VOIES ÉCLAIRÉES
ÉCUIREMENT moyen
(en bougies)
PRIX OE REVIENT, pendant une
heure, d'undéeamètre carré dont tons les
points sont éclairés à raison de
1 bougie mètre (are-bougiemètre-heure).
OBSERVATIONS
Bec papillon de i40 litres.
Rue ordinaire de f 5°^ de largeur.
0 bougie. 12
5centimes.81
Moyenne
5cenlimes,23
Bec à récupération de 750 litres.
Rue du Quatre-Septembre.
I bougie. 29
3centimes.65
Lampeàarcde 10 ampères avec globe en opaline .
Avenue de Clichy.
2bougiev22
icenlime,e2
Id
Grands Boulevards (partie).
3bougie-.35
|centime,29
Id.
Rue Royale (partie comprise entre la Place de la Concorde et la rue Saint-Honoré).
3hougie',40
lcentime.83
Moyenne
^ fcentime,53
Id.
Rue Royale (partie comprise entre la rue Saint-Honoré et la place de la Madeleine)
3bougie.,38
^centime.^Q
On voit combien, quand il s'agit d'éclairer de larges voies publiques, l'éclairage électrique par arc voltaïque l'emporte, au pointde vue de l'économie, sur Téclairage au gaz.
Le résultat serait encore plus frappant si, au lieu de payer la lampe à arc à raison de 0f,40 par heure — comme elle le fait actuellement en s'adressant aux Sociétés d'éclairage électrique — la Ville n'avait à compter que sur une dépense de 0^,20, prix obtenu par elle-même pour l'éclairage du parc Monceau.
On peut objecter, il est vrai, que les calculs faits pour les becs à récupération s'appliquent à des becs de 750 litres, alors qu'il existe des becs plus économiques de 1.000, 1.200 et même 2.000 litres à l'heure. Mais, jusqu'ici,
* On peut dire, dans ce cas, qu*il y a une certaine paitie de la lumière qui est renvoyée sur le sol par les façades des maisons. Mais on ne peut en tenir compte dans un calcul d'éclaircmeiit. D*abord elle est très faible ; ensuite elle varie trop avec la couleur ou la nature des surfaces réfléchissantes.
des becs de ce débit n'ont été employés que pour renforcer Téclairage de quelques points isolés.
Nous avons dit que Ton procédait actuellement à des essais d'éclairage public avec le bec Aucr*. Il serait intéressant de savoir quel est, avec ce bec, le prix de revient de réclairoment. Mais Texpérience a trop peu duré pour que Ton puisse donner des chiffres rigoureusement exacts. 11 est indispensable, au préalable, que Ton soit complètement fixé sur les dépenses d'entretien du bec et particulièrement sur celle de renouvellement des manchons.
Un prix est à retenir. C est celui de l'éclai rement correspondant au bec papillon de 140 litres. Il est extraordinairement élevé. Ainsi se trouve corroborée la remarque précédemment faite sur la nécessité de remplacer ce bec, par trop rudimentaire, par un bec plus perfectionné.
Il y a, encore de ce côté, bien des progrès à réaliser.
1 Un des essais les plus importants est celui de TAvenue de la Grande-Armée. Les becs papillons de 140 litres en service, au nombre de 120, ont élé remplacés chacun par un bec Auer de 1 1 5 litres . Les candélabres existants ont élé conservés ; on n'a eu qu'à inodiûer légèrement les lanternes, aûn de protéger les becs contre le vent et de faciliter leur allumage. L'éclairement moyen a été considérablement augmenté.
Le nouvel éclairage a commencé à fonctionner le 16 mai 1894.
Préface v