CONTRÔLEURS DE DEBIT
première moitié de sa course, ces déplacements successifs . s'opèrent avec régularité. En outre, afin d'exiger le moindre effort possible pour le déplacement du contre-poids mobile I, la forme de celui-ci a été déterminée pour que son centre de gravité soit au-dessus du talon ou ergot T autour duquel il pivote dès qu'il est arrivé au contact d'une des vis M^Mg.
Pour assurer le contact entre la masse de l'appareil et l'armature mobile D, cette dernière porte une tige Cg qui plonge dans une troisième cuvette C^ contenant du mercure.
L'appareil est tout entier sur un socle S en matière isolante. Un couvercle peut le recouvrir de manière à le garantir et à empêcher que son réglage ne soit dérangé.
Contrôleur de débit G. Martin. — Le fonctionnement de l'appareil produit tout d'abord une série d'extinctions et d'allumages, puis une extinction complète.
On conçoit que l'abonné énervé par les éclairs successifs retire du circuit l'appareil source de Texcès de consommation.
Les lampes sont supposées, bien entendu, montées en dérivation sur le circuit de distribution.
L'appareil comprend, en principe (Fig. 191), un électro-aimant E en série sur le circuit CC et une armature mobile m ; celte dernière est munie d'un butoir et sollicitée, par un ressort réglable S, de se séparer de l'électro ; puis un train d'horlogerie, dont deux des roues principales RR' sont munies Tune d'une came o qui peut porter contre le butoir K de l'armature et l'autre d'une série de cames aa qui viennent alter-
nativement soulever un levier / portant à son extrémité opposée une fourche en fer ff trempant dans le
Fig. 191. — Contrôleur de débit Martin.
mercure de deux godets métalliques gg montés en série sur le circuit avec l'électro-aimant.
Le ressort de l'armature est réglé de telle sorte que, si le courant d'utilisation a son intensité maximum, celle-ci reste au repos, pour venir s'appliquer contre les pièces polaires de Télectro si Tintensité du courant dépasse de 0,13 ampère le maximum prévu.
Quand Tarmature est au repos, son butoir appliqué contre la came unique de la première roue enclenche le train d'engrenages, et la fourche de fer plongeant dans les godets à mercure ferme le circuit sur les lampes. Celles-ci brillent sans interruption de lumière.
Si Tintensité du courant dépasse sa valeur maximum, rarroature est attirée par l'électro-aimant et elle libère la première roue du train d'engrenages qui défile ; la deuxième roue qui porte plusieurs cames vient soulever et laisser retomber alternativement le levier qui supporte la fourche de fer et provoque les allumages et les extinctions dont nous avons parlé.
Cet appareil présente l'inconvénient de nécessiler l'emploi d'un nouvement d'horlogerie pour la commande des roues à cames, mouvement qui doit être remonté régulièrement, ne fut-ce que tous les mois.
En outre, la fourche reste plongée dans les godets quand le ressort moteur est détendu et permet alors l'allumage simultané d'un nombre quelconque de lampes ; il a fallu compliquer le mécanisme pour obvier à cet inconvénient.
Indicateurs de charge pour accumulateurs*
L'intérêt que présente la connaissance de l'état de charge ou de décharge d'une batterie a conduit à la réalisation d'appareils mesurant la charge disponible.
Les uns sont basés sur la variation de densité du liquide acide variation due à la mise en liberté ou à l'absorption par les électrodes de 3,7g d'acide sulfurique normal SO*H* par ampère-heure. Les autres reposent sur la variation de poids d'une paire d'électrodes et ne sont pas employés.
Parmi les premiers <5itons ceux de Hick, de Holden et de G. Roux.
V appareil de Hick (Fig. 192 et 193) se compose à^xm tube de verre percé de petits trous et contenant quatre
222 L ECLAIRAGE KLEGTRIQL'E
ampoules différemment colorées et lestées de manière à flotter successivement pour des densités respectives du liquide de 1,13 1,17, 1,19 et 1,20. Il suffit de
Tig. )9S et 193. Fip. 194 et ita.
Hydromèlré Hiçk. Hjdromètve Holden.
plonger ce tube dans le liquide de l'accumulateur et de voir les ampoules qui surnagent pour se faire une idée de la densité du liquide. Quelquefois on donne au tube la forme d'une pipette ; après l'avoir plongée dans le liquide, on bouche l'oriGce supérieur avec le
doigt et on la retire du liquide afin de voir plus facilement les ampoules qui floUent. Cette disposition est surtout commode quand les récipients des accumulateurs ne sont pas transparents.
Vhydromèlre de Ilolden (Fig. 194 et 195) se compose d'un flotteur en ébonite, terminé par une tige en même matière doat l'extrémité supérieure se déplace devant une échelle fixe. La lecture de la densité est rendue ainsi plus facile.
Ces appareils donnent des résultats erronés en raison de ce que la poussée sur le flotteur est due à une- seule couche du liquide et que la densité de ce dernier n'est pas uniforme dans toute la hauteur.
Indicateur G. Houx.
— L'appareil imaginé par M. Gaston Roux résoud ces diflicultés : la lecture se fait sur un cadran fixe hors du liquide et la poussée hydrostatique est la résultante des actions exercées par toutes les couches du liquide prises dans un plan vertical,
Cetappareil(Fig. 196) repose sur ce principe
que, dans certaines li- ^'2- *^- " ""i'""'""- de charge mites, ia densité du liquide électrolylique varie proportionnellement avec
224 l'ÉGLAIRAOR Br,ECTHIQUK
la quantité d'énergie électrique emmagasinée sous forme de combinaiBon chimique dans l'accumulateur.
Dfniil*
Jjl
l.iii
3l,fi«
fâis
sis
En effet, d'une part, la quantité d'acide sulfurïque libérée par ampère-heure est constante, et.d'autre part, le tableau ci-dessus le montre, entre les limites ordinaires l,i5 et 1,20, la densité varie proportionnellement à la quantité d'acide normal SO'H'. M. Roux a constaté que la température n'exerçait qu'une influence très faible sur la densité, et que, entre 0' et 30°C, la relation entre D„ et Z)6 était bien représentée par la formule
m = dJ\ -
"aouo
pour des liquides dont les densités sont comprises entre 1,13 et 1,35.
Cette formule montre que, en pratique et dans nos