‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électrique (volume 3)Chapitre 56 sur 98 · DESCRIPTION DBS LAMPES A ARC LES PLUS EMPLOYEES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DBS LAMPES A ARC LES PLUS EMPLOYEES

Lampe Cance. — Nous donnerons en premier lieu la description de cette lampe qui, jusqu'à ces dernières années, tenait la tète au point de vue de la fixité de rintensilé lumineuse, et qui, par Tingéniositéet Toriginalité de son mécanisme, occupait une place à part parmi les nombreux régulateurs à arc.

La lampe Cance est à point lumineux fixe, et son type le plus répandu est destiné aux distributions en dérivation.

Les deux cadres porte-charbons sont suspendus à une cordelette passant sur un double jeu de palans dont Faction permet de faire monter le charbon négatif de 1 quand le positif descend de 2 : cette lampe emploie des crayons de même diamètre.

Voici la description de son mécanisme et du mode de réglage automatique de la longueur de l'arc.

Le moteur est le poids du porte-charbon supérieur.

L'organe principal du mécanisme, représenté sur la Fig. 271 est, une vis centrale V placée verticalement sur deux pivots, et sur laquelle peut courir un écrou A appelé écrou-moteur.

Cet écrou supportant le charbon supérieur tend à descendre, et, comme il ne peut tourner puisqu'il est relié

aux deux tringles qui supportent ce charbon, il fait tourner la vis de gauche à droite.

Au sommet de la vis et engagé dans ses filets se trouve un second écrou B appelé écrou régulateur qui repose sur un petit plateau C calé sur la vis et limitant ainsi la descente de l'écrou ci-dessus.

Si la vis tourne de gauche à droite sous l'action de la pesanteur et de l'écrou-moteur, l'écrou régulateur se trouve entraîné dans le même sens.

Ce sont ces trois organes principaux qui, par l'ensemble de leurs différents mouvements, déterminent : l'allumage, l'avancement progressif des charbons et par conséquent le réglage de la lampe.

Ces mouvements sont régularisés au moyen d'un plateau annulaire D, muni de deux bras diamétralement opposés et placé à une faible distance de l'écrou régulateur.

Ce plateau vient reposer par ^'g- 271. - Umpa l'extrémité de ses bras sur deux tiges de cuivre E passant chacune au travers d'un cylindre de fer doux G, fixé dans le solénoïde H.

Les tiges E sont reliées h deux noyaux de fer doux F mobiles dans les solénoïdes.

Deux ressorts de réglage servent à équilibrer les noyaux.

'i'id l'kGLAIRAGE KLECTHIQUE

L'actioa de la pesaoteur, quaad le courant ne circule pas dans la lampe, lait venir les deux charboas au contact.

Le courant qui traverse la lampe passe d'abord par les charbons, puis par les solénoïdes, dont les deux noyaux F s'élèvent en entraînant avec eux le pla aDDulaîre D, qui vient adbérer h l'écrou-réj teur.

Les noyaux F et le plateau D, continuant à s ver, soulèvent l'écrou B qui, ne pouvant plus I ner lui-même, puisqu'il tait corps avec D, tait toi la vis de droite à gaucbe,

Ce mouvement de rotation détermine un mo ment rectiligne, ascensionnel de l'écrou-moteur charbons s'écartent d'une petite quantité, l'ai forme, l'allumage se produit.

La lampe étant en marche, par suite de l'i des charbons, l'écart entre ceux-ci augment l'allongement de l'arc accroît la résistance ohmi l'intensité du courant qui circule dans la lam| dans les spires des solénoïdes diminue et les no mobiles ayant alors une puissance magnétique al tive plus faible descendent, sollicités par leur pi poids et par les ressorts antagonistes.

A ce moment, le disque D et l'écrou-régul; descendent simultanément.

Ce mouvement s'opère jusqu'au moment où l'i rence du disque annulaire D et de l'écrou-régul B devient assez faible pour ne plus pouvoir résis l'action du poids de l'écrou-moteur qui, pai mouvement descendant, viendra progressive rapprocher les charbons.

C'est alors que commence le réglage, qui se maintient jusqu'à l'usure complète iies crayons.

Ce réglage s'obtient par une faible variation dans l'adhérence des surfaces du plateau annulaire et de Fécrou-régulateur.

Aussitôt que les charbons sont usés d'une très petite quantité, l'intensité du courant diminue dans les solénoïdes qui descendent un peu. L'adhérence des deux surfaces, qui devient alors un frein, se modifie par les actions différentes et successives d'avancement ou d'arrêt des charbons, à des intervalles très rapprochés.

Les deux charbons se déplaçant l'un vers l'autre, le point lumineux est maintenu fixe, au moyen d'un double palan mis en jeu par l'écrou-moteur, et qui, en descendant, fait monter le charbon inférieur.

La lampe type D prend 5 à 6 ampères sous 40 à 45 volts à ses bornes ; son circuit doit avoir une résistance de 4 ohms.

La lampe type A prend de 7 à 8 ampères sous 45 à 50 volts à ses bornes ; son circuit doit avoir une résistance de 2 ohms.

La résistance du circuit de la lampe type E, de 25 ampères sous 50 à 55 volts est de 0,6 ohm, et celle du circuit de la lampe type G, de 45 à 50 ampères sous 55 à 60 volts, est de 0,2 ohm.

On doit avoir au tableau de 65 à 75 volts disponibles.

Lampe Cance, modèle 1895. — Dans celte nouvelle lampe (Fig. 272 et 273), M. Cance utilise encore la pesanteur pour produire le rapprochement des charbons et la mise en mouvement du mécanisme régulateur.

Le [)oint lumineux est fixe dans l'espace, et, au repos, les charbons sont toujours en contact.

Une cordelette de soie Ci (Fig.274) ■est enroulée dans les filets à gorge d'un tambour ou manchon T : elle supporte le porte- charbon supérieur A.

Le tambour est à deux diamètres, dont l'un double de l'autre, pour les lampes à courants continus avec charbons positif et négatif de même section ; il est à un seul diamètre pour l'emploi de charbons de section difTérento, ainsi que pour les lampes à courants alternatifs.

Une seconde cordelette C^ est attachée par une de ses extrémités sur la partie du tambour à petit diamètre, et son autre extrémité est fixée au porte-charbon inférieur. Aban-

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