec la Société du secteur de la place Clichy. Ajoutons enfin le parc du Champ-de-Mars dont l'éclairage intermittent est assuré par une usine municipale située en bordure de l'avenue La Bourdonnais.
Dans ces diverses promenades le seul appareil employé pour obtenir de la lumière est la lampe à arc voltaïque. Sa lumière blanche et vive convient très bien aux teintes vertes des gazons. Par son éclat elle produit, en outre, à travers les massifs, des effets de clair-obscur pleins d'imprévu et d'originalité.
^ffA •p «ly
L'éclairage électrique des promenades ne peut manquer de s'étendre à bref délai. Il est question, en particulier, de l'appliquer aux voies les plus fréquentées du Bois de Boulogne, au parc Montsouris et à différents squares de l'intérieur de Paris (square de la Tour Saint-Jacques, des Epinettes, des Tuileries, etc..).
(a) Parc Monceau. — Au moment où l'éclairage électrique du parc Monceau fut décidé, les bougies JablochkofF étaient préférées, pour Téclairagc des grands espaces, aux lampes à arc et à régulateur. C'est aussi un éclairage par bougies et courant alternatif qui fut primitivement organisé. Mais lorsque, en 1892, on prit le parti de porter le nombre des foyers de 12 à 26, on reconnut qu'il était avantageux de renoncer complètement aux bougies, dont le rendement est faible, et d'adopter des lampes à arc et à courant continu.
L'éclairage actuel comporte donc 26 lampes à arc de 10 ampères réparties comme l'indique le plan représenté par la figure 1 72. Elles sont du système Pilsen ; les lanternes, qui les contiennent, sont placées sur de beaux candélabres analogues à ceux des voies publiques. La distribution se faisant en série, chaque lampe à arc est munie d'un appareil automatique qui isole la lampe, sans arrêter le passage du courant, lorsque le régulateur se détraque. On peut aussi, en manœuvrant un interrupteur, situé dans la borne du candélabre, empêcher le courant de passer par la lampe.
La petite usine productrice d'électricité est placée près du boulevard de Courcelles. Des massifs de verdure la masquent complètement. Elle renferme : Une machine à vapeur mi-fixe de 23 chevaux et deux dynamos Henrion de 30 foyers. La canalisation, constituée par un câble isolé et armé d'une section de 10"/to', forme deux boucles se rejoignant dans Tusine.
L'exploitation de l'usine est faite directement par la Ville. L'heure-foyer revenait avec les bougies JablochkofT à 0^487. Avec les lampes à arc ce prix s'est abaissé à 0^20 et l'on obtient plus de lumière.
(ô) Parc des Buttes-Chaumont. — Le parc des Buttes-Chaumont est éclairé par SO lampes à arc Brush de 10 ampères, montées en série. Les lampes sont supportées par des candélabres en fonte et placées les unes dans les allées, les autres au milieu des pelouses. L'effet obtenu est très satisfaisant et cette superbe promenade, si pittoresque, ressemble le soir à un véritable décor d'opéra.
L'usine est située rue Botzaris n° 72. Elle est exploitée directement par la Ville. On y trouve : deux machines à vapeur mi-fixes de 50 chevaux et 3 dynamos Brush pouvant alimenter respectivement 40, 16 et 6 fovers. La dynamo de 40 foyers a une excitatrice spéciale. La canalisation est constituée par un câble isolé de 14"/m* protégé par une gaine de plomb et logé dans des caniveaux en bois ou en terre cuite.
Le prix de Thectowatt-heure à la sortie de Tusine est de 0^041 se décomposant en
Personnel 0^,015
Combustible 0,015
Graissage et divers 0, OH
Total 0f,041
Quant au foyer-heure il revient, tout compris, à 0^283, savoir :
Personnel 0^,048
Courant 0,205
Crayons 0,020
Divers 0,012
Total 0f,285
L'usine de la rue Botzaris n'alimente pas que les 50 lampes à arc du parc. Filllr rclaire aussi quelques restaurants situés dans le parc ainsi que le chalet dans lequel l'Ingénieur de la 8^ Section a ses bureaux. La nécessité de rendre i'c tItTnier éclairage indépendant de celui du parc, qui ne fonctionne que pendant des heures déterminées, a conduit à installer dans les sous-sols des bureaux une petite batterie d'accumulateurs Laurent Cély de 250 ampèresheure.
(r) Champ-de-llars. — L'usine du Champ-de-Mars est Tancienne usine lîldison de l'exposition de 1889. Elle a été rachetée, par la Ville de Paris, pour la somme de 450.000 francs, canalisation et appareillage compris*.
Par son importance c'est presque une station centrale. Il est d'ailleurs ijui^^tionde la faire concourir à Téclairage de plusieurs grandes voies des quîirliers voisins.
l'Ile n'est utilisée actuellement, pour l'éclairage du parc, que le dimanche, vu iHé, lorsque l'on fait fonctionner la belle fontaine lumineuse, si admirée ni 1889. Elle alimente, alors, indépendamment des réflecteurs placés sous la ffMï laine, 62 lampes à arc de 10 ampères réparties dans les massifs. Elle permet aussi d'éclairer une partie des anciens bâtiments de l'exposition. Des marchés ont été conclus, à cet effet, avec quelques-uns des industriels auxquels <los locations ont été consenties par la Ville. L'importance de cet éclairage es\ fort variable. Il dépasse rarement une centaine de lampes à arc et 2 ou 300 hiMiiiCsà incandescence.
'' Cette somme se décompose comme il suit:
Uiine 300.000f.
Canalisation, appareillage 120. 000^.
Divers 30.000^.
Total . . . 450. 000^.
ÉCLAIRAGE ÉLECTKIQtJE
L'usine se compose d'un élégant bâtiment en fer et briques, abritant une salle très claire et bien aérée dans laquelle nous rencontrons :
1* 3 générateurs Belleville pouvant produire chacun 2.600 kilogr. de vapeur par heure, à la pression de 15 kilogr. par centimètre carré ;
2" 4 machines à vapeur* verticales à triple expansion de 150 chevaux (Weyher et Richemond) tournant à 160 tours par minute ;
3* 1 condenseur avec deux pompes ;
4° 2 dynamos Edison de 800 ampères et 125 volts tournant à 350 tours par minute et 4 autres dynamos Edison de 550 ampères et 125 volts tournant à 650 tours par minute. La commande de ces dynamos se fait par.courroies. Les deux dynamos de 800 ampères sont actionnées chacune par un moteur de 150 chevaux. Les deux autres moteurs mettent au contraire en mouvement chacun deux dynamos de 550 ampères.
La distribution se fait à 220 volts et par circuit double, c'est-à-dire que, dans une même salle, il existe deux circuits à 220 volts sur lesquels sont réparties, en nombres égaux, les lampes à arc ou à incandescence. Cette disposition permet d'éviter une extinction totale, dans le cas où il se produirait des avaries sur l'un des circuits. En raison de la tension on monte les arcs en série par 3 et les lampes à incandescence en série par 2 (lampes à 110 volts).
Il y a deux tableaux de distribution. Un premier sert à grouper les dynamos en série suivant les besoins du service. Il comprend 3 barres dd cuivre formant, comme dans le cas d'une distribution à 3 fils, 2 ponts avec une chute de potentiel de 110 volts. Un commutateur circulaire commande chaque dynamo. Toutefois on ne peut le manœuvrer que lorsque le circuit d'excitation de la dynamo correspondante est ouvert. Cette disposition est identique à celle des usines du Palais-Royal et des Halles. L'excitation se règle avec un rhéostat.
Le 2"*' tableau comporte seulement 2 barres de cuivre reliées aux barres extrêmes du tableau précédent. On dispose donc, entre ces deux barres, d'une chute de potentiel de 220 volts. C'est de ce tableau que partent les divers circuits. Ils sont commandés par des verrous à manœuvre rapide.
La canalisation est formée, soit par des câbles nus dans des caniveaux en béton, soit par des câbles isolés placés dans des tuyaux operculaires en poterie.
L'électricité dans les établissements municipaux — Nous verrons plus loin' que, dans les cahiers des charges imposés aux Compagnies d'électricité, la Ville n'a inscrit aucune réduction de prix pour la fourniture de l'électricité aux établissements qui lui appartiennent.
* Voir chapitre X[I, La ville de Paris et les Sociétés d'électricité.
Les prix actuels de vente de rélectricité étant très élevés, elle a dû, par suite, s'abstenir de faire bénéficier de Télectricité une foule d'établissements pour lesquels le remplacement de l'éclairage au gaz par l'éclairage électrique serait cependant fort désirable. Tels sont les écoles, les hôpitaux, les bibliothèques, etc..
Ceci explique aussi pourquoi, lorsqu'il s'est agi de transformer l'éclairage de certains groupes très importants, elle s'est décidée à les pourvoir d'usines spéciales analogues à celles qui éclairent les grandes gares ou les grands magasins. Le prix de revient est alors notablement inférieur aux prix de vente des secteurs, et il n'est pas impossible d'obtenir dans certains cas un éclairage plus économique qu'avec le gaz.
La question qui se pose, dans un cas semblable, est de savoir si la Ville doit fabriquer elle-même son électricité ou si elle doit concéder l'exploitation des usines à des industriels ou à des Sociétés.
Elle a adopté l'un et l'autre système. Ainsi l'Hôtel-de-Ville — dont l'éclairage remonte il est vrai à l'année 1883, c'est-à-dire à une époque où l'éclairage électrique était peu répandu à Paris — est éclairé directement par la Ville. Pour deux autres établissements, au contraire, (Entrepôts de Bercy, Abattoirs de la Villette) elle paie l'électricité, à prix convenu, à un concessionnaire. Nous verrons, plus loin, quelles sont les conditions principales de ces concessions.
{a) Hôtel-deVille. — L'Hôtel-de-Ville contient, en dehors des bureaux de l'Administration préfectorale et des locaux affectés au Conseil Municipal, de nombreuses salles, magnifiquement décorées, qui servent pour les bals ou les réceptions.
L'usine productrice d'électricité doit par suite satisfaire à deux sortes de services bien distincts : un service normal et journalier, consistant dans l'alimentation d'environ 1.400 lampes ; un service exceptionnel de 4.000 lampes ne fonctionnant que deux ou trois fois chaque année.
De telles sujétions sont naturellement peu compatibles avec un bon rendement. Le matériel non utilisé doit être entretenu avec autant de soin que s'il marchait constamment et l'on est obligé, pour quelques heures d'un service exceptionnellement chargé, d'occuper pendant l'année entière un nombreux personnel.
On conçoit cependant que de telles considérations ne pouvaient arrêter le Conseil Municipal. Il devait à la Ville de Paris, il se devait à lui-même de donner l'exemple du progrès.
La distribution du courant se fait à deux fils et à 110 volts. Les câbles principaux sont composés d'une âme en cuivre de haute conductibilité recouverte d'un ruban caoutchouté, d'une couche de caoutchouc vulca-
38i l'éclairage a paris
aisé de 2"/" d'épaisseur, de 2 rubans enduits et d'une tresse de jute goudronnée. Les fils et câbles secondaires ont la spécification suivante : àme en cuivre, couche de caoutchouc naturel, 2 guipages en coton, enduit isolant, tresse de coton fin, couche d'enduit isolant. Toutes les canalisations sont placéiis sous des moulures en bois qui permettent de les dissimuler complètc^mcnt.
Lii courant à 110 volts est produit par 4 dynamos Edison de 20 kilowatts excitées en dérivation et par S dynamos Gramme type supérieur, à excitation Conipoimd. Deux 'peuvent fournir chacune 40 kilowatts ; les trois autres ne sont que de 25 kilowatts.
Los moteurs sont au nombre de sept, savoir : quatre moteurs Compound à détente et à condensation de 65 chevaux, trois machines demi-fixes à détente et h rondensation de 50 chevaux. Deux des moteurs Compound actionnent chaeiifi deux dynamos Edison ; les deux autres mettent en mouvement les deux dynamos Gramme de 40 kilowatts. Les n^oteurs demi-fixes sont attelés aux dynatnos de 25 kilowatts.
L'exiguïté des locaux mis à la disposition du service de Téclairage n'a pas permis d'installer tous ces appareils dans une même pièce. Ils sont répartis dans trois salles distinctes, ce qui complique un peu la surveillance.
La salle des chaudières est, au contraire, très bien agencée. Elle renferme une superbe batterie de générateurs de Naeyer bien alignés et d'un aspect réellement imposant. Mais, parmi ces générateurs, quatre seulement servent h alimenter les moteurs. Les autres sont employés au chauffage général des bâtiments. La maison Geneste Herscher et O" qui assure ce chauffage a été également chargée de la fourniture de la vapeur nécessaire au fonctionnement des moteurs.
En plus des moyens d'action précédemment indiqués l'usine dispose d'une batterie de 65 accumulateurs pouvant débiter 900 ampères-heure.
Le prix de l'hccto watt-heure (moyenne des années 1892 et 1893) revient à rHotil-de- Ville à 0^06. Ce prix comprend les dépenses de personnel, de eharbon, d'huile, de lampes, d'entretien et de renouvellement du matériel et de lu eanalisation.
L'installation entière, non compris celle des générateurs, a coûté 392.000f dont 295. 000' pour l'usine et 97.000f pour l'appareillage (non compris les lustres des salles de fêtes).
[lA Entrepôt de Bercy. — L'éclairage des entrepôts de Bercy a été concédé pïir dt^ibération du Conseil Municipal du 25 juillet 1891 à M. Victor Popp, pour une période allant jusqu'au 1"' mars 1907. Pour obtenir cet éclairage, qu'il était alors question de confier à un autre industriel, M. Popp a fait valuir que les entrepôts de Bercy élaient compris dans le secteur qui lui avait été
concédé. Tout en affirmant son droit absolu de traiter avec n'importe quel concessionnaire de son choix, la Ville a cependant accueilli favorablement la demande de M. Popp, étant donné d'ailleurs que les conditions offertes par lui étaient aussi avantageuses que celles du premier demandeur*. C'est encore M. Popp qui exploite aujourd'hui l'usine, bien que le Secteur dont il était concessionnaire ait été transféré à la Compagnie Parisienne de l'Air comprimé. 11 est à remarquer, en effet, que la concession de l'éclairage des entrepôts de Bercy lui a été faite personnellement.
L'éclairage des entrepôts (voies publiques et locaux loués à des commerçants) est assuré par une petite usine qui renferme :
1* 2 moteurs à air comprimé de 30 à 50 chevaux * actionnant chacun une dynamo Thomson-Houston de 170 ampères et 110 volts ;
et 2^ une batterie d'accumulateurs de 1.200 ampères-heure.
11 existe 299 lampes de 10 bougies en service pour l'éclairage des allées publiques de l'entrepôt et 600 lampes de 16 et 10 bougies dans les locaux loués à des commerçants. Dans Téclairage privé figurent en outre 5 lampes à arc.
Les conditions de la concession sont les suivantes :
1° M. Popp est soumis au cahier des charges général des Sociétés d'électricité.
2° Sur les 299 lampes de l'éclairage public, 200 font l'objet d'un forfait de 8.000 francs par an, étant donné que ce prix comprend le renouvellement des lampes et leur allumage pendant les heures de fonctionnement des lanternes à gaz des voies publiques. Pour les 99 lampes supplémentaires, l'électricité est payée à raison de 0',07 l'hectowatt-heure et en admettant, à défaut de compteur, qu'une lampe de 10 bougies consomme 40 watts.
3° Le prix de Thectowatt-heure pour les particuliers est fixé à 0^12 tant que la consommation journalière d'électricité ne dépassera pas 12.000 hectowatls-heure, àO^,ll pourune consommation comprise entre 12.000 hectowattsheure et 18,000 hectowatts-heure ; à 0^10 pour une consommation de 18.000 à 24.000 hectowatts-heure ; à 0f,09 pour une consommation de 24.000 à 30.000 hectowatts-heure ; à 0^,08 pour une consommation supérieure à 30.000 hectowatts-heure.
4 M. Gochin, rapporteur, s'exprimait ainsi : « A ce sujet, le droit strict ne pourrait certainement pas être invoqué ; le concessionnaire ne pourrait émettre, en tout cas, aucune réclamalion si vous autorisiez un autre entrepreneur à s'établir dans un Ilot, sans avoir de conduites à poser sous la voie publique. C'est le cas pour Bercy et il vous est loisible de donner la concession à qui vous voudrez.
Cependant Téquilé et Tinlérét de la Ville nous ont semblé exiger qu'en pareil cas et aux mêmes prix, la préférence fût accordée au concessionnaire du secteur. Vous savez que, suivant le cahier des charges, les concessionnaires sont obligés de desservir des secteurs entiers, ce qui est une lourde charge et ne pourrait être accepté, évidemment, si lus bonnes parties étaient distraites par des concessions d'Ilots particuliers. »
> Il est question de subâliluer la vapeur à Tair comprimé. Les mêmes moteurs seraient employés. Ou ne modiQerait que leurs tiroirs.
(c) Abattoirs de la Villette. — L'éclairage électrique des abattoirs de la Vilk*tti^ a été concédé à la Société Anonyme d'Eclairage et de Force pour les mêmes raisons qui ont fait concéder à M. Popp l'éclairage des entrepôts de Bercy,
l/usine productrice d'électricité comprend 2 dynamos Desroziers de 870 anijtf'iTi^ et 135 à 175 volts, tournant à 70 tours par minute, 2 machines à vapeur horizontales à un cylindre de 150 chevaux, actionnant chacune directement une dynamo Desroziers et 2 chaudières Roser de 160 mètres carrés de surface de chauffe. Comme réserve on dispose d'une batterie d'accumulateurs de 1,500 ampères-heure (68 éléments de la Société pour le Travail Electrique des M él aux).
La distribution se fait à 2 fils et à 110 volts. Ce système étant celui que la SociïHo t'niploie sur son secteur, on a pu raccorder la canalisation des abattoirs aux canalisations de la voie publique. C'est une garantie que l'on n'aurait évidemment pas obtenue avec un autre concessionnaire.
Liîs conditions de la concession sont les suivantes :
1" LîL Société est soumise à son cahier des charges général,
2" A l'expiration de la concession (qui aura lieu le 26 mars 1907) la Ville (leviiMuIra propriétaire de la canalisation et de l'appareillage,
3* Les prix de vente de la lampe-heure y compris Tentretien et le renouvellement il es appareils sont fixés à
iJ^inS pour un arc de 8 ampères,
0', 180 pour un arc de 6 ampères,
1F,028 pour une lampe à incandescence de 16 bougies,
Uf,t>20 pour une lampe à incandescence de 8 bougies.
Les lampes brûlent suivant un horaire fixé par l'Administration. Pour riVlainige demandé en dehors de l'horaire l'électricité est payée à raison de Of,(*0 Uiectowatt-heure.
Ces prix sont avantageux. Ils ont permis de remplacer l'éclairage au gaz par l'éclairage électrique sans supplément de dépenses et tout en obtenant beaucoup plus de lumière.
Il existe en service 128 lampes à arc de 8 ampères, 18 lampes à arc de (j amjKMes et 571 lampes à incandescence.
La ih'*pense annuelle est do 158.000 francs. Elle était, avec le gaz, de 17"kOOU francs.
Eclairage électrique des gares. — L'éclairage électrique des grandes gares p;irisiennes offre des avantages évidents. Il suffit, pour les apprécier, de se ni|ï|ïeler la foule énorme que, chaque soir, Paris écoule vers sa banlieue.
<Jiiiconque a vu la gare Saint-Lazare, au moment où ses innombrables iraiiiii^ilu soir s'ébranlent, où sur chaque quai court une longue et dense traînée
de voyageurs et où cependant, malgré .le bruit, la fumée, l'arrivée tapageuse des locomotives, la manœuvre rapide des trains, le service se fait toujours d'une façon irréprochable, comprend sans autre démonstration que tout ce grand mouvement serait matériellement impossible, sans les puissants foyers électriques qui déversent sur chaque point du sol une clarté intense. C'est à eux aussi que les agents des Compagnies doivent une sécurité plus grande et, quant aux Compagnies elles-mêmes, il est clair qu'elles ont trouvé dans l'emploi de la lumière électrique le moyen d'assurer un écoulement plus rapide des voyageurs et d'augmenter, dans une proportion très sensible, le nombre des départs des trains.
La substitution de l'électricité au gaz dans les grandes gares de Paris s'imposait d'autant plus que les Compagnies sont dansune situation exceptionnelle pour obtenir de l'électricité à très bon compte. D'abord, elles disposent d'un personnel technique remarquable, permettant d'assurer presque sans frais l'exploitation d'une usine électrique ; ensuite elles peuvent se procurer le charbon à des prix très bas, en raison des gros marchés passés avec les mines et de la possibilité d'amener le combustible en wagon jusque dans les usines.
Ces conditions spéciales font que les Compagnies ont généralement trouvé économique d'éclairer leurs gares directement et d'établir pour ce service de véritables petites stations centrales électriques. Plusieurs même n'ont pas hésité à étendre le champ d'action de leurs usines et à profiter des installations réalisées pour éclairer les bureaux et les bâtiments de l'Administration. Tel est le cas de la Compagnie de l'Est dont nous décrirons un peu plus loin l'éclairage.
Seule la Compagnie du Nord a traité avec l'un des secteurs municipaux. Sa gare est éclairée, comme nous avons eu occasion de le dire, par l'usine du Faubourg Saint-Denis, laquelle est exploitée par la Société anonyme d'éclairage et de force. En raison de la proximité de l'usine et de circonstances spéciales des prix très bas ont été consentis*.
Toutes les grandes gares (moins celle de Vincennes) sont actuellement éclairées à l'électricité. Les installations les plus intéressantes sont celles de la gare Saint-Lazare, de la gare de l'Est, de la gare d'Orléans et de la gare Montparnasse. Nous allons les examiner successivement.
(a) Gare Saint-Lasare. — La gare Saint-Lazare a été éclairée pour la première foisàl'électricité, le 2 juillet 1889. L'éclairage était alors limité au grand hall de la gare et à la salle des Pas-Perdus. Il était assuré par 188 lampes à
* Un peu moins de 5 centimes pour l'heclowatl-heure (d*après les renseignements fournis au serTice de l'éclairage).
'sm
L K<:ï>AntA<ilv V PAKiS
arc recevant leur courant 4'uiie usine in^lall/'c h IVmtrC'e du tunnel des Batignolles.
La (Compagnie de FÛncsl ayanl d<?cîdé d'étendre réclairage électrique à ses bureaux el au servici- drs messageries, il devînt nécessaire de remplacer rancienne usine, tjui ne pouvait être agrandie, par utie nouvelle usine plus puissante.
Celte Uàine est inHtallee daji^ la firare nK^^nn-, sur le eOlé droit des voiesi, iMi amont du poîil de rEurope. Son eujplaeemeul esl plus favorable que celui de rauei<'nnc usine, car il c§l plus v^usiu des centres de cunsommaljon,
l.e ïmliment comprend uni* salle [ïoui- lesuioleurs et les dynamos et une deuxitune salle pour les chaudières.
Lsiiie éluctijxtue de k ^av^i SftiriL-I.a^are. — Vuti iiitijrieuro,
L'éhM^lrii'it/' est [^rnduih' [y.w 11 d\ri;uïirk< (ijrimuir Ivpe supérieur, de r»r*il ampèreïi r*l SO ^^It^, Inuiriant à WWW tmirs pm ruinulr.
Les mnli^HN sont des maeliine^ linj-iicnulales. iy|M' floi-liss. e<.>nslruiles par ta niaiM.n Lecoulrux <d ^iaiiurr'. IMle.s Tuarilieni à Lrlin|>[ienn'nt libre et lourm^ril :i ISiï him> par uJiuu(<^ faut] snnl di^ la force de l.'iO cbevaux el aclinnnruf ( iia< luir par eraiimie dcn v dvharuns. ]i\r sixtrrm- ne dévelop[>e i|U(' T'ielnniuiv ; elle srri pour la ojjiîit'ine dviiain^K
J-es cbaudi^res sont des générateurs hellevr.lle produisant 2A)m kilogr.
de vapeur à Theure, à la pression de 12 kilogr. par cent, carré. Un détendeur ramène la pression à 7 kilogr., pression à laquelle doit se faire l'admission dans les moteurs. Le nombre des générateurs en service est de cinq.
La distribution se fait à deux fils formant boucle, avec une chute de potentiel de 70 volts. Cette tension oblige à ne placer qu'une seule lampe à arc en dérivation. L'excès de tension est absorbé, pour chaque lampe à arc, par une résistance.
Le tableau de distribution de l'usine permet de réunir les dynamos en quantité sur un circuit général d'alimentation.
Le schéma représenté par la figure 175 indique comment l'opération peut être effectuée pour chaque machine. On commence, d'abord, par exciter la dynamo en fermant l'interrupteur rapide i. Puis on met en route et Ton est averti que la dynamo fonctionne convenablement par la lampe à
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Figure 175.
Usine électrique de la gare Saint-Lazare. — Schéma du tableau de distribution,
pour une dynamo.
incandescence L qui s'illumine et par Tindicateur S qui donne le sens du courant. On observe le voltmètre V. Si la tension accusée est différente de celle existant entre les deux barres B* et B* du tableau on manœuvre la résistance RS placée sur le circuit d'excitation. Lorsque l'égalité est obtenue il ne reste qu'à fermer l'interrupteur I.
Une disposition spéciale non indiquée sur la figure rend toute manœuvre de l'interrupteur 1 impossible tant que l'interrupteur i n'est pas fermé. Quant à la résistance additionnelle R' elle est introduite dans le circuit d'excitation lorsqu'il devient nécessaire de couper le courant. Elle supprime les étincelles d'extra-courant de rupture.
Un certain nombre de tableaux de distribution secondaires sont ménagés sur la canalisation principale. Le plus important est celui qui commande les lampes à arc du hall et de la salle des Pas-Perdus. Chaque lampe est alimentée par un circuit particulier comprenant : commutateur d'allumage, plomb fusible et rhéostat. Un dispositif spécial permet d'insérer un ampèremètre dans le circuit, sans interrompre le courant.
Toute l'installation mécanique et électrique, a été faite par la maison Cance, à ses frais, risques et périls. Cette maison a été également chargée de l'exploitation de Tusine et de l'entretien des lampes. La Compagnie de l'Ouest se borne, en réalité, à lui acheter le courant.
Les prix de règlement sont :
Lampe à arc de 8 ampères 0^,40 par heure.
— 6 ampères 0 ,30 —
Lampe à incandescence de 16 bougies. ... 0 ,05 — — 10 bougies. . . . 0,0035 —
La dépense relative aux lampes à arc s'évalue d'après un horaire ; comme les lampes à incandescence sont allumées suivant les besoins et sans horaire fixe, on mesure le courant qu'elles consomment, à l'aide de compteurs Brillié.
L'installation entière fera retour à la Compagnie au bout de 10 ans.
Il existe actuellement en service 250 lampes à arc, système Cance, et environ 3.000 lampes à incandescence.
[b) Gare de TEst. — Avant de se décider à éclairer complètement sa gare de Paris à l'électricité, la Compagnie de l'Est avait procédé à deux essais concluants qu'il est intéressant de signaler. D'abord elle avait installé dans une partie des bâtiments affectés au service des voyageurs quelques lampes à arc alimentées par une dynamo Gramme à courants continus. Ensuite elle avait éclairé avec 30 lampes à arc les voies les plus fréquentées de sa gare aux marchandises, au-delà de la rue Lafayette *.
La gare des voyageurs ayant été partiellement transformée en 1889, la Compagnie eut à examiner si les nouveaux bâtiments (administration, messageries, bureaux, etc..) devaient être éclairés au gaz ou à l'électricité. L'électricité fut préférée et elle décida de profiter de l'occasion pour étendre ce mode d'éclairage à l'ensemble des bâtiments, cours et trottoirs affectés au service des voyageurs.
L'emplacement de l'usine fut assez difficile à trouver. On dut finalement s'installer sur un petit terrain de H mètres de longueur et de 11 mètres de
* Cet éclairage fonctionne encore aujourd'hui. Le courant est produit par deux dynamos Brush actionnées chacune par un moteur horizontal de 30 chevaux. Les arcs sont en tension par 15.
largeur, voisin du faubourg Saint-Martin. Cet emplacement est distant de 420 mètres des points les plus éloignés à éclairer. Pour diminuer la perte de charge en route, tout en conservant le bénéfice des courants continus à basse tension, on adopta une distribution à trois fils avec une chute de potentiel de 65 volts entre chaque pont *.
Le courant est produit par deux dynamos Sautter-Lemonnier de 1.200 ampères et 75 volts tournant à 300 tours par minute. Une troisième dynamo, identique aux deux premières, sert comme machine de secours. Les balais de chaque dynamo sont reliés à un tableau de connexion permettant de régler à l'aide de rhéostats le débit et la tension de chaque dynamo et d'envoyer le courant qu'elle produit dans Tun quelconque des deux circuits formés par le système à trois fils. On peut ainsi substituer une dynamo à une autre, même en marche, sans produire aucune irrégularité dans Téclairage.
Le tableau de distribution comprend trois barres en cuivre sur lesquelles viennent se brancher six circuits aboutissant à des tableaux de distribution secondaires. Un de ces tableaux, celui qui est établi à Tangle Nord-Est du hall des voyageurs, commande à son tour 5 centres de distribution. Les 6 circuits qui partent du tableau de distribution sont tous munis d'indicateurs optiques et acoustiques de tension. La tension est maintenue constante à l'aide de rhéostats.
Chaque dynamo est actionnée par un moteur vertical, type Compound, de la maison Weyheret Richemond. Il y a donc trois moteurs. Chacun d'eux développe 140 chevaux à la vitesse de 160 tours à la minute. La vapeur est admise à la pression de 8 kilogr. La consommation de vapeur par cheval et par heure est inférieure à 10 kilogr.
En raison de l'exiguïté de l'emplacement de l'usine on a dû placer les générateurs sur étage. Le plancher de cet étage a été calculé pour une surcharge de 5.500 kilogr. par mètre carré dans la partie qui supporte les générateurs et pour une surcharge de 2.000 kilogr. dans la partie servant de dépôt de charbon. L'ossature est en acier. Les générateurs sont du type Belleville. Ils sont au nombre de quatre et produisent chacun 1.450 kilogr. de vapeur à l'heure à la pression de 12 kilogr. par centimètre carré. Un détendeur ramène la pression à 8 kilogr.
L'eau d'alimentation provient des réservoirs de la gare (eau de Marne). Celle qui sert à la condensation est prise dans un puits de 93 mètres de profondeur. Elle est élevée par une pompe à vapeur à deux cylindres pouvant débiter 90 mètres cubes à l'heure.
Tout le bâtiment constituant l'usine est construit en briques et fer. Il
* Celte chute de potentiel est faible. Il nous semble que, du moment où Ton s'imposait la complication du système à trois fils, il eût été préférable d'adopter la tension de 110 volts, afin de pouvoir mettre deux arcs en tension sur chaque pont.