‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électrique (volume 2)Chapitre 65 sur 91 · Flambage et goudronnage successif · texte numérisé non relu

Flambage et goudronnage successif

Poteaux injectés. — Différents procédés ont été proposés et appliqués au traitement des poteaux, dont le bois fait d'un tissu lâche est imprégné de substances protéiques.

Us peuvent se ramener à deux classes : les procédés par immersion, aujourd'hui abandonnés, et les procédés par injection.

Le composé chimique incorporé dans le tissu ligneux doit être antiseptique, et, si possible, jouir de la propriété de précipiter l'albumine. Nous donnerons un aperçu des méthodes employées et des résultats auxquels elles condmsenl

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Injection au sulfate de cuivre Légè-Fleury et Pironnet, — L'appareil est formé d'un long cylindre en tôle de cuivre de 10 mm d'épaisseur pour résister à une pression de 15 atmosphères, relié à un jeu de condenseurs, à une chaudière à vapeur et à un bac renfermant le liquide à injecter fait d'une solution à 2 ^jo de sulfate de cuivre.

Les poteaux charjj^és sur un wagonnet pénètrent dans le cylindre que Ton referme et où Ton envoie de la vapeur sous pression ; puis, à Taide des condenseurs, on précipite la valeur d'eau : le vide se fait et les sucs du bois coulent au dehors.

On établit alors la communication avec le bac à sulfate de cuivre dont le liquide vient remplir tout le cylindre et, grâce au vide,s'infiltrer dans les canaux du tissu ligneux.

L'injection terminée, on refoule l'excès de la solution de sulfate de cuivre dans son bac et Ton procède à une autre opération.

Avec un appareil et une force motrice de 10 à 15 chevaux, on peut faire par 24 heures 8 opérations représentant Tinjection de tiOO poteaux de 8 mètres de long.

On peut compter sur une dépense de 300 à 400 kg de la solution antiseptique, soit environ de 67 kg de sulfate de cuivre, par mètre cube de sapin, soit 0,000 kg de sulfate par poteau de 6 m à 6,50 m cubant 0,100 m®.

Il est très important que l'eau qui sert à dissoudre le sulfate de cuivre soit exmpte de sels de chaux ; autrement Taclion ultérieure de Tacide carbonique provoquerait peu à peu l'élimination du sulfate de cuivre avec mise en liberté d'acide sulfurique.

Le hélre, le sapin et le peuplier s'injectent bien et acquièrent une durée normale de 12 ans.

Injection au chlorure de zinc, — On utilise un appareil analogue au précédent. Après avoir maintenu pendant 2 heures l'action de la vapeur d'eau à 1,5 atmosphère dépression, quand toute l'humidilé du bois est évaporée, on iait le vide pendant 1 heure et Ton refoule sous une pression de 10 atmosphères la solution de chlorure de zinc.

Celle-ci doit marquer 3® Baume ; elle est faite de 1 partie de chlorure de zinc de densité J ,80 pour 30 parties d'eau.

Le mètre cube de sapin absorbe 223 litres de la solution ci-dessus, soit 1,200 kg de chlorure par poteau de 6 m à 6,50 m.

Injection à la c7*éosote. — La créosote est un puissant antiseptique en même temps qu'elle précipite l'allumine; appliquée par Béthel, puis abandonnée, elle revient aujourd'hui en faveur par l'emploi du procédé Blyte.

L'appareil Blyte comprend :

1. — Un cylindre pour loger les poteaux, muni d'un dôme pour la condensation de la vapeur créosolée et l'égalisation de la pression avec l'appareil voisin quand on mettra ce dernier en marche.

2. — Un condenseur qui recueille et achève la condensation de la vapeur créosotée non utilisée.

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