DES DIFFÉRENTS GÉNÉRATEURS MAGNÉTO-ÉLECTRIQUES DE LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
J'ai fait dans mon Exposé des applications de Vélectricitéy tomes II et V, l'histoire à peu prés complète des différents générateurs d'induction qui ont été imaginés ; mais, comme aujourd'hui nous n'avons à considérer que les machines à lumière, nous ne nous occuperons que de ceux, de ces générateurs qui ont fourni les plus importants résultats, et ces générateurs sont : 1° les machines de la compagnie V Alliance; 2** les machines dynamo-électriques de Wilde, de Ladd, de Wallace Farmer, de Siemens, de Lontin, etc.; 5*» les machines à anneaux électro-magnétiques de Gramme, de Méritens, de, Brush ; 4<» les machines à division de courants de MM. Lontin, Gramme, etc. Nous commencerons naturellement par les machines de là compagnie V Alliance, les plus anciennes de toutes.
Maeiiiiies de vAUiance. — Les effets relativement considérables qu'avaient fournis les machines magnéto-électriques de Pixii et de Clarke avaient fait, dès l'origine, naître Tidée de les employer comme générateurs économiques de réleclricité, et Ton pensa qu'en les construisant dans de grandes dimensions et en leur appliqua"^ un moteur à vapeur on pourrait non seulement réduire considérablement la dépense de l'électricité, si coûteuse avec les piles, mais encore qu'on pourrait, par leur intermédiaire, obtenir des courants beaucoup plus constants et plus réguliers dans leur action. Dés l'année 184-9, en effet, M. Noilet, professeur de physique à l'école militaire de Bruxelles, se proposa de construire une machine de Ciarke sur une grande échelle ; et en y introduisant les perfectionnements que les progrès de la science et son expérience personnelle avaient pu lui suggérer il créa la grande machine que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de machine de VAUiance, Malheureusement, la mort vint arrêter ses travaux au moment où il allait lui être donné, non pas de voir réussir son œuvre, car le succès ne devait pas être immédiat, mais de la voir soumise à la sanction de la pratique. Des spéculateurs hardis, aidés de riches et puissants personnages, étaient arrivés, en effet, à monter une enlreprise dont les machines de Noilet faisaient la base, et dont le but était d'extraire le gaz de l'eau. Cette idée était insensée, mais, précisément à cause de cela, elle trouva des adhérents, et ce fut la compagnie, alors créée, qui, sous le nom de VAUiance, installa dès Tannée 1855, dans des bâtiments attenant à l'Hôtel des Invalides, les premières grandes machines magnéto-électriques connues en Europe. Naturellement, les résultats obtenus furent déplorables, pour ne pas dire davantage, et en 1856 la Compagnie fut obligée de liquider.
Elle se réorganisa quelque temps après, et, ayant nommé pour son directeur M. Berlioz, elle chercha à tirer parti
du matériel considérable qui avait été créé; ce fut alors que je fus consulté, et que j'indiquai à M. Berlioz les applications qu*il pouvait en faire à la lumière électrique et à la galvanoplastie. Mais, pour y parvenir, de nombreux perfectionnements devaient être introduits dans ces machines, et tous les électriciens de l'époque apportèrent chacun leur pierre à l'édifice.
Parmi ces perfectionnements, il en est un, suggéré par M. Masson, alors professeur de physique àTKcole centrale, et que j'avais amené voir ces machines, qui permit de doubler instantanément les effets obtenus. Ce fut de supprimer le commutateur jusque-là employé dans toutes ces machines. Tous ces perfectionnements, admirablement interprétés par M. Joseph Van Malderen, l'ingénieur de la compagnie, permirent, conjointement avec ceux qu'il y apporta lui-même, de faire arriver ces machines à une perfection qu'on n'aurait guère osé espérer dans l'origine, et qu'on croyait bien ne pas pouvoir être dépassée. Ce fut alors qu'on songça à en tirer parti pour l'éclairage des phares et pour l'illumination de la marche des navires. Des expériences furent alors tentées conjointement avec MM. Reynaud et Degrand, et bientôt, en 4863, les phares de la Hève purent être éclairés de cette manière. En même temps, on faisait pour l'application à la marine des expériences qui n'eurent pas d*abordtout le succès qu'on pouvait en espérer, surtout à cause du mauvais vouloir qu'on rencontra dans la marine; mais qui devaient fournir plus tard des résultats dont on put apprécier l'importance. Ce fut la France qui précéda les autres nations dans cette double voie, comme c'est elle qui les précède encore pour l'éclairage public ; mais nous devons dire que c'est grâce à la compagnie VAUiance et à la courageuse initiative de son intelligent directeur, M. Berlioz, que le monde civilisé doit ces belles applications de l'électricité.
• Ce tribut d'hommages rendu à une compagnie dont la
fortune ne .seconda pas Içs efforts, nous allons nous occur per des détails de construction de ces mactunes.
Le principe de la machine de V Alliance se rapproche beaucoup de celui sur lequel a été établie la machine de Clarke, mais la disposition mécanique en a été combinée de telle manière qu'elle permet de multiplier les bobines d*induction et les aimants de la façon la moins encombrante possible. Les bobines sont rangées au nombre de 16 sur une roue en bronze portant des empreintes appropriées et y sont maintenues par des colliers destinés à les assujettir fortement. Cet ememble, que nous désignerons, pour abréger, sous le nom de disque ou rou/eaa, tourne entre deux rangées d'airpants en fer à cheval supportés parallèlement au plan du. disque par. un bâti spécial qui ne présente que du bois au voisinage des aimants. Chaque rangée en compte huit présentant $eize pôles régulièrement espacés. Il y a donc autant de pôles que de bobines, et, quand Tune d'elles se trouve en face d'un pôle, les quinze autres doivent se trouver dans la même position.
On peut multiplier dans une même n^achine le nombre des disques en les montant sur un même arbre, ainsi que le nombre des rangées d'aimants en les montant sur le même bâti ; on ne dépasse pas généralement le nombre de six disques, car les machines deviendraient trop longues, et il serait alors trop difficile de les soustraire aux effets de flexion de l'aribre et du bâti. 11 ne faut pas, en effet, perdre de vue que les bobines doivent se mouvoir aussi près que possible des pôles des aimants, mais sans les toucher. Aujourd'hui presque toutes ces machines ne comportent que quatre disques.
La fig. 11 montre une vue d'ensemble d*une machine à six disques, et la fig. 12 indique la raanièi'e dont chaque bobine E se présente devant les pôles A,B; B"jk"; a,h; Va\ etc., des différents aimants qui sont placés, d'une rangée à l'autre, de manière qu'un pôle nord soit opposé à un pôle sud, afin de polariser dans deux sens différents
'^mm:
le noyau magjaél^i*!*^^ ^^ ^^ des fils des JL»oJbi«es viennen l>ois assujettis sur la roue en ble soit en tension, soit en q ^'tinepileliydi-o-électrique. Lj est reliéà l'arbre C qui se trou V\An „■ ^ .j^^iairft des c*
est reliéà l'arbre C qui se i.m c^" bâti par l'intermédiaire des c*
Fifi.
tit à un manchon métallique PC co et isolé de lui par du bois ou du oaoL deux pôles sont reliés au circuit ex é fonte de l'appareil et un ressort trottei parunfilà un bouton d'attache quel lafig. H au haut de l'appareil, au-dess est adapté au bâti. .
Nous allons maintenant entrer dans q sur les organes eux-méroes de ces machir
Les aimants sont, comme nous Tavons dit, en Ter à chevalet proviennent de la fabrique d'Alvarre; ils pèsent environ 20 kilog. chacun, et sont formés de cinq à six lames d'acier trempé, redressées à la meule et assemblégg pgp des vis ; l'épaisseur de chaque lame est d'ê&vîron 1 centimètre. Pour arriver à une grande uniformité d'épaisseur à leurs extrémités polaires et, en même temps, pour la facilité de leur ajustement, on les garnit de semelles de fer doux. Chaque lame est aimantée par les procédés connus, et le faisceau doit porter au moins le triple de son poids. Cette aimantation ne fait du reste que se bonifier par la marche de la machine.
Les bobines de la machine ont subi beaucoup de transformations; aujourd'hui elles sont constituées par des tubes de fer fendus longitudinalement et portant des rondelles de laiton également fendues pour amoindrir les inductions nuisibles. Leur longueur est de 10 centimètres, leur diamètre de 4 centimètres, et il y a deux tubes renfermés l'un dans l'autre.
La longueur et la section du fil de ces bobines doivent dépendre, comme on le comprend aisément, de la résistance du circuit extérieur, de leur nombre et du genre de travail qu'on demande aux machines. Toutefois, pour les applications à la lumière électrique, l'expérience a démontré que c'étaient des. faisceaux de fils isolés ayant chacun un millimètre de diamètre, une trentaine de mètres de longueur, et réunis au nombre de huit, qui fournissaient les meilleurs résultats. Ces fils sont recouverts d'une enveloppe de coton imprégnée d'une solution de bitume de Judée dans de l'essence de thérébentine ou de la benzine. Cette espèce de vernis a l'avantage de ne pas se gercer facilement et de se sécher extrêmement vite ; ae plus, il est très limpide, de sorte qu'il n'augmente pas sensiblement l'épaisseur des différentes couches de spires.
D'après les expériences de MM. Jamin et Roger, la force
• ^.'ÉCLAIRAGE JÉLJEi
^T^^^^O'm€>ti*i43G du caurant issu ^cLnce à 6 disques, dant Igs bolyit
^^^^îoii et dont Ja. vitesse de X'oia\ ï^^ï* xnimxlG, éitsiii équivalGïitG et ^^ ^^ seuJejïie/if ék 38, quand les bobin Sl^^ntité. La résistance du ^énéiraU ^■^*^r cas, équivalente éi celle de G^l ^^ à is dans le secand cas^ La lum ^tre représentée ék peu pz-és par- celle ^t Je prix de revient du courant prod ^^'ait, diaprés les calculs de M. Reym phares, ifr,iO par heure. Mais depi ^^Périences de notables améliorations t ^€s machines, et nous verrons plus t ^niffres qui peuvent représenter leur t pense; nous dirons seulement en ce i indication sommaire, que les machinais ^Alliance à 4 disques peuvent alimenter 3 wques de hhlochkoff, en employant cotn.
dlJfi,^^ ^^clievaux:^ et avec une vîtes.
^ 4U0 toui^ par minute. Dans des conditi^ ^^ceptionneiies,ce rendement a même été t^^^
^ « parié d une machine pouvant aljn.
S'es; mais les njachines ordinaires soat ij^k «e résultat. °^Aî ^^
OueJqoe temps après rétablissement défi
cûines dont nous parlons. M. Holmes, anci^'^'^if ^^
« «f mpagnie l'Alliance, construisit en a/' «%/,
machmes du même genre, mais de plus ^^^Wr'
s'ons,qui ne donnèrent que des résultats im'^^^s J
«ont nous venons de parier. N*:^anmoias, «n , "^"«^r?
P»'"- l'éclairage d'un des phaies de la côte J^' '"sï^
^erra plus loin, par les essais faits ea AQcr]J"^'^'se. ,
que de toutes les macliines essayées, ce sont lu ''^ '^^n,
fourni les moins bons résultats, et en con?J. î"' o>
n en parlerons pas davantage. "«^'«quence ^^''J
66 L'ËCUIRAGE ÉLECTRIQUE.
nachines de Wilde. — Le fer doux, en raison de sa plus grande conductibilité magnétique, étant susceptible de fournir une aimantation maxima beaucoup plus considérable que Tacier trempé dont sont composés les aimants permanents, H. Wilde pensa qu'on pourrait avoir avantage à employer pour organes inducteui's des électro-aimants au lieu d*aimants, et qu*on pourrait employer pour les aimanter une petite machine magnéto-électrique complémentaire, fonctionnant sous Tinfluence du même mouvement que la machine d'induction proprement dite. En raisonnant ainsi, il fut conduit à la machine que nous représentons fig. 13 et qui fut le point de départ de toutes les machines désignées depuis sous le nom de machines dynamo-électriques.
Nous verrons en effet bientôt que cette petite machine magnéto-électrique complémentaire ou machine amorçante n'était pas nécessaire, pourvu qu'on fît passer à travers le fil des électro-aimants tout ou partie du courant induit. Néanmoins la machine de Wilde produisit de très bons résultats, et c'est la première machine qui put, avec des dimensions très restreintes, générer de la lumière électrique; malheureusement elle exigeait une grande vitesse de rotation.
Cette machine, comme on le voit fig. 13, se compose de deux parties dont l'une, la supérieure, est en quelque sorte la reproduction en miniature de l'autre. Celle-ci n'est qu'une machine magnéto-électrique de Siemens avec un aimant H de 16 lames, entre les pôles m, n duquel ourne la bobine d'induction de Siemens o que nous avons décrite page 53. Cette petite machine est placée au-dessus d'une tablette de fer p qui sert de culasse aux branches A,B de l'électro-aimant inducteur, lesquelles sont constituées par des lames de fer entourées de gros fil et terminées par les deux pièces polaires T, T entre lesquelles tourne la bobine d'iaduction.
Comme Ja machine tourne avec une vitesse de 170O
L'ÉGUIRAGE ÉUGTRI à 2500 tours par minute et qu*il s
Fiû. 13.
échauffement, on a dû ménager à 1 de cuivre i qui séparent les pièces [
68 L'ëGUIRAGE ELECTRIQUE.
conduit à travers lequel on fait circuler un courant d'eau froide.
Le commutateur de l'appareil est placé à Texti^émité de l'axe de la bobine, et Ton recueille le courant par Tiiitermédiaire de deux ressorts qui appuient sur lui. La bobine pivote d'ailleurs sur des coussinets adaptés à des traverses F qui la soutiennent à ses deux extrémités, et des appai'eils graisseurs convenables alimentent incessamment d'huile les surfaces frottantes.
Sous l'influence du mouvement communiqué à la machine magnéto-électrique M, le courant induit provoqué dans la bobine o se rend aux deux boutons d'attache j», ^, qui sont' en rapport avec les deux extrémités du fil de l'électro-aimant AB, et la bobine tournant en F fournit les courants induits appelés à produire la lumière.
Bien que cette machine ait été employée à l'éclairage d'un des phares d'Ecosse, elle a été surtout appliquée à la galvanoplastie, et nous ne voyons pas aujourd'hui qu'elle ait pu soutenir la concurrence avec aucune des machines nouvelles. Nous en avons donné une longue description dans notre Exposé des applications de Véleclricité, tome II, p. 226.
Naturellement la bobine de la machine magnéto-électrique tourne avec une vitesse moindre que la bobine de la machine dynamo-électrique.
Dans une autre disposition de machine de ce genre qui s'est trouvée moins connue, sans doute à cause de son plus grand volume, M. Wilde avait disposé en couronne sur un disque de fer tournant devant de forts électroaimants une série de noyaux magnétiques entourés de bobines d'induction, et, au lieu d'une seconde machine d'induction destinée à animer les électro-aimants inducteurs, il avait emprunté au système induit lui-même quelques-unes des bobines de ce dernier ; mais il fallait •toujours deux commutateurs inverseurs pour redresser les deux courants, et ce n'est guère que par la suppression
de ces commutateurs que se distinguent de cette machine celles que nous étudierons plus tard sous le nom de machines de WalIaceFarmer et de Lontia; Il est curieux qu'on n'ait pas prêté dans l'origine une plus grande attention à cette machine, et que ce soit M. Ladd qui ait bénéficié, du moins comme réputation, de la nouveauté de cette combinaison. Du reste, depuis le procès intenté à ce dernier par M. Wilde, aucune machine Ladd à lumière n'a été construite, et on m'a assuré même que le modèle exposé en 1867 a été le seul qui ait été exhibé par lui.
machine de I Ladd. — Peu] de temps après Finvention de la première machine de Wilde, M. Wheatstone, pensant qu'en reportant l'effet sur la cause il pouvait suffire d'une première aimantation très minime communiquée à un électro-aimant pour augmenter indéfiniment sa force, imagina de faire circuler à travers son hélice magnétisante le courant induit qui pouvait en résulter, et fut conduit à supprimer dans la machine de Wilde le système électro-magnétique, et à le remplacer par l'action momentanée d'une pile très faible. Cette pile, en effet, faisait naître une première aimantation dans l'électroaimant inducteur, et, y laissant une certaine quantité de magnétisme condensé ou rémanent, fournissait la cause initiale du dégagement électrique appelé à réagir d'une manière plus énergique. Il résultait donc de ce système un accroissement successif de force de l'électro-aimant inducteur et, par suite, un renforcement du courant d'induction qui ne pouvait avoir pour limite que la saturation maxima de l'èiectro-aimant et la résistance mécanique opposée au mouvement du moteur. Cette idée, longuement développée par M. Wheatstone dans un mémoire lu à la Société royale de Londres, le 14 février 1867, ne tarda pas à être perfectionnée par MM. Siemens et Ladd, qui imaginèrent, le premier, de supprimer la pile d'amorcement dont M. Wheatstone se servait pour mettre
en marche son appareil, admettant que le simple magnétisme rémanent du fer ou l'action magnétique du globe terrestre pouvait suffire pour déterminer la première induction, le second, de séparer les effets d'induction produits de manière à les confiner dans deux circuits différents. En conséquence, l'induction s'effectuait à la fois sur deux bobines différentes ; l'un des courants produits par l'une de ces bobines était utilisé à renforcer successivement l'énergie de l'électro-aimant inducteur, et l'autre courant fournissait le travail. Cette combinaison n'était d'ailleurs autre que celle de M. Wilde, comme on l'a vu. Au premier moment on crut qu'elle réalisait de très grands avantages, surtout pour la lumière électrique, car on pensait qu'un courant de travail aussi variable dans son intensité devait, en passant en entier à travers Tèlectro-aimant inducteur, accroître les effets des variations dans le rapport du simple au carré, puisque les forces électro-magnétiques sont proportionnelles aux carrés des intensités du courant ; mais les expériences nombreuses faites depuis par MM. Gramme et Lontin démontrèrent qu'on avait infiniment plus d'avantages à faire passer intégralement le courant induit à travers l'inducteur ; de sorte qu'aujourd'hui on en est revenu à la disposition primitive de M. Siemens, et, ce qui est le plus curieux, c'est qu'une polémique assez vive a été engagée à ce sujet par H. Lontin, qui croyait avoir découvert ce mode d'action *.
Quoi qu'il en soit, la machine de Ladd avait été considérée en i 867 comme une des merveilles de l'Exposition, et cette admiration tenait surtout aux petites dimensions de l'appareil. A cette époque, en effet, on était habitué aux grandes machines de Y Alliance et de Holmes, et une ma-
* n paraîtrait que M. Siemens aurait imaginé son appareil en même temps que H. Wheatstone, et en aurait donné connaissance à la Société royale de Londres le môme jour.
L'ÉCUIRAGE ÉLECTRIQUE. 71
chine de 70 à 80 centimètres de longueur sur 35 à 40 centimètres de largeur et de 20 à 30 d'épaisseur, capable de produire une lumière électrique relativement mtense, était bien faite pour étonner. Néanmoins la vitesse considérable de rotation qu'on était obligé de donner à la machine et la grande chaleur qui s'y trouvait développée démontrèrent bientôt que la solution du
FiG. 14.
problème de la production économique de la lumière électrique était loin d'être obtenue de cette manière. Mais le principe du système dynamo-élecirique fut considéré en lui-même comme un acheminement, et nous verrons qu'en effet les machines de Gramme, de Lontin, de Brush, de Wallace Farmer, l'ont toutes mis à contribution.
La machine de Ladd, que nous représentons fig. 44,
72 L'ÉCLAIRAGE ELECTFUQUE.
n'était en quelque sorte qu'une machine de Wilde renversée horizontalement, et dont la partie supérieure était remplacée par un second système de bobine tournante semblable à celui de la partie inférieure. Conséquemment, l'inducteur était représenté par les deux bobines plates horizontales B, B', et les bobines induites étaient disposées aux deux extrémités, en a, a', à Tintérieur de deux bâtis en fer NM, NM, composés de deux parties formant les appendices polaires des noyaux magnétiques B, B'. L'une de ces bobines d, plus petite que Tautre, était destinée à animer Télectro-aimant inducteur, et Tautre bobine a' fournissait le courant de lumière. Ces courantsétaient d'ailleurs recueillis, comme dans (a machine de Wilde, au moyen de frolteurs que l'on voit sur la figure en avant du bâti NM, NM.
Afin que le système pût bénéficier des effets plus énergiques de l'électro-aimant quand il agit comme aimant en fer à cheval, et, en même temps, pour ne pas diviser la force inductrice, les deux bobines étaient disposées de telle manière que, quand les parties de fer de la bobine a se trouvaieilt placées en face des appendices polaires qui lui correspondaieni, ces mêmes parties de fer de la bobine a' se trouvaient dans une position perpendiculaire, par conséquent dans celle où, abandonnant les appendices polaires qui avaient agi sur elles, les courants induits directs étaient produits.
Naturellement les deux bobines étaient mises en mouvement par deux courroies commandées par le même tambour.
Avec la machine qui figurait à l'exposition de 1867 et dont les dimensions étaient si médiocres, le courant transmis extérieurement était équivalent à celui de 25 ou 30 éléments Bunsen. 11 pouvait, comme nous l'avons dit, alimenter d'une manière un peu discontinue, il est vrai, un régulateur de lumière électrique de Foucault de moyen modèle.
Biachine de Gramme. — - La machine Gramme , dont on a beaucoup parlé dans ces derniers temps, et qui a fourni les effets les plus considérables, avait été combinée dans Torigine,dumoinsquantàsa disposition générale, par M. Paccinotli de Pise et par M. Worms de Romilly, comme Tat* testent, d'un côté une description de cette machine publiée par le premier dans le Nuovo Cimento de 1860, et d'un autre ^té un brevet pris par le second le 5 mars 1866 *.
Ce n'est, en effet, qu'en 1870 que la machine Gramme a été exécutée; mais le principe des combinaisons de courants, dans celte machine, était tout à fait différent de celui qui a été appliqué dans les deux qui l'ont précédée, et c'eirf ce qui fait que l'une a fourni des résultats inattendus, alors qua les deux autres sont restées dans les conditions des machines ordinaires. Nous ne nous occuperons, en conséquence ici, que de la machine Gramme qui est du reste aujourd'hui la plus répandue de toutes les machines dynamo-électriques.
La machine Gramme, comme la plupart des machine,s importantes, a subi depuis son origine de nombreuses transformations, et aujourd'hui encore on en construit de plusieurs modèles qui ont été combinés pour les apphcations spéciales qu'on veut en faire ; mais, comme nous n'avons à considérer ici que des appareils à lumière, nous ne décrirons que le modèle le plus généralement employé et qui est représenté fig. 15.
Cette machine est fondée sur les effets que nous avons décrits page 47 et qui résultent des interversions successives des polarités d'un corps magnétique passant rapidement devant l'inducteur et surtout des courants induits qui se produisent au passage des spires de Thélice induite devant ce même inducteur. Pour obtenir ces effets d'une manière continue, on a dû disposer les éléments
* Voir la description de cette machine dans mon Exposé des applications de l'électricitéf t. II, p. 222.
électro-magnétiques appelés à les fournir, de façon que Taction inductrice ne fût jamais interrompue, et Ton s*est trouvé conduit à les disposer en cercle. On a donc pris un anneau de fer, et après l'avoir enroulé transversalement d'une hélice qui l'enveloppait entièrement, on l'exposa à l'action d'un inducteur, d'abord magnétique, puis ensuite électro-magnétique. On devait, d'après les effets
FiG. 15.
exposés page 49, obtenir sans commutateur des courants continus dont le sens devait dépendre de celui du mouvement de rotation. Mais on ne tarda pas à reconnaître que des réactions contraires se produisaient, et l'on fut conduit à diviser l'hélice entourant l'anneau de fer en sections différentes, afin de pouvoir les combiner comme les éléments d'une pile, et de pouvoir faire réagir sur Tanneaû les deux pôles d'un inducteur électro-ma-
gaétique puissant. Dans ces conditions, en effet, on pouvait établir sur les fils de jonction des diverses sections de rhélice des fils de dérivation communiquant à des lames disposées autour d'un manchon circulaire sur lequel pouvaient appuyer deux ressorts collecteurs du courant, et ces ressorts se trouvant, de cette manière, placés dans les conditions d'une dérivation établie entre deux générateurs égaux réunis par leurs pôles de môme nom, devaient transmettre le courant dans le circuit sans qu'on eût à produire aucunes inversions et, par conséquent, sans commutateur. Cette idée était fort belle, et c'est môme en elle que gît surtout l'invention de M. Gram- *me; nous verrons plus tard qu'elle a été appliquée à presque toutes les nouvelles machines dynamo-électriques à courant continu, ce qui en prouve l'importance.
Les effets qui se produisent dans la machine de Gramme sont toutefois assez complexes et se rapportent à plusieurs causes, dont la principale, comme nous l'avons vu, est l'action produite par les pôles magnétiques sur les différentes spires des hélices induites; mais cette action elle-même est double, car elle peut résulter du passage des hélices devant ces pôles, et d'une action analogue à un déplacement de celle-ci le long d'un anneau polarisé d'une maniée différente en ses différents points. Éludions d'abord le premier effet en nous reportant à la figure 16 qui représente théoriquement l'ensemble d'une machine Gramme, et supposons pour le moment qu'il y a un anneau de bois au lieu d'un anneau de fer. Quand Tune des hélices E s'approchera du pôle S en tournant de droite à gauche, il se développera un courant qui devra, d'après la loi énoncée page 40, être direct. Si le mouvement, au lieu de se continuer, s'effectuait en arrière, on aurait encore, d'après la même loi, un nouveau courant qui serait inverse et, par conséquent, en sens contraire du premier; mais, si le mouvement se continue dans le même sens, il
n'en sera plus ainsi, car, quand Thélice E aura dépassé le point S, le pôle agira sur elle par son bout opposé ; de sorte qu'au lieu d'un courant de sens contraire il se produira un courant de môme sens qui ira en décroissant jusqu'en E'; en ce moment l'hélice se rapprochera du pôle N, mais celui-ci, réagissant sur le bout antérieur de l'hélice, c'est-à-dire sur le bout qui marche en avant, créera un courant qui, au lieu d'être du môme sens que celui produit quand l'hélice s'approchait de S, sera de sens inverse, puisque ce pôle est de nom contraire. Après avoir dépassé N, l'hélice voyageuse sera influencée par le pôle N à son bout postérieur, et un nouveau courant de
FiG. 16.
môme sens qiie le dernier se produira jusqu'au point E", où des courants directs se manifesteront de n\)uveau. Ces effets se reproduisant pour toutes les hélices, celles qui occupent la partie supérieure de l'anneau se trouvent sillonnées, à un moment donné, par des courants dans un certain sens qui varie suivant l'enroulement des hélices et le sens du mouvement, et les hélices qui occupent la partie inférieure sont sillonnées par des courants de sens précisément inverse; mais, comme aux deux points où se fait la rencontre de ces deux courants opposés le circuit présente une dérivation par les frotteurs F et F' réunis au circuit extérieur F G F', ils s'écoulent à travers cette dérivation réunis en quantité.
Examinons maintenant ce qui résulte du mouvement de ces hélices par rapport au magnétisme développé dans l'anneau, et pour fixer les idées nous devrons considérer qu'un électro-aimant annulaire tournant entre les deux pôles magnétiques N, S, d'un aimantenfer à cheval, se trouve magnétisé de telle façon, que le système semble être constitué par deux aimants hemi-circulaires réunis Tun à l'autre par leurs pôles de même nom : d'où il résulte que sur la ligne équatoriale, c'est-à-dire sur le diamètre perpendiculaire à la ligne joignant les deux pôles de l'aimant inducteur, ii existe deux régions neutres, et que l'hélice magnétique est enroulée de gauche à droite pour l'un des côtés de l'anneau, et de droite à gauche pour l'autre côté. Or examinons ce qui se passe quand on fait mouvoir devant un pareil système magnétique des hélices de petite longueur, comme celles dont il a été question précédemment, et suivons comme nous l'avons déjà fait la marche de la petife hélice E, en supposant que l'anneau de fer est immobile. En partant de la ligne neutre de droite pour se diriger vers le point S, celte hélice va s'éloigner de la résultante de toutes les spires magnétiques de la partie droite de l'anneau qui correspond à sa ligne neutre, et il se développera en elle un courant induit qui sera direct^ comme dans le cas où elle se serait approchée sans anneau magnétique du pôle S. Quand elle aura dépassé la partie supérieure de l'anneau, elle se rapprochera de la résultante des spires magnétiques de la partie gauche de cet anneau, et devrait engendrer un courant inverse; mais, en raison du sens différent de son enroulement, ce courant traversera le circuit dans le même sens que le premier courant produit, et ce ne sera qu'à partir de la ligne neutre de gauche que ces effets changeront. Alors l'hélice se trouvera subir les mêmes réactions que celles que nous avons précédemment étudiées. On aura donc ainsi deux courants qui se superposeront et auxquels se joindront les courants résul-
78 L'ÉCLAIRAGE ÉLBGTfaQUE.
tant des interversions des polarités; car ces polarités constantes que nous avons supposées dans Tanneau n'existent pas, puisque celui-ci tourne avec les hélices, et elles ne peuvent conserver une distribution stable dans le système magnétique que par leur interversion continuelle aux différents points de Tanneau. On observera que les courants qui en résultent doivent alors être de même sens que ceux déterminés par Faction directe des pôles magnétiques, car ils sont de même nature que ceux qui résulteraient du déplacement des pôles magnétiques eux-mêmes, et ils devraient être directs pour les hélices qui s'avancent vers eux et inverses pour les hélices qui s*en éloignent; mais, comme celles-ci se présentent à l'inducteur d'une manière inverse, l'effet définitif se produit dans le même sens.
On a prétendu que l'anneau de fer remplissait encore, dans la machine Gramme, d'autres fonctions peut-être même plus importantes que celles que nous venons d*analyser. Ainsi plusieurs physiciens admettent qu'il peut empêcher des inductions nuisibles en servant d'écran à l'action de Tinducteur sur les parties des spires des hélices mobiles qui ne lui font pas face. D'un autre côté, on croit qu'en servant d'armature aux pôles magnétiques il surexcite considérablement leur énergie et concentre l'action. Bien qu'il puisse y avoir du vrai dans ces allégations, nous ne voyons pas que les avantages de Tanneau de fer soient si importants, puisque la machine Siemens qui n'en a pas donne des effets considérables.
Comme le fer est susceptible d'une aimantation bien supérieure à celle que peut conserver l'acier trempé, et que la force des électro-aimants est d'ailleurs infiniment plus énergique que celle des aimants permanents, M. Gramme a combiné son système de bobine d'induction annulaire au système magnéto-électrique de Ladd dans lequel la bobine de Siemens se trouve alors supprimée ; et pour donner plus de force à cette disposition, il a
L'ÉCLAIRAGE ÉLECTMQUE. 79
constitué le système électro-magnétique avec un doublé système d'électro-aimants dont les branches sont opposées Tune à Tautre par leurs pôles de même nom. Il en résulte, au milieu du système, deux pôles conséquents d'une très grande énergie, et c'est entre ces pôles, qui se trouvent prolongés et contournés circulairement de manière à remboîter, que se trouve adaptée la bobine annulaire, dont Taxe de rotation porte le collecteur des courants, comme on le voit fig. 15.
Dans les premières machines de Gramme, on employait deux anneaux, dont l'un était réservé, comme dans le système de Ladd, à l'aimantation du système électro-magnétique. Mais, comme nous l'avons déjà dit, on dut supprimer bientôt cet anneau, et l'on fit passer le courant induit tout entier à travers ce système, ce qui augmenta considérablement les effets. Dès lors, les machines n'eurent plus qu'un seul anneau, mais on lui donna une grande largeur, comme on le voit figure 17, et l'anneau lui-même, au lieu d'être constitué par une pièce de fer massive, fut formé par la réunion d'un grand nombre de fils de fer, comme dans les machines d'induction voltaïque.
La figure 17 qui représente une coupe de cet anneau indique la manière dont les divers tronçons de l'hélice induite sont enroulés sur lui. Les fils de jonction a, a, a de ces divers tronçons sont, comme on le voit dans la partie supérieure de la figure, soudés à des lames R, R, qui viennent se placer, les unes à côté des autres, autour de l'arbre moteur, et constituent une sorte de manchon sur lequel appuient les deux ressorts du collecteur,. lesquels sont constitués par des espèces de pinceaux en fils métalliques, soutenus par des supports que l'on distingue à droite de l'anneau, dans la figure 15. Naturellement ces lames sont séparées par des plaques d'ébonite, pour les isoler électriquement. Dans la fig. 15, les électro-aimants inducteurs sont placés horizontalement en haut et en bas
so
de la machine, et leurs épanouissements polaires se voient dans les parties métalliques qui enveloppent Tanneau, et qui servent en même temps de supports aux tiges des Trotteurs et aux boutons d'attache des fils du circuit induit. Les machines Gramme, du dernier modèle, n'ont guère que 65 centimètres de longueur, 41 centimètres de largeur et 50 centimètres de hauteur; elles pèsent 175 kilog., et, pour une force de 2 chevaux et demi, avec une vitesse de rotation de 850 tours par minute, elles donnent
Piff. 17.
une lumière électrique équivalente à 2590 candies ou 270 Carcels.
Nous verrons plus tard que M. Gramme a combiné un autre système de machines pour fournir des courants alternativement renversés et permettre de diviser l'action de la machine, en fournissant le courant dans plusieurs circuits distiacts. C'est ce dispositif qui a permis d'illuminer l'avenue de l'Opéra au moyen des bougies Jablochkoff.
Nous ne parlerons des autres modèles de la machine Granune qu'au chapitre des applications de la lumière électrique. On pourra d'ailleurs avoir tous les détails
L*ÉCLAIBAGE ÉLECTRÎQUE. 81
nécessaires, à cet égard, dans l'ouvrage de M. Fontaine intitulé VÉclairage à Vélectricité.
Machioede Siemens. — La machine de MM. Siemens et Hafner-Alteneck, que nous représentons figure 18, et qui a fourni, dans les expériences comparatives faites en Angleterre, les meilleurs résultats, est fondée à peu près sur le même principe que celle de Gramme, bien qu'au
FiG. 18.
premier abord elle ne paraisse être qu'une modification du système à bobine allongée de M. Siemens, que nous avons déjà vu mettre à contribution dans les machines de Wilde et de Ladd. Dans ce nouveau système, en effet, la bobine cylindrique destinée à recevoir l'induction est de grand diamètre et se trouve essentiellement constituée par un cylindre tournant de cuivre, sur lequel sont enroulées, parallèlement à ses génératrices ou à son axe, un certain nombre d'hélices (quatre) juxtaposées et dis-
l'éclairagb électrique. , 6
9Î LlCLAnUGE ÉLECTRIQUE.
potées comme les hélices d'an galvanomètre. Ces hélices sont réunies en tension, mais des lames métalliques réunissent leur fil de liaison à une série de plaques disposées autour d*un manchon en matière isolante* fixé sur Taxe de rotation du cylindre, et sur lesquelles appuient* comme dans la machine Gramme* deux Trotteurs à fils métalliques qui transmettent les courants fournis par la machine. Ce cylindre est enveloppé par les pèles épanouis d'un système dynamo-électrique à travers lequel passe le courant induit tout entier, et ces pôles hémicirculaires gont fendus d*un certain nombre de rainures* pour faciliter les désaimantations. Les branches des électro-aimants sont d'ailleurs constituées par des lames de fer, plus larges que longues, réunies deux par deux par les pièces de fer qui servent de bâti à Tappareil et qui en forment les culasses.
Enfin, à l'intérieur du cylindre de cuivre, se trouve placée, en face des pôles magnétiques de l'inducteur, une carcasse de fer tenninée par des lames arquées du même métal, qui, en constituant en quelque sorte les armatures du système électro-magnètique inducteur, en surexcitent considérablement la puissance.
Dans ces conditions, les courants induits sont dus à l'action dynamique que nous avons exposée page 75, c'està-dire au mouvement des hélices galvanomélriques devant l'inducteur, seulement les deux pôles de l'inducteur agissent alors simultanément sur chaque hélice, et comme cette double action s'effectue sur les deux parties opposées de ces hélices dans lesquelles le courant a forcement une direction contraire par rapport à Taxe de figure, les deux effets conspirent dans le même sens. Le changement de direction des courants s'effectue, d'ailleurs, comme dans la nmchine Gramme, au milieu de Tespace interpolaire, et c'est là que sont appliqués les deux frotteurs du collecteur. Il est facile de comprendre que les courants d'interversion polaire n'entrent pour rieii
dans cette machine, et, comme je le disais, la carcasse de fer ne* joue que le rôle de renforceur de Faction électro-magnétique. On pourrait donc, au besoin, s'en passer, et c'est ce qui distingue surtout ce système de celui de Gramme, puisque dans ce dernier l'anneau de fer, outi'e qu'il est utile à l'action inductrice effective, sert de carcasse pour le soutien des hélices.
Dans la machine dont nous parlons, les frotteurs à balai qui servent de collecteurs au courant induit sont portés par une sorte de bascule qui permet, par une simple inclinaison dans un sens ou dans l'autre, et par une permutation de fils, de fournir les courants induits dans le sens qu'on désire.
M. Siemens a encore combiné un système de machine magnéto-électrique disposé à peu prés dans ïes mêmes conditions que la machine précédente, et qui n'en diffère qu'en ce qu'au lieu des électro-aimants inducteurs, ce sont des faisceaux de barreaux aimantés, séparés les uns des autres et réunis par de fortes culasses de fer, ayant pour largeur la longueur de la bobine induite. La machine présente en plus un commutateur à 4 frotteurs.
Machine de M. de Mérltens. — A en juger par le nombre de bougies électriques que cette machine peut allumer, on pourrait croire qu'elle constitue le générateur magnéto-électrique le plus puissant pour une force motrice donnée. Elle pourrait, en effet, avec une force motrice ne dépassant pas un cheval-vapeur,'maintenir allumées indéfiniment trois bougies Jablochkoff, sans exiger de la part du moteur une vitesse de plus de 700 tours par minute, et sans produire d'échauffement appréciable ; mais la lumière fournie par ces bougies ne semble pas être aussi forte que celle des bougies alimentées par les machines Gramme, et jusqu'à ce que des mesures précises soient données, on ne peut préjuger définitivement de la puissance relative de ce générateur. Cette machine est
magnéto-électrique, et fournit comme celle 'e V Alliance des courants renversés. Mais elle ne demande, 'pour produire le même effet, que huit aimants d'Alvarre au lieu de quarante-huit, et seulement un quart de la force motrice. C'est, du moins, ce que dit M. de Méritens.
Les effets avantageux de ce genre de machine résultent de ce qu*aux courants d'induction déterminés dans Tan-
FiG. 19.
neaudes machines Gramme sont ajoutés ceux qui se produisent dans les machines magnéto-électriques ordinaires. Pour qu'on puisse la comprendre, imaginons un anneau Gramme (fig. 19) divisé, par exemple, en quatre sections, isolées magnétiquement l'une de l'autre, et constituant, par conséquent, quatre électro-aimants arqués, placés bout à bout. Imaginons que le noyau de fer de chacune de ces sections soit terminé à ses deux extrémités par une
L'ÉCUlRàGE ÉLECTRIQUE. 85
pièce de fer A,B, formant comme un épanouissement de ses pôles, et supposons que toutes ces pièces, réunies par l'intermédiaire d'une pièce de cuivre CD, constituent un anneau solide autour duquel sont disposés des aimants permanents N, S, N, S avec leurs pôles alternés de Tun à l'autre. Examinons ce qui se passera quand cet anneau accomplira un mouvement de rotation sur lui-même, et voyons d'abord les effets qui résulteront, par exemple, du rapprochement du pôle épanoui B, quand, marchant de gauche à droite, il s'approchera de N. A ce moment, il se développera dans l'hélice électro-magnétique de AB un courant induit d'aimantation, comme dans une machine de Glarke. Ce courant sera instantané et de sens inverse aux courants particulaires d'Ampère de l'aimant inducteur. Il sera très énergique, en raison de la proximité de B du pôle N ; mais l'anneau, en s'avançant, va déterminer entre le pôle N et le noyau AB une série de déplacements magnétiques, qui donneroqt naissance à une série de courants d'interversion polaire, qui se manifesteront de Ben A. Ces courants seront directs, par rapport aux courants particulaires de N, mais ils ne sont pas instantanés, et vont en croissant d'énergie de B en A. A ces courants se joindront simultanément les courants d'induction dynamique résultant du passage des spires de l'hélice devant le pôle N. Quand A abandonnera N, un courant dé désaimantation se produira, égal en énergie et de même sens que le courant d'aimantation résultant du rapprochement de l'épanouissement B du pôle N. L'effet est, en effet, alors produit à une extrémité différente du noyau magnétique, et l'hélice se présente à l'action d'induction d'une manière inverse. Donc, courants induits inverses de l'inducteur, par le fait du rapprochement et de l'éloignement des appendices B et A, courants induits directs, pendant le passage de la longueur du noyau AB devant l'inducteur, courants induits directs résultant du passage des spires devant N. Toutes les causes d'induc-
tion se trouvent donc ainsi réunies dans cette combi«
naison.
On remarquera que l'action que nous venons d'étudier pour une seule section de Tanneau peut s'effectuer en
PiG. 20.
même temps pour toutes les autres, et qu'il s'y ajoute encore les courants résultant de la réaction latérale des pôles A et B sur les pôles voisins.
Afin d'augmenter encore les effets d'induction, M. de
Méritens compose le noyau AB et les appendices A et B avec de minces lames de fer découpées à l'emportepièce, comme on le voit sur la figure, et juxtaposées en faisceau, au nombre de cinquante, ayant un millimètre d'épaisseur chacune. Les fils des hélices sont d'ailleurs reliés de manière que les courants induits puissent être associés en tension, en quantité ou en séries, suivant les conditions de l'application.
Nous n'avons considéré dans la figure théorique que
FiG. 21.
nous avons donnée que quatre section§, mais, par le fait, il y en a un plus grand nombre, et dans le modèle dont nous avons parlé il y en a seize que l'on distingue aisément fig. 20. Elles sont montées sur une roue en bronze adaptée à l'arbre du moteur.
C'est au-dessus de cette roue que se trouvent encastrés les aimants inducteurs qui sont fortement fixés sur deux carcasses en bronze où ils sont disposés horizontalement. On distingue fig. 21 la manière dont ces différents organes sont montés. .,„e..,e.oogle
Pour peu que l*on considère le mode de disposition de Tanneau induit, on reconnaît aisément qu'il se trouve dans les meilleures conditions possibles de construction. En erfet, comme chaque section est séparée, elle peut être démontée isolément, et Ton peut, par conséquent, l'enrouler de fil sans aucun embarras. Ceux qui connaissent les difficultés que présente Tenroulement de l'anneau Gramme pourront apprécier facilement cet avantage* D'un autre côté, la composition du noyau avec des lames juxtaposées, qui peuvent être découpées d'un seul coup, à l'emporte-piéce, est un énorme avanta<^e, car ce système dispense de la précision nécessaire dans la construction de ces anneaux, toujours difficiles à maintenir parfaitement ronds. Enfin il n'y a ni commutateur ni collecteur dans la machine, et, par conséquent, aucune perte de courant.
Nous avons vu que les courants fournis par cette machine^ pouvaient allumer de trois à quatre bougies Jablochkoff ; mais on a pu également allumer des régulateurs, et dans ce dernier cas, on a pu écarter les charbons jusqu'à cinq centimètres sans éteindre la lumière. Il est certain que ces résultats sont importants.
Machine de M. l¥allace Farmer. — Cette machine, que personne ne connaissait en Europe, s'est trouvée acquérir tout à coup une certaine notoriété, à la suite du coup de bourse provoqué par la soi-disant merveilleuse découverte d'Edison, qui devait anéantir à jamais le gaz d'éclairage et ses applications. M. Edison, à cette occasion, citait à tout propos la fameuse machine génératrice de Wallace Farmer, qui devait fournir des torrents d'électricité, et chacun de s'enquérir de ce qu'était cette merveille. Or un rapport émané d'un comité désigné par l'institut de Franklin en Amérique pour l'étude comparative des différentes machines à lumière est venu tout dernièrement à propos pour satisfaire la
L'ÉGLÂIRÂGE ÉLECTRIQUE. 89
curiosité générale, en donnant non-seulement la desr cription de celte machine et de celle de M. Brush, tout aussi inconnue, mais encore les chiffres des expériences entreprises par le comité, et même les conclusions de ce comité qui, malgré les résultats beaucoup plus favorables fournis par la machine Gramme, a conclu en faveur des machines américaines. Nour. aurons occasion, du reste, de revenir sur ces appréciations.
La machine de M. Wallace Farmer, que nous repré-
FiG. 22.
sentons fig. 22, n*est par le fait qu'une reproduction en grand de la machine de M. Wilde, dont nous avons parlé déjà, et de celle de M. Lonlin, qui est fondée sur le même principe.
C'est un grand disque de fer, muni sur ses deux surfaces de deux couronnes d'électro-aimants droits, qui tourne entre les pôles de deux gros électro-aimants à branches plates opposés par leurs pôles contraires. Les bobines, légèrement méplates, sont reliées entre elle$
en tension de chaque côté du disque tournant, et les fils de jonction sont réunis à un collecteur disposé sur l'axe de rotation, comme dans le système Gramme, de manière à éviter un commutateur inverseur. Nous représentons, fig. 23, ce dispositif qui n*a absolument rien de nouveau.
Par cette disposition, on voit que la machine est double, et que chacune de ses moitiés peut agir indépendamment; mais, dans la pratique, les communications électriques sont établies de telle sorte, que les courants engendrés sont réunis, soit en quantité, soit en tension, à travers le circuit extérieur. L'inventeur croit que, par
suite de la grande surface découverte que présente le disque tournant, on évite les effets de réchauffement; mais le comité fait remarquer que cet avantage est acheté au prix d'une grande résistance qui se trouve alors opposée par Fio. 23. l'air au mouvement de
la machine, et d'ailleurs, on a pu observer dans les expériences faites devant le comité que, malgré cette ventilation, la machine s'é- .chauffait assez pour faire fondre de la cire à cacheter.
Machine de M. Brnsh. — La machine de M. Brush, que nous représentons figure 24, est une de celles qui ont été expérimentées par le comité de l'institut de Franklin, et c'est même à elle qu'a été dévolu le brevet de supériorité. En principe, cette machine se rapproche beaucoup de celle de M. de Méritens, quoique moins intelligemment combinée, et me rappelle les premiers essais qu'avait faits ce dernier.
En somme, cette machine consiste dans un anneau Gramme, dont les hélices, au nombre de huit seulement, sont séparées par un intervalleassez large que remplissent des pièces de fer. Cet anneau tourne verticalement entre les pôles épanouis de deux électro-aimants oblongs en fer à cheval, opposés Tun à Tautre, et disposés de façon que des pôles de même nom se trouvent en face l'un de l'autre. De cette manière, les deux moitiés de l'anneau enveloppées latéralement par ces pôles se trouvent polarisées uniformément, l'une sud, l'autre nord, et comme
Fi6. 24.
avec cette disposition il se produit des courants alternativement renversés, ainsi qu'on l'a vu quand nous avons parlé de la machine de H. de Méritens, et que de pareils courants sont impropres à la magnétisation des inducteurs dans les machines dynamo-électriques, il a fallu relier les hélices de l'anneau tournant à un commutateur inverseur, ce qui a nécessité la présence de quatre frotteurs. Ces frotteurs, que Ton distingue aisément, en avant à gauche de la figure, sont constitués, comme dans les machines Gramme, par des faisceaux de fils métalli-
ques disposés en balai. Nous indiquons fig. 25 la manière dont les fils des hélices sont réliés entre eux et au commutateur AB. Les hélices -m, ni opposées sont, comme on le voit, réunies bout à bout, mais on n'a représenté ces liaisons que pour une seule paire de bobines. Afin de placer le commutateur dans une bonne position, on a fait passer le bout des fils par un axe creux, pour se rendre de là aux parties saillantes.
Le commutateur A B est combiné de telle sorte que trois paires d'hélices se trouvent toujours mises en rapport avec le circuit de la machine, travaillant en arc multiple, et la paire de bobines restante a son circuit '»»Vv^^-f""*^yv^ * coupé dans le plan de
//^^^^Ju7^!%^ 1^ ^^Z"^^ neutre de l'an-
^Nx\ ^ /*^ \\ neau.
k!^^^>^ ^ >^^^^^^ Quant au commutateur
^L ^p--'-'""''^? !^ ^ 1 ^ lui-même, il est consti- \-^§P^ ^^^^^T^SP — ^^^ P^^ ^'^^ lames de cui- \^x(/ ^ VC^/ ^^® ^' ^' ^^^^^ ^^^ ^^* ^\^Jy^4Xpr^^^^ anneaux en matière iso- ^fe^TThA^^ lante et découpées comme
Y^"^""^ dans les appareils ordi-
naires de ce genre.
Le comité fait remarquer que, grâce aux surfaces de fer qui séparent les hélices et qui sont à découvert, Tanneau de cette machine peut perdre plus facilement sa chaleur, qiii ne s'élève guère à plus de 120^ Fahrenheit, malgré sa très grande vitesse de rotation. Il lui reproche cependant un bruissement assez fort, qu'il attribue à la résistance de l'air, mais qui n'est autre chose que le ronflement produit par les alternatives d'aimantation et de désaimantation des pièces magnétiques de l'anneau. Ces effets se produisent également dans les machines de MM. de Méritens et Lontin, et même, ce qui est plus curieux, ces bruits sont répétés par les bougies lablochkoff qu'on interpose dans le circuit de ces ma-
chines. Cela est la conséquence d*un effet que nous avons expliqué dans notre ouvrage sur le téléphone, et qui se rapporte aux transmissions électro-téléphoniques.
Dans'un autre modèle, il existe deux commutateurs correspondant à deux systèmes d*hélices, constitués, l'un par les hélices paires de Fanneau , l'autre par les hélices impaires. « Par ce moyen on peut, dit le rapport du comité, combiner les circuits de manière à transmettre d^s courants plus ou moins intenses, variant de 55 à 120 volts, ou bien répartir le courant entre deux circuits affectés séparément à la production d*un foyer lumineux. »
Nous ferons remarquer que, dans ces conditions, la machine Brush est inférieure à celle de M. de Méritens, 1® parce que, l'anneau de fer étant continu, lescourants magnéto-électriques déterminés par le rapprochement et Tèloignement des pôles magnétiques perdent de leur énergie, ainsi que M. de Méritens Ta constaté lors de ses premières expériences ; 2<^ parce que les courants induits gagnent beaucoup à ce que les noyaux magnétiques soient constitués par des pièces de fer très minces réunies en faisceau ; 5<» parce que la présence d'un commutateur inverseur entraîne beaucoup de pertes de courant.
Maehine de M. Trouiré. — M. Trouvé a combiné aussi des machines dynamo-électriques fondées-à peu près sur le même principe que les machines précédentes, mais dans lesquelles la réaction de l'inducteur sur l'induit s'effectue au contact des pièces magnétiques et d'une manière analogue à celle que M. Larmangeat avait mise en application, dès 1855, dans son électro-moteur à électroaimants et armatures roulantes.
Dans l'un de ces appareils, l'inducteur est constitué par un gros électro-aimant droit, mobile horizontalement sur son axe, et dont le noyau magnétique est pourvu de deux rondelles de fer comme dans les électro-aimants circulaires de Nickiès. Sur ces rondelles roulent les extrémités
« «''^'ll venons de décrire m « m« i/ est consti '^^^ M^X A'«»"^^ droits p\acfe s paraiié/en,e„,, ,j **''f5Îàe««'- sont assez épaisses pour p^senfer ;'"fârcontèrence une rainure dans /agueiie s'e„. Tà^xanncaux, analogues à ceux de /« ^^^^ine ï q^i sont monlès sur un axe cor«m««de/eretdont hèUccs sont combinées de nianière à fournir des coûts redressés passant par 1 inducteur-. Dans ces condis l'induit et l'inducteur constituent un svsWm<. Ho^ ^•agnétique fermé dans lequel les pièces maZtJnZ ^ises au mouvement sont toujours en conj ° ^ ;équent au maximum de puissance. ^*''' ®* P^*"
J. Bellot, constructeur de ces machine<« jque, à l'égard de cette machine, Jes r-» """^ *^°"^' ants : ^ ""«seignements
J'ai construit deux petites bobines, l'une rf ^e du système à saillies de M. Trouvé ^®^^«"'*™®» chacune vingt hélices. La bobine de r ^* i>obines 20 pour 100 de plus de longueur de n '^""^ **"* contées pour être influencées par J ^®s bobines ,t, lequel est entouré de gros Gl d', *^^e électro- ,rt avec la bobme Gramme. Par l, ^ ^«Q»ueur en se trouve parfaitement isolée a,,.'^''*'' Cette derhéiice à 1 autre; mais il n'en'eTH''^ déperdition ,nde ou quelques hélices sont e„^'' «*« £/ixie de fer. «« «omn,u^,-^a>ion
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I^'ÉCI^AIBAGE ÉLECTRIQUE.
« Malgré ces désayrantages. j'ai un rend^me Périeur avec la bobine à appendices saill»"^'^ - « ie noyau de la bobiae à appendic^^ ^"""^^ de quarante feuilles de tôle découpée ^«nseinbiede manière à ne former qu^"% ^^ 7 ^erminéesur Je tour. Ce noyau est entoure «e fil de O^MOeS. Avec une vitesse d'en^rtro ^ ^ j<>otiens approximativement un courant «««fe Bu«sin. Rien ne chauffe, mêm^ ^"/r?e„r ? s'staace n'est interposée sur le circuit extérieur. ^
de n '""^e qui en divise 1 action et q"* ♦rai*
ces «^ ^^'''•^ 9"i a été conçue. Comme »<>"» ^'Tf'^ n'a» '^^^ de machines dans un chapitre &peci^ P'-opr^'*^""" «"« quelques mots à dire d" f o. nova ^"* dit, ï"^ nous représentons M g- ^"' *— quaf "" iaaibour de fer sur lequel sont implai». grajjj** ''^ngées et suivant des alignements obli<i ^'héV ^'"^^''e de noyaux de fer (12 par rangé&^ léeg '^s magnétisantes D, D, D, et ces liètices sont oopp ^'^ 'ens/on de manière que le l>out sortant * tè^^^Ponie au bout entrant Ae céV\e cjui la suitsi}|. ' 'Ppelé par son auteur pigrum, magnétique, cS ''o/, i? ^e, de manière ^ tx>\xTtve.v ôTvXre les çô^ *<«Ue ^** électro-aimant à. \iYaTvç\vfea mèçlates, '
'^« m^ ii i/licës ae l'aïxne^>x Ç.x^xxv«xe, sont te l^^ j Vapparei* celles c^mi. ^xfeç,feâ.«A, *
^^it entier- *^'f^ ci«^e^<ixxe«. ^^T\e.d
a d'abord disposé les extrémités polaires du gros électro-aimant inducteur, de manière à pouvoir diminuervolonté et dans telle proportion qu*il peut convenir Tinà tensité du courant produit. A cet effet, on a adapté à ces pôles des pièces de fer, mobiles dans une sorte de rainure,
Fie. 26,
qui peuvent être plus ou moins rapprochées des noyaux du pignon magnétique, et que l'on peut fixer à telle ou telle distance. En second lieu, on a disposé le collecteur en dehors des paliers de rotation, afin de pouvoir recouvrir la machine et la mettre à Tabri. Il a fallu pour
L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIOXJE.
J^ja faire passer- les communicatiarxs â fr-aver ^lalion; enfin on ^ disposé les contacts du ci^l tiauiere à emboîter celui-ci des deux certes di rotation, et sous rinttuence d'une jp x-essi ou cf^ par un contre-poids P. Les parties frottautes elle ûïit été constituées avec un alliag-e cie j^lornb et et adaptées à des tiges métalliques élasti<jue3.
lUCHINES A INDUCTEURS BfOBILES, APPLICABLES SJJTLTOUT A I.A Dl - DE I.A L.UMIÈRB ÉLECTRI<iUE .
Depuis longtemps an se plaignait que les généi
de lumière électrique ne fussent susceptil>Ies que
menter un nombre très restreint de foyers de lu
électrique, et le desidercitum exprimé généralement
de combiner un g-énérateur capable de fournir
d'électricité dans plusieurs circuits dérivés pour aiii
des becs de lumière dans plusieurs directions. Bien
plusieurs combinaisons aient été proposées depuis la
temps pour résoudre ce problème, ce n'est que dep
peu de temps que la solution en a été donnée d'une n^
nière satisfaisante, tant au point de vue du générat^y
qu'à celui des foyers lumineux eux-mêmes, et c esi
M. Lontin que Ton doit cette innovation importante.
Système Lontin. Avec la machine à fractiont^
ment de lumière de M. L.ontin, on est, en effets P^,^^^ non seulement à diviser la lumière électrique, mais ^^ core à la répartir entre plusieurs becs, avec teiie j/ï^^ N site qui convient, tout en faisant profiter les uns ^^ l\^-^ faiblissement comnauniqué aux autres. ^>^
En principe cette machine consiste dans une série (|. lectro-aimants, Tixés à Vintérieur d'une couronne de ^^ disposée verticalement, et au centre de laquelle tourije ^^ système éleclro-magnètique composé d'autant de "Oy^^W magnétiques qn'il y a d'èlectro-aimants sur la ;^<^"[;<^>^ La fig. 27 représente cette machme dans laquelle le SyJ^ l'éclaibagk éi-bctrique. \
cilèr ie\ir C^Ol> î j ^ repi e Y induit.
li n'est autre q^u^ jonlm que nous a vous décrit
cylindre de fer sur Jeguel nés de fer qui repr-ésententen un pignon, et siix- desquelles magnétisantes A, A, qui sont n. Alîn que les spires de ces 5 l'influence de la force cenlri^ ut occasionné par la chaleur
développe, les lames de fer, plus épaisses à leur extrémité nctîon avec le cylindre de fer, sseur joue, par rapport à ces les de retient; des traverses leux roues en bronze et contre s maintiennent d'ailleurs dans clément de ces hélices est fait ^ue lame à Taulre la. polarité ^ le nxouvement du tambour ainaanl de pôle différent devant ^e induit, qui se trouvent ainsi ternativement inverse.
trouve naturellement magné- '^te, par le générateur dynamois décrit précédemment, et qui r ® **^ênieaxe que lui. On P^"^" ^ ^^ générateur une autre ma- ;. "^^is on se trouverait ^^oi^ ^^savaniageuses au point de ^^^
^"^P^se, commeonravii. ^^T ^"î«^obile et garni à\n ^""^
^^"«^s d une roue à encri*^^
interne, et e»ies '^^ S,.^ magnétisantes B^f. hélices sont 'situer ™ ^^ 4 rautre par cou^x^, manière à cons ^jt^éfflit^ Vs^éme électro-m^^^ ^ complet, et ^ ^-gteur M, q liAre a/?ow&ï indiy{\^ti<,ti ment au c»'"?!™'; tiveinent l**^» permet rfe rec«eii/f7^f//e. rément ou coliec ^jg J^S courante qu'elles four^f^' sent au moyen a«^," .„^, ^ Q, 5. C'est à l'intérieur d^'^' anneau que tourne I '"""^^e^j^, qui est disposé de manier J que les noyaux magne qu^^ ^^^ ^^^^ systèmes passent Jes uns deyant les autres san^ ^ toucher. Avec celte disposition, chacun des sysfeineg magnétiques de l'induit se trouve successivement magnétisé dans un sens contraire ; car, si l'un des noyaux (J^ j'inducteur, agissant sur l'un des noyaux de l'induit, est polarisé nord, les noyaux voisins de l'induit seront soumis à l'action d'une polarité sud, et il en résultera toujours dans le système magnétique de l'induit, relié au commutateur, une induction magnétique qui se traduira par la production d'un courant. Quand l'inducteur aura avancé, l'induction magnétique qu'il avait déterminée se trouvera renversée dans le système induit considéré, puisque les polarités seront de signes différents, et l'on obtiendra une nouvelle manifestation électrique en sens inverse. èofet-e Comme l'action analysée précédemment se J P ^^ simultanément sur tous les systèmes électro-magneviH de l'induit, chacun deux pourra fournir une acttoj^ ^^^ lui est propre et qui sera indépendante des aui ^^^^ qui permet par conséquent ta division de 1 a<^;^*' . q^v trique déterminée par l'inducteur. En admettai ^^^, chaque système magnétique de l'induit, «^'^'""P***^, ^trif hobines, soit susceptible de fournir un <=*'^*"*'^^ , tri*i* assez fort pour entretenir un bec de 1"™*?^® ^^ 0g % on pourra obtenir avec la machine représem ^j 1 rUlamination de 12 becs de lumière électrique, »^^^ veut en obtenir- de différentes instensites, 1 ^^^ cif*^^ moyen du commutateur M, de reporter ju^^^^
nd de \a ^construction delà
e ce\lere^:K-ésentée%.27en
12 plaques. de contact, et à
it deux bornes d'attache, J'une
,-inême, l'autre gui commu-
• à manneLte J. La première
lagnétique «correspondant; la )
,utit à la lampe éJectrique. De
3 sont pourvus eux-mêmes de \
Jeux à deux et permettent de f
uplement ou la séparation des
iquée pendant quelque temps chemin de fer de Lyon où elle 2UX. Ces foyers résultaient d'un et de deux systèmes induits de.
x»uplant ensemWe ces bobines de leurs circuits plus,- ré-
trique du système Lontin on a convenable de ces boh "^s, eu circuit extérieur, nZ * Sl.
nbre des fovers ; .^^^^er à 3»
-valent à /ow"^"és ^o"^ chines sont in^t^ u x ^^^^el - ^^ e«t(gareSai;:ï:t''.**^ files '
' ^^ la machine . ^ enfr#^ "^
w,eï»t^/rdes courants g P*^ ^M^*^^
' '"'" ^" viïiduit est conslituÊlpa^^.
:. ^» seo^ctïvctrt .jonialemcnt, comme .ion du P-fef *!^'Uex^ot.gfi^^^^Jle«rs comme Vanneau
!^S \e ^«'^^ ^'^- !u «vèt^*^ ^'^^'''^'SîndTe, au Wcu d'être r^
liées à «"
* dans cliBCt^ '^ ^^ sections de Js aUern^^^ ^«*"««t renversés Vrs aniiafe p-^r «n génératear i que nous a'w-<:>Tis décijt p. 73.
actiincs qui tc».mar-nit ies courants delapïacedes l 'Opéra, ^jg ^.^^^.^ 1
jlace rtu Thèâli-^-Français. Quatre i'
es pour cela. Une est placée dans ),
ux autres dans des caves vers le •Opéra, et la quatrième est instaJms voisines de la P'acedu TJiéâlre- i
s produits par ce genre de ma- '
quatre bougies Jablochkoff, et, par
de machines entretient seize bou- ,, il est vrai, deux bougies allumées ; chaque candélabre de ig place de n a qu'une dans les candélabres de
dans ceux de la place du Théâtre-
itrè qu'il fallait compter «« ^^^ plus e force motrice pour J'e», *^!" „ de esquinedure^-ailleuir;;:»^^^^^^^^ . Mais nous re viendrons "^pj^i^ loin
machine est vue m«;.-.
Le système électrol?" «« ^'^"P?
•ecouvert d'une env^^''^«q»**' *' ' dune garniture de h j"PP« 3e f^nie
^ytéme jafc*«.<?i.iro«: — M. Jablochko
«ussi construire une machine d'induction '
'«flversés et à division^de lumière daxis laqueL
joyages fussent plus faciles qu'avec 1b maclm
"ente et gu/ p^t fonctionner arec une moindre ti
cju '^"s déterminer d'échauffement. ^ ^"[P^^i
iZ.'^'^ne inducteur une roue dentée en tont^
néra!^^''^''ti^S^''^"^ent inclinées P^'' '^^Pff"^^
roue '?''"'^y«"^'-««"^««'^^é par ^« ^i''^''"^'''^^
peu j'o séparées 7es unes des autres p^r un q^
*^'» cour ^^* ''^"^' comme on Je voit flg- ^». ^
3sr s
Se, Jpo j " traver-
^^ment' alteniati- ^\^-
font .* 'Contraires qui "^iWfcAv
soi>(g ,!*. système une
à p5jg ^^ectro-aiman t
san( "'^''Uiples, agis-
^a^n/^^'ne 7e pigrnon
L'injy VedeLonlin.
Par y " ^st constitué
'^°-«i.î* série d'élec-
^ Pôie ?'s droits B , B • .« - ^.
^^^t p I* épanou i s qui
«e/,t , ^c^g parallèlement k Va>t% Ae \a roue 614*^ }^' éj aents SS, NN, SS de viç\Ve-e\, de leWe ^ A^U^tea contnct par ^«. \iow\. a^NecYxine deces t^ & *)R„f de l'autre bo^tt \a dexWNOvawe-, coïO ««1^ %j ' ,„isées altex'n.aV\ve«ve^V dvxne «va« law, » i. P .^„1te aue, powT- wr\e ce^v^wv^V^
fil ^^^«s^^^*^ ,^„ités i>o\aîre:s , ce Qjiv ev^%
, viiag-né to-e*^ après avoir abandono . maiS' *^*^'^^i'ti0S <ies dents polarisé Ipre»*^^ *^ Dw,izedbyL.oogle
^r.î^^ttout^- *rois séries entenroaï*^^*"f ii\ \>oUr».«s réunies en quaa- Ue«n 36 denU à X« roue et dans .ces ,Y\etoent ?.'*,.a^uuroaS-e «^f deux bougies ^v^^ «^^tc'e tnolrice éc,«i va/ente à la force . une ïorce ""^.j^flueaoe d un courant w- ,s, toais sous^^^.^^ ^^ «ramme. De cette ?«neçettte m ^^chine Gramme se trouve jowtant de ^^ ^j^naitiotis en courants aller-
enversès.
OMPXRXTIVES SOR tES EFFETS PliODOItS P*»
KFÉR6BTES MACHINES ÉLECTRO-MAGNÉTJQOES.
comparative des effets produits pa,. les ditf^chiues propres à la production de la lon»ere était d'uneextrême imporUnce, et onTasibie»
l'à différentes époques on a fait des expéï'i®"*^*^ loins complètes. Déjà en 1855 M. Ed. Bed" H ce point de \ue, sur les piles, un travail **"^"' ,t continué au Conservatoire des arts t ïï*^*^^^"^ .sca avec les machines magnéto-èlept^îrfi»®® ^® ^ie VAUiânce. Plustard, ces raachineV!î^vifl'"«"^ tudes sérieuses à l'administration dl P^'^^'^
DTgffied byLiOOQle
ef
....-- vî,, .^\\^L voulurent «ga.Y^^^2^>-^ \i?lu ^"^ ï»e«r Vx-<3
'^'S liment.
fé joue ua trop ^?A wi^*'^ i*irn^
\es diffèrent^ €^€>MJstrmmt^ ^^ les. Outre que la plup^^'^j^^
înlifiques nécessaires poi/r donil est certaias intérêts p^i^^^^^
e de faire disparaîtra ^'^^fluence ts, et quant à moi, j^ ^^ois gy-j ► des résultats annoncés. Au ^-^ t donc bien difficile àeserecou^ irer qu'une commission fntenia»
ider complètement 1^ 9«esr/on.
Lons, dans les deux tableaux des 2s résultats obtenus par les coméricaines.
'e fixé sur la valeur des chiffres
ievrons dire que l'étalon de lu-
et qui est désigné sous le nom
lumière d'une boug-ie de Sper-
st équivalente aux huit dixièmes
«gie de l'Étoile. IJn hcc Carcel
lemi environ (9% 6). Les mesures
^ pieds et pouces, et les poids en
dred zoeigts (Cwl), quarterons et
ons donné la traduction en me-
M. Boistel, du moins pour Je ta-
mesures anglaises on parle du 'nse et du pouvoir rayonnant dif- ? oien s'entendre sur ces deux:
^l '^^y^nnant condensé, oor^^^ '^ P- 21 , s'applique à la lurni^^^ t contmu entre deux charl>^^'' en forme de cratère est tO^^""^ ^flectenr et à renvoyer la iS^^l^ accroissement du pouvoir >cl^^-
(^oo^le
i^iffrr
^■■.%ir
^t- par \a ttva :BC^i€5re dom 50/,/ dispo^ ciarq^^^^^-.eLues d^ la jnac/une et partie
♦^aordinaire qu'axée machine à coni^ 'User les avantagres dont il est ques- "^T ci nous croyons c|«e si cette machine Sue de rexpérienct3 scientifique, pour Service pratique, les conclusions auraient tes. Nous croyons du reste que j^ ques^ up moins connue en Amérique qu'en Euaussi ravis de plusieurs savants améri-
t à ce sujet M. John Trowbridge dans le Scientific invier 1879, p. 25 : *^ ^""^ '
la lumière électrique, l'Amérique est bien loin de .rogrès récents accomplis, et à moins Qu»„ne grande ne à se produire tout à coup en ce plvc^pt au'elle ar l'oflice des patentes, ce n'est pas ig; ^^ \ faudia eautés. H^ **
n'existe pas seulement dans Je noinhr^ . variété ,nt été présentées au pubJic, maki^ ^^ ^^/ons la je aux machines dynamo-éJprfri^ ^^^ore ^ '^ ^té des différents mWrJL'^t'; ^n ^"^Z >es Gramme, dont la machine d^^'^^^s Si^"^T^, ,ssant et qui ont pu être disnnL ^^^^^ckart . » ?^^ mts alternativement renversé. » ^^^ ^e m»"'* t« .re régaliére des charbo„S,::"dition néoe^TZ
voyons encore les machin»! .^^^ Pour |1« JamP^^ ats. Il semble qu'av" t"^,^.""« qui^rf^^»'" rce motrice pour obtenirln™!,'*"'^^ ét^„^ére,«„;l ,
l^-ÉCLAIRAGE ÉLECTRld^^'^^ ^^ «^
sont du reste^^Sment eJies ont été for ^^^^
justes. Voici ^«onoiniV^. ^
, !• La « moyen de o Plie utilise a
lumineux dans ses condition ,^ ""^f'îc^H.^* ^^^^
peut guère constater '""^."^de Brush vient .«" «eco^* V»^ P**" # la grande «»«^**'Cu dans l'arc lu"J'neux ^^^ ^^^,^ pour l'efficacité. Elle P':*'Sce motrice e'"?'"/."/ >»" ^i ^^t**' StiledeSl pourlOO d«.»^ Siles frottements EUe ^^ .^^^v^^
pour 100 après en avoir ^^°^ à Ja ma^'""! *^^f'>»t*iJ^st ^^* fe fait que de très-peu /«ter ""« très-grande -«es^'J^ ^^^. elle a le désavantage d exi^ et ^^*s
• PS et qu'une moin^j „ière qu'avec les machine^j;«J»Cen.', ce qui est un gi-an/^^e,,, soit nécessaire pour leur I .„ régulateur électri^ **'
n^AHièriquetfa pu encore pro^ri,;;^:! l^ f -bon^',^,^^- W^, tioun^t'»^--^^^" que cclaY^^; trouve. On "X^^^ «»core"^^«^^ sontsupèmuTS k ceux q«f^J procédés galvanoplashque ,^j n, ,^ charbons métallisés par IÇ* P de leur point de combust,on^J>H>ô^ cnent leur échaulfement »" t.„gumps en France. La lampe B^y* <ÏUi sont pourtant connus df «'^««"ues en Amérique, répondent bi "^'» «t la lampe WaUace,les V^^^jZ, et il n'y a pas pus dune dou^^^U,, besoins de l'éclairage B^n^^fL;, éclairés par la lumière élecii.?*»n^ a-établissemenls, dans ««X^mes sur l'ancien continent. L'éciaJ?^^. alors qu'on les compte parce" , (pas non p us réussi en Amét.iî^»«= par les effets d-in<»»descence J^^^ ^^ ^^,1 ^^ ^^^^ l'azote^^^ ^oit que Vou ait P^a-^^^f^^ de platine et d'nndmm ou de l'amia-?/t nue Von ait emploie des n désagrégeaient ou craquaient après ,î''^ ^latinisée. Les <^^='^Î>°"L ^éfal tondait. Du reste les deux systèn,"!** certain temps, o^,^"*^,, charbons et fils mwndescents, ont été ^^^ que noxis venons dexpos ^^^^^^ ^^^^jent plus dispendieux q^;-
rststém^Té'cîllirageaug... ^
Il) LKCIAIRAGE ÉLECTRIQCK.
fralteme^ls. C. d.HaTantage est U est ^^^^^s ^de facuUé qu'elk possède de fonctionner a.^^^^^ ^^
résblance extérieure, comparée a la J^^rV^^rr^nient de la géii^fr.leur, ce qui annule pour ainsi dire 1 ^Î^^*X^^^ m^cltine. C esl, du reste, celte machine qui a donne la pm forte lumière el les courants les plus >ï^^^^^.^' ^ ^j. -vec
. 5- La petit, machine Brush vient en ^^^^^^^.^^^^^^^
un travuiV utile de l arc estimé à 27 pour iOO d?^ P?.^ ^
moteur employé, soit 51 pour 100 avec df*«^^«^ ^^Sure
inenl^. Bien que celle machine soit en quelque sorte infe^eu^^
à la machine Gramme, elle est néanmoins une machme a ^^
rableiiient combinée pour la production des courants a ^
site, et permet de produire des courants de force ^^^^^
i«otrice très diflerente. En disposant convenablemcm ^^
njacliine, la force électro-motrice peut être a^S^f^r^j^rti^^
55 à 120 volts, et on peut répartir les courants q^'^^^o^^tre
enlre d&u^ circuits, avantage que du reste possèdent <* ^ex
îrradijnes. La simplicité du commutateur et la facilité ^ ^^ ô
djsposiljon dorme de les réparer facilement sont a^^ ^^\
avantages fïoni il faut tenir compte. Cette machine, e^
^e produit pas uti grand échauffement. ^
* 4' La rïiacluiîe de Wallace Farmer ne restitue pas ^ cttit de travail une aussi grande proportion du pouvoir ^ H^e Ses autres machines, parce qu'elle emploie en travail I ^^que eî d^gts un petit espace une grande partie de sa foi ce^a résulta cf e ce que Ton a trop sacrifié à la produclio I u^^^^^^* ha^l^' ^n remédiant à ce défaut, on pourrait en]
r «« très ^^/jnef machine.
p^/^^^^'s g^^^i^^t tons qu'une machine du type Siemens i
rfé/erm^'V^ ^ ¥ioLre disposition. Quelle qu'en soit la valeur,
^"^f^^ms^ti^"^ auraient eu une plus grande importance
"^^^Otfç^t €J^^ ^Jonnées sur une machine si favorablen
^»^i}{ ^t g^MTB^ J^iquelle l'armature induite est si diffère
"^^""'^^eUr^^âM^^^f^^' * "^"^^ ^^^ ^^^^^s machines, et qui,pî %Z f^ «^ ^^*^"^^^*é, favorise théoriquement letraï^
,"'''' Oo.\^^^^^^^ et Houston font remarquer que, si S i ^^^ ^l^arbons du régulateur adopté dane
uniecV^ Ofle I ^^0 fi^* ^"^ i^^o^ r^^
.ECTRIQUE.
)eu variéî pendant le cours is, quoique l'unedesdéter^ suite d*un fonctiomemeai
s à Mulhouse par MM. fleil- U qui emploient maiiKenant de leurs lampes, gui fournit xigerait comme travail mé-
MM. Schneider ef HeiJmann, nt fourni de leur côtelés
Intencité lumineuse
au photomètre
de Bunsen.
becs.
Observations
sur les régulateurs.
Régulateur
avec
globe dépoli.
Régulateur
sans globe
ou globe dépoli.
it moins favorables qu^ ^^^^ il ne faut pas perdre de vue s conditions exceptionnelles, înu compte du pouvoir luraiutefois, conclure de toutes itre un et deux chevaux de h, 92 et 1 «\ 80, qu'on peut écessaire à un éclair^S^ ^^ ^erait, en partant du chiffre che beaucoup de celui tJ'ouvé un, 70 becsCarcel, par force i de 850 tours pai' ramute.
/ „. "^X^XJE.
aa
ceserûil
des État*
tov»j<:too^^'
co»'
* ^l^QVi?;^^.^' *;.^v^s
.*^*°?r\V?rà»^^^
\ ïo'i'iÈ *^ . cV*^ v>'\ ^fotcfi ?«^
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s»-fe,-^«f;;;îovc*^^.
^vo<*,;ftV
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**>er^v*«.f^«^^*^'
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,vfe*'
\ÏU^
GoogV
dugénévaleur.Cestffon^ ^ ,„ VaTC Of^
furiouià eonsidémr é .^ ^a résistance J° nti awï
mVi*r.* 1^ ^r . ^^ Pln.r ^^^ aue ^"*^ ^r^« oT*0
%t cela peui
«n certain point ^^ "^^ o, ** ""''''« "
LÈCLAJBAGE ÉLECTRIQUE-
^tes, ette pnt atteindre 43,4 pour 100. En ^^ câble moins résistant, cette perte, avec la
Siemens, fut réduite à 25 et 24 pour 100; ^gtiait55 pour 100 quand, en accouplant deux [ Siemens en quantité, leur résistance totale ^èe d® moitié. L'application de ce câble moins xxti^ machine »dè l'Alliance provoqua une perte
|. lOO de la lumière totale, et avec la mau^ljncs cette perte s'éleva à 66,1 pour 100.
d«u^ machines de Holmes accouplées la perte [6 5 P^^^ ^^^' ^^^ expériences montrent donc
btc^i^ les conditions de maximum de lumière,
la résistance des fils conducteurs soit en rap- 'cellc àe la machine.
«jlOTSS
sv^
lES RÉSULTATS PRODUITS PAR l'aCCOCPLEMENT DE
-,xES, ^" POINT DE VOB DE LA LOMIÈRE PRODUITE.
les exp^**^^^^^s faites à South-Foreland avec les '^ magnéto-électriques accouplées, on a pu re- *® la lumière produite par deux machines ac- ^ ^ n quantité était plus intense que la somme %^es produites par chacune d'elles agissant iso- ^^r nsi deux machines Siemens ayant donné iso- • ^^ lumières dont l'intensité était représentée ft et 6 565 Candies ont fourni, étant réunies en ''^ une lumière équivalente à 13 179 Candies, soit 100 de plus que la somme des lumières pro- ^^èoarèmenl, et ce résultat n'est pas particulier aux ines Siemens, car on le retrouve avec les machines me- mais il est beaucoup plus accentué avec les ières. Nous avons du reste donné les résultats de xpériences dans le tableau de la page 120-121 . Cela prouve, conformément à ce que nous avons dit prèmment, p. 115, que l'on a plus d'avantages, sous le orldel'intensitè lumineuse, à concentrer 1 action élecle en un seul foyer qu à la diviser entre plusieurs.
ti«ii«n
*a rk
«ACBIVB*.
BaB^
Pr.
1 Uèt- ,
12,350 ll,3î \ i,5'î I ^'^' 8*000 1 0,79 l 0,19 j i,24
SlEWEHS
Grand Mod.
SfE^ms
Mod# moyen, n' 58,
SiEH^» 2,500 1 R*^ \ \
Mod. moyen, n.68.| \ «.66 J o,74 \ 0,254l 1^,^0
2 Viovm ... .1 27,750 i ^ I Accoop. entre elles. \ o ,00
2 Gbahiie .... l6,OOA 1 Accoop. entre elles. ^ l 1
2 SiEHETfs. . . .| 5,onn
^■•lÊi
'*«»€«» Amaïï.*iiggg
1^2 L'ÈaAlKà.GE ÉLECTRIQUE.
ORGXKES EXCITATEXÎKS DE LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE.
I^umlére produite e«tFe des électrode» de «l^arbon.
— Nous avons \u au commencement de ce travail que la lumière électrique résultait du passage d'une décharge ou courant électrique à travers un corps aèriforme ou solide, doué d'une assez faible conductibilité pour roug»'
' sous rinfluence de Tènorme chaleur développée par suite de ce passage. Nous avons également vu que, pour obtenir cette illumination dans les conditions les plus fevorables au développement de la lumière, il fallait empM^^^ comme org-anes excitateurs ou électrodes des corps s^
ceptibles de se désagréger et de brûler facilemeï^^» ..
9ue de tous ces corps c'était le charbon qui Ao^ ^
Jes meilleurs résultats. Nous allons maintenant ^?^.
Occuper des meilleures conditions de ces organes c^^^
C'est Davy qui a eu le premier l'idée d'employer dcS l^barbons comme électrodes pour développer l'arc vol honT'^'^^^^ ^^^ charbons étaient des baguettes de charl était ' ^^^^ éteint dans de l'eau ^ Toutefois leur usure fibstif! f^^^"^^^^ 1"^ d'autres physiciens cherchèrent à ^'estu^ ^" oliarbon de bois un charbon plus durable, butp^ X^o"^^^" 5"*' *^ premier, pensa à utiliser dans e^.^^^^p^r'4^ci«its de la houille, déposés sur les parois ?/^y%^ 431^ o^ l>rule ce combustible pour en tirer le bj O Jfc^ eix^ t ^« ^ette manière un arc voltaïque d'une
0,^ ^ i ^^^mcS ^f^ ^'"™^^ ^^i^^^it beaucoup à •V ^^ <oorxipacité n'étantpas uniforme et se trou-
^V,.*^^^^î^^latàiriSèrra.^i^^^^ ^^ <^harbons de bois qui ^:t^^^=^''^ «ûtient de la lumière rayonnante.
L'ÉCLmAOB s
*''''>«'XT';«/» w^'^'^'^P. '^^'^'•^^ terreuses eV
;?'*»«. d'un f^'*^^^^"ce,c/:^^^^^ était vacilla
vr"r'««'«C>V'*V^«-^ant à la suit
^«ct •"^'' ^^ut,:''''oJ ^U temps aocompaj
'?*"»^ o,,"''^'/ofl» 5«%/'^0flVeflabieriiei-it ces c
^^ '- ^ -\ ^ «ir-*- *, lotion.
\V»'>^;.r'''»''' *^ présence deT?"*^ ^*" *«^ * "^ t* ^ Ai*''*"*^ "^ "»'" '^«▼aie^t *"' *" ùrei à mesure de «f Ç*"^ l'are 'oltaîqoe. )fM r **"** a jouter kar bauère \ cvpU'^ *^ ,r^t ^S^af»! des exi^' - ''^» Gaudnin, irebereaa.
o^l <*'*^ \, i ****.? '*^ '^''««13^"'^ *P*« «>" rapporlMB
V\o» ^*'^ i^r «' «s» rare qol ,.^* «*^ <!»'» «»»« «"^
(aisaot»» ^t*****"* "^"traîng ^ntroductioo de ces sels
dan» **^ ^ ce» ^apears rende **.** ** formation de Tapenrs.
et con»*** cillante et insUble **"** ^'"° ^'* ™' '^ '""
miM-e ^^ 1 c^rtMne seul ' **'™ * préféré généralonent
«npïoîf' Aée 18^, MM o .
*^ !Lf poW '"""«'' des' iî***'** e* Edwards araient fait ^'*'*' on wélange de cok *'**** Po^'al"™^*'""'
IL première cuisson Tn?^^"» «ompriiné, était soumis
diSuUon concentrée de X"' *^'«»«"« <« »j«"îf'* "î** îirâ la chaleur blanche. ï^"^?' Puis à une seconde cuis-
M. Lemolt fit breveter dan» *î*'* ^"* P'"» t»^» ''^ t composés de 2 parties de cha t ****™* *>"* *'^ charbons ties de charbon de bois, de i **" de cornue, de 2 par- Ces substances réduites en nf^*^® •*« goadro» liquide, à une forte compression, pm^ '^ étaicm ensuite soumises •irop de sucre et cuites pen-,i*^^*^'*'**«'^s d'««» ®" * haute température. Elles éf • * ^0 ou 30 lic«*"^ ^ ""* de» immersions successives ^'^"* ensuite P»»*^E^'*.o!f MM. Lacassagne et Thiersl..*'^» des acidi - *^ **f ' baguettes de charbon de ««*"««* ridi Hc pW^"' '** dans un bain composé d'unl"'*^ en iT fais**»* ^"^^^ ou de soude causUque, fond? '^^'^ine!! f ité de potasse ration, suivant les l„t;ur8"**«e Par voi^"'"* le- Cette opémeren «'«'cates de potasse' ^^«»ent I *® '?*** de t™'"'^»'"contenue dans les charhr **•* <ïe «^*^'*«»»' b»'V.i«s la silice
silicates de potasse' ^^^»ei
'«/«"« les charbons**'* ^^ «ou7^ *lTtol^^
el
ei
rifier qu'à les «remp ;:""«. «t i, "^««ie sol»»^our l-pul'eau bouillante. p4 [Te^^tque^,^»-estait^j^is dansde porcelaine ou en terre rét .««'^•net?^^ iï'^'^^tx tube en
si
^'eslTJr/"''"-^'<iey'^o toutes P* ,^
«'^«%?^^C/>««/i''°'^«Pa'-i«"«» aurait 1 pois r?!''"''^>Uo" ''""^ntn^ /«niiex-e électricm<
"ïoiefl/l '^'^3c/i,„ '"'■'•ii-*. ",- ^*A£*c;«ïin
:'«fr<: ^f'^'-i ^^^-JS»-' ^^/.f V*^* <-«
^/èaVlKAGE ÉLECTRIQUE-
vous nous Vtiwi «rnseitte. ^ .,, i» pi\e de"Volta, avec
. Ainsi, ave. Hotre machine >-«'^P'»J,"^-'^Weur adapté à l. charbon lac-iiieUin, »^«« "" f^*°''"t av^ un bon réflecleur, 1.^ problème de la lumière électrique a Dora en nit-r eera cotniilèlement résolu. Beruoi- »
1 Agrées, etc.
Système Jaajudain. - Pour obtenir «n caij^^ P^ M, Jacquelaia a eu recours aux carbur.s d ^^^ro a .^^^^^ pr^senU^s .oit par les goudrons ivsiiUanl de \a o^^^^^^ lion des hoiiillog. des schistes, des tourbes, etc.. ^^^^^ les nombreux produits qui prennent naissance l^ .^^^ la carbonisaiioiidecescombustiblt^s en vase «^^«^^^ ,^^t^ Jes lui lies lourdes de houille, de schiste ou de soit par toute matière organique volatilisable.
*Ces nratières organiques, dit M. Jacquelain, enitO»^
fJ-'His un r^i^ervoir en fonte, sont introduites dans une ^"^
ejï /onfe, <ï«i est à un niveau inférieur, par un. tube iC
^innication iTiuiii d'un robinet, pour y entrer en ébuUtion
^h^udiérG est pourvue d*un robinet de vidange. De là les vj
se dirl^^j^ i , j^ar un tuyau en fonte, dans une cornue horiz
^'/^^''%./^ ^r-^ï'*^be de TU renversé, vient s^embranch ^Jùf. /%^ M-^t^^ ^^^^ ^,*^^^® ^^^^ une grille le gaz hydrogèn( /^^/t^ , '^^ V»^*^^ ^^ ^^ produits volatils qui auraient échi ^^/>. ''* ^^Tl m€^Â^^^ P^^ *a chaleur *. »
\. ^,^*3Jiaent, ce procédé était très incomï
% ^^^^^^^"^ ''"* ^^eis, u LXXII, p. 421 (28 octobn