‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électrique (volume 3)Chapitre 30 sur 98 · CONTRÔLEURS DE DEBIT · texte numérisé non relu

CONTRÔLEURS DE DEBIT

naisoa, produit uae coloratiou rouge quaad la base étant déplacée l'acide lithmique est rendu libre.

Pour rechercher la polarité d'un fil traversé bien entendu par le courant, on met Tune des extrémités du tube en contact avec ce fil et l'autre soit à la terre soit sur Tautre fil : la coloration se manifeste très rapidement; si elle tardait à se produire il faudrait rapprocher les électrodes en tournant les boutons moletés pour diminuer la résistance du liquide qui s'élève, dans les modèles courants à 30.000 ohms.

Si Ton fait usage de papiers, il faut découper une bande, la mouiller et l'appliquer à la main sur le fil ; l'opérateur ne doit pas être isolé du sol pour permettre au courant de traverser la bande.

Contrôleurs de débit.

Conlràleur automatique de débit Maxime Lailte, — Cet appareil est, dans son genre, le plus perfectionné que Ton connaisse ; il met automatiquement hors circuit les appareils récepteurs, lampes, dynamos, etc., aussitôt que l'intensité dépasse une valeur relative prévue et il les remet automatiquement en circuit quand l'intensité du courant a repris sa valeur normale.

11 peut servir à des usages multiples, et, entre autres, à contrôler l'allumage des lampes lorsque la police d'abonnement du consommateur comporte une tarification à forfait ou à la lampe-heure ; il s'oppose à la fraude de la part de l'abonné.

La Fig. 188 est une vue de face.

A et B sont les fils de branchement sur le circuit

L KGLAIRAGE ELECTRIQUE

principal. R est une résistance représentant le circuit à contrôler.

E est un électro-aimant muni de trois enroulements.

D représente Tarmature de Félectro-aimant en équilibre instable.

Kl Kj sont deux pointes fixées à cette armature, chacune pouvant alternativement plonger dans les cuves Cl C2 remplies de mercure (Fig. 188).

Fig. 188. — Contrôleur Laille (vue de face).

Si, l'appareil étant dans sa position d'équilibre, l'armature D qui est en équilibre instable est attirée, elle bascule sous son propre poids, sort de la

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cuvette Cl la pointe K^ et fait plonger la pointe K, en Cj. Dès lors le courant, pour aller de B en A ; en outre, une dérivation est établie euD.

L'addition d'une résistance Bg dans le circuit a pour effet d'abaisser l'intensité générale bien au des- ' sous du régime normal.

II n'existe aucun rapport entre les résistances R, R, Rj qui enroulent Télectro,

mais les deux der- Fig- 189. — ConlrAleur Laille nières sont établies (^ue de profil).

expérimentalement et varient, suivant le degré d'approximation à atteindre et aussi suivant la valeur de R..

Lorsque l'arma- /'^"\!

lure D est attirée 1 ^-^ \

à la plus courte \/ii.

distance des pôles T'" '•!

P.P, de l'électro- ^^...i..'Vjn

aimant E et aban- i ' — nT "j j- ■ ' »

donnée à elle-même \ ' -— ■\^-j.y-.... '""/"

par suite de la dé- -)

saimantation résul- „ ,.,„ „,. * ,

Fig. 130. — DéUila du Cûntre-poid».

tante de 1 adjonction de la résistance supplémentaire, il est nécessaire que l'oscillation s'achève dans le même sens, au lieu

que Tarmature reprenne sa position primitive. C'est pourquoi l'armature est munie d'un contre-poids mobile I tournant sur une pièce H solidaire de D.

Pour le moindre déplacement de l'armalure, le contre-poids I bascule sur la pièce H et transporte au delà de la verticale le centre de gravité de l'ensemble et par suite termine le mouvement d'oscillation de l'armature.

Le principe de Tappareif étant ainsi donné, il est très facile de comprendre le dispositif employé pour en réaliser l'application.

L'armature i) est placée entre les pôles P^Pg de l'électro E. L'oscillation se fait autour de deux pointeaux/?i/? a*

H est la chappe fixée à D ; elle porte le contrepoids I oscillant autour de l'axe o ; v^v^w^w^ M^M^ sont des vis de butée limitant les mouvements des pièces oscillantes. On peut, en agissant sur ces vis, régler et limiter les oscillations. Le contre-poids I porte un talon ou ergot T disposé spécialement pour buter contre les vis M^Mg.

Nous avons expliqué plus haut comment avait lieu Foscillation de Tarniature D par suite d'un changement de sens d'aimantation. Il faut que raimantation de H ne soit pas suffisante pour maintenir l'armature horizontalement entre les deux pôles P^Pa. A cet effet on constitue le noyau de l'électro E avec de la fonte, de l'acier ou du fer ayant une grande inertie magnétique, de sorte que l'inversion de polarité, qui doit se produire à cet instant, soit autant que possible ralentie. Grâce à cette précaution et en raison de k vitesse acquise par Tarmature dans la

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