‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électrique (volume 3)Chapitre 60 sur 98 · Un pont de suspension M · texte numérisé non relu

Un pont de suspension M

Quand le courant ne traverse pas l'électro, l'armature, sous i'aclion du ressort de réglage, reste soulevée et maintient la lame du balancier ; tout le mouvement d'horlogerie se trouve ainsi immobilisé, et avec lui la commande des charbons.

Si, au contraire, le courant passe dans i'électroaimant, l'armalure s'abaisse et dégage le balancier : ie mouvement d'horlogerie défile sous l'action motrice du porte-charbon supérieur. Les deux cadres se rapprochent et les crayons viennent au contact. A ce moment, le courant cesse de passer dans l'électroaimant, et l'armature, en se relevant, immobilise le mouvement d'horlogerie et sépare les crayons : l'arc jaillit.

Quand, par suite de l'usure des crayons, l'arc s'allongera, l'intensité du courant dans l'électro-aimant augmentera peu à peu, et, à un moment, l'armature mobile se trouvera de nouveau attirée ; elle permettra au mouvement d'horlogerie de défiler pour rapproch(3i les charbons. Quand l'arc aura repris sa valeur normale, le ressort antagoniste ramènera l'armature en arrière et immobilisera de nouveau le mécanisme.

Celte lampe peut marcher en série.

Lampe Wilbrant. — Cette lampe est surtout remarquable par sa simplicité. Elle possède un électroaimant régulateur et un électro-aimant allumeur, tous deux en fonle de fer ordinaire. Cependant, malgré

'■îî-Aç;w- '

cette mauvaise condition apparente, Télectro-aimant régulateur est sensible à des variations d'une fraction de volt.

Le mécanisme régulateur comprend : 1** un électroaimant tubulaire E (Fig. 302), avec enroulement en dérivation et dont le noyau est percé au centre d'un trou servant à guider la tige T du porte-charbon supérieur; 2P une armature discoïde A, percée en son centre d'un trou par lequel passe le porte- charbon supérieur T. Cette armature peut osciller autour d'un point 0 pris à la périphérie et elle est pressée contre la tige T par un ressort R suffisamment pour empêcher la chute du porte - charbon .

L'amplitude de l'oscillation est limitée par un butoir B convenablement placé.

L'armature A porte un interrupteur automatique I, réglé par un ressort de rappel D.

Quand Tintensité qui passe dans Télectro- aimant de réglage est suffisante, l'armature à disque est attirée ; elle oscille, et^ par suite de la pression qu'elle exerce sur la tige du porte-charbon combinée avec le poids de la lige, cette tige descend d'une très petite quan-

Fig. 302. — Lampe Wilbrant,

376 l'eglairaqe électrique

tité ; le courant se rompt aulomatiquement, et Farmature A remonte, rappelée par son ressort D, en frottant contre la tige porte-charbon T ; mais ce frottement ne peut faire remonter la tige, qui est lourde et reste en place.

Le déplacement de Textrémité de l'armature est de 1/3 de millimètre, de sorte que les rapprochements sont très fréquents, et le trembleur fait entendre un petit bruit sec et régulier.

Pour un courant de 6 ampères, on emploie des charbons de 16 et 10 millimètres de diamètre et de 20 centimètres de longueur ; mais la lampe fonctionne aussi bien avec 2 ampères qu'avec 10 ampères.

Lampe Nutting. — Cette lampe américaine (Fig. 303) est de construction récente, et, bien qu'elle n ait pas encore fait toutes ses preuves, nous la décrirons en raison de Toriginalité de son principe (Fig. 304).

L'élévation de température d'un circuit en dérivation sur Tare permet le rapprochement des charbons, en laissant défiler le mécanisme. Ces conditions sont réalisées de la manière suivante :

Les deux cadres porte-charbons sont reliés par une chaîne qui passe sur un pignon denté : le cadre supérieur sert de moteur.

Un disque de cire parfaitement cylindrique (Fig. 305), compris entre deux joues en ébonite, est monté sur l'axe de rotation du pignon denté ci-dessus. Il est fait en une matière, à base de cire, dont le point de fusion est très fixe et qui passe de l'état solide à l'état liquide sans affecter l'état pâteux.

Une tige d'argent (Fig. 306), terminée par un bec

pointu, est enveloppée par le shunt, et ce dernier est établi de telle sorte que la température de la pointe d'argent, dans les conditions de marche normale, soit

Fifs. 303 et 304. - Ui

intérieure, de très peu, à celle du point de fusion de la cire du disque.

Quand, par suite de l'usure des charbons, l'arc s'allonge, l'intensité du courant du shunt augmente et la pointe d'argent s'échauffe ; la cire fond autour de la pointe et, sous l'effort exercé par Texcédent de poids du porte-charbon supérieur, le mécanisme défile ; quand l'intensité a repris sa valeur normale la pointe

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E ELECTRCQUE

a cire, faisant prise autour eut de rapprochement des

« Pig. 306. — DétalU de la pointe d'argent et de son «upport.

ort très fin, d'une résistance avec une bobine de 600 à

ttion du disque est très lent pour l'usure complète des

[npéralure ambiante venant larche de la lampe, l'inven- . varier automatiquement la 1 température même de l'atléostat dont la manette est déformable rempli d'un lie dilatation est très élevé.

tomatiques, placés l'un à la anisme et l'autre à l'électro

DESCRIPTION DES LAMPES A ARC 'itO

d'allumage, permetteat de mettre la lampe hors circuit quaadia difTérence de potentiel aux bornes baisse de 2 volts.

Lampe Zipernotosky en tension. — Cette lampe est monophote et à point lumineux variable.

Le plateau de la lampe supporte tout le mécanisme

Fig. 30T. — Lampe Ziperiioivaky.

qui, à part le solénoide S (Fig. 307) en série sur l'arc,

380 LECLAIRAGE ELECTRIQUE

est monté sur les branches xyn du levier articulé Mtnxyn. La branche M du levier est un noyau de fer doux qui peut pénétrer plus ou moins à Tintérieur du solénoYde S.

Le charbon supérieur est suspendu à une cré« maillère G qui engrène avec le pignon p monté sur un bras 0 perpendiculaire à xy. L'axe 0 porte en même temps un disque D solidaire de o, sur la circonférence duquel s*appuie le sabot s d*un frein équilibré par le contre-poids a, et dont la course est limitée par un butoir b.

Au repos, sous Teffet du poids du mécanisme et de la crémaillère^ la branche y n s'abaisse, le frein abandonne le disque D et, le mécanisme défilant, laisse les charbons se rapprocher jusqu'à ce qu'ils viennent au contact.

Quand on fermera le circuit, le solénoïde S attirera M et le levier oscillera en faisant remonter tout le mécanisme qui entraînera la crémaillère ; les charbons se sépareront et Tare prendra naissance. Le frein cale le disque D et immobilise le mécanisme,

Au fur et à mesure que l'intensité du courant diminuera avec l'usure des charbons, l'action attractive du solénoïde décroîtra en même temps que la pression du sabot s sur D ; il arrivera un moment où cette pression sera insuffisante pour immobiliser le système, et, sous raclion du poids de la crémaillère, le disque D et le pignon/? défileront en laissant les charbons se rapprocher.

Lampe Patin, — Ce régulateur est monophote et à point lumineux variable.

Le porte-charbon supérieur est relié au porte-charbon inférieur par une cordelette qui passe sur la pou-

l lie o (Fig. 308) : son po

I second et suffit k pravo<j

[ quand la lampe est au re

i Une poulie à gorge, d

sur le même axe que o; elle supporte une cordelette tixée, par une extrémité, à un ressort H et, par l'autre, à deux ressorts R| R^ ; ces derniers supportent un noyau N de fer doux qui plonge dans un solénoïde S creux en série sur l'arc.

' Au repos, les res-

sorts R[ et R, sont détendus, et, sous l'action motrice du cadre supérieur, les charbons viennent au contact.

Si on lance le courant, le noyau N sera aspiré par le solénoïde S, et les deux poulies tourneront de gauche à droit grande : les charbons s( duira.

Quand l'intensité du coi sous l'action des ressorts a à peu du solénoïde ; les à gauche et les chaiboos i

vemeat des charbons se fera de la sorte par petits

^-''Aups, chaque fois que la force développée par

édeot de poidd du cadre supérieur l'emportera

'action de la cordelette / qui joue le rôle d'un

'gulaleur Serrin. — Ce régulateur (Fig. 309) est truit spécialement pour les projections lumi-

'^ tè

Pig. 310et3ll. — Détails dn mécanisme.

Fig. f

8, soit dans les phares, soit dans les appareils lires ou autres.

repos, les charbons sont amenés au contact, et

ils se séparent lors de Tallumage ; le mécanisme régulateur produit leur rapprochement au fur et à mesure de leur usure.

Une tige rectangulaire H, mobile à Fintérieur du tube K, reçoit le porte-charbon supérieur, positif dans le cas des courants continus, dont le poids sert de moteur ; mais la descente du crayon supérieur ne peut s'effectuer que si le porte-charbon inférieur d^ négatif, est libre de prendre un mouvement vertical.

A l'extrémité inférieure de H se trouve attachée une

chaînette en acier qui passe sur des galets de renvoi

et sur une poulie de la chape mobile P, puis se

rend à un tambour où elle est fixée sur une jante d'un

grand diamètre. Sur ce même tambour, mais sur une

jante d'un diamètre moitié moindre, se trouve fixée

l'extrémité d'une seconde chaînette passant également

sur une poulie de la chape mobile P pour se rendre,

par un galet de renvoi, à l'extrémité inférieure du

porte-charbon rf, lequel est à frottement doux dans le

tube support D (Fig. 310).

La descente du porte-charbon moteur H est régularisée au moyen du système d'engrenages que montre la Fig. 312, commandé par le tambour et une roue à cliquet. Le dernier mobile de ce rouage reçoit un volant à ailettes. Le jeu de la roue à cliquet permet d'écarter, à la main, les deux porte-charbons \\d sans entraîner le mouvement. Il suffit d'agir sur Taxe à carré I du tambour au moyen du bouton E, dans le sens de la flèche. Cet écart des deux charbons (-f et — ") peut se faire facilement, de l'extérieur de la boite, même pendant la marche du régulateur et sans aucun danger, le bouton E étant à tète isolée.

' L-iW

Lorsque le courant ne passe pas dans le régulateur, rien ne s'oppose à la descente de H et au mouvement inverse de d ; par suite les crayons arrivent en contact l'un contre Tautre.

Le tube D du porte-charbon d est fixé à un cadre vertical y, par Tinlermédiaire de deux attaches isolantes. Ces cadres y et D peuvent se déplacer verticalement et parallèlement à eux-mêmes de la façon suivante : deux cadres horizontaux mobiles autour des axes ce s*articulent à leurs extrémités avec y ; on a ainsi un parallélogramme déformable, et D se maintient vertical. Deux ressorts R attachés au cadre inférieur c et suspendus à un double levier coudé //', mobile autour de l'y relèvent le cadre y portant les tubes D et £f ; on règle la tension des ressorts R, par l'intermédiaire du levier //', en agissant sur le bouton à vis M. LaFig.312 ne montre qu'une partie d'un des ressorts B.

Le cadre y porte un arrêt en acier ; il se présente devant une roue également en acier à larges dents aiguëSy fixée sur le dernier mobile du rouage. Cet arrêt enraye le rouage chaque fois que D s'abaisse et le rend libre lorsque D est soulevé ; à ce moment les crayons se rapprochent jusqu'au contact.

Il reste à voir comment on règle la course du recul produisant l'arc suivant la f. é. m. de la source électrique, l'abaissement de D et la hauteur du point lumineux.

Le cadre y porte un taquet / qui se déplace entre deux vis de butée : celle supérieure règle le recul et par suite la longueur de l'arc ; la vis inférieure permet de limiter le soulèvement du cadre y juste de la quantité nécessaire pour libérer le rouage.

Une armature de fer doux F, qu'on peut excentrer sur son axe, est fixée à la partie inférieure du cadre y ; cette armature sera attirée par l'électroaimant E. On conçoit aisément que, en réglant convenablement la tension des ressorts R au moyen du bouton M, on puisse obtenir l'attraction de F, au moment convenable pour chaque source électrique employée.

Enfin, on a vu que les deux chaînettes s'enroulent sur une chape mobile P. En inclinant plus ou moins cette chape par le jeu du bouton N, on fait monter ou descendre à volonté le point lumineux, ce qui est indispensable pour la mise au point à l'intérieur de la lanterne à projection. Un trait circulaire tracé sur la colonne K indique la hauteur qu'on doit donner à l'arc ou point lumineux.

Le courant électrique arrive par la borne isolée B -[-> puis par un fil isolé à un ressort frottant sur la tige H et de là, directement, au charbon supérieur +. Supposons les crayons au contact, le courant passera du charbon supérieur au charbon inférieur, de là au porte-charbon d D, isolé ; un fil souple amène le courant à l'électro-aimant E, puis à la borne de sortie B' — isolée. Ce circuit ainsi fermé, l'électro atlire F et abaisse y ; ce mouvement produit l'écartement des deux charbons, l'arc jaillit et le mouvement est enrayé jiar l'arrêt en acier dont il a été question Fig. 311.

Au fur et à mesure que l'intensité du courant diminue par suite de l'usure des charbons, l'électro-aimant devient moins puissant, l'action des ressorts R l'emporte, l'armature F s'éloigne de l'électro-aimant ainsi que le cadre y et D ; le rouage est rendu libre et les charbons se rapprochent de nouveau d'une petite quan-

lité ; à ce moment le courant reprend son intensité normale : E attire F, et ainsi de suite. Les charbons sont ainsi maintenus à l'écart voulu. Un bon réglage ne doit permettre à l'arrêt de ne libérer qu'une ou deux deals ; on obtient ainsi une descente très douce de H et une grande lîxité de la lumière. Le réglage de la tension des ressorts R par le bouton M et celui des deux vis de butée de t doit donc être très soigné ; on y arrive facilement et rapidement.

Pour maintenir les crayons écartés l'un de l'autre, après avoir abaissé D par le jeu du bouton extérieur Ë, ainsi qu'il a été dit, il suftil de tourner l'arrêt S et de l'amener dans la fente du plot X ûxé sur le dessus de la botte du régulateur. Celte position est celle de son activité du régulateur.

Le porte-charbon supérieur possède des mouvements en tous sens qu'on obtient par le bouton Bo. On peut ainsi amener les crayons en regard ou les obliquer ; en rejetant légèrement en arrière le crayon supérieur, on obtient un cratère incliné et on a ainsi le maximum d'intensité lumineuse sur le système optique de la lanterne à projection.

Dans le but de faciliter la visite des divers organes et leur observation pendant leur marche, la boite du régulateur est formée de trois pièces : une fixe recevant les bornes B et B' et les boutons de réglage M et N ; les deux autres, k recouvrement, sont maintenues par des verrous commandés parles boutons V. Elles s'enlèvent facilement et laissent voir l'intérieur de la boîte.

Lampe Dol. — Celte lampe est polyphote, et à point lumineux fixe dans l'espace.

Elle comprend deux solénoïdes S. S', le premier en

série sur le circuit principal et le second eu dérivation sur les bornes de l'arc (Fig. 313), A l'intérieur des soléonïdes se trouve un cylindre

Fig. 313. - Lampe Dol.

de fer doux M (Fig. 314) articulé en son milieu sur le porte-charbon inférieur N qui joue le rôle de moteur.

Fig. 314. — Mécanisme de la lampe DoL

Ce porte-charbon engrène parles secteurs dentés dd avec le porte-charbon supérieur P ; celui-ci est muni

* Lt:GLA[RAOE KI.KCTRrQUK

poids p réglable suivant l'inclinaisoB <le la lampe

poids du crayoD.

I repos, les deux poHe-charboDS se iont équi-

and le courant passe dans la lampe, l'action du oïde en série S prédomine el les charbons s'écarmais au fur et à mesure de l'allongement de l'action du solénoïde en dérivation augmente ; certain moment elle l'emporte sur celle de S, et nt le noyau elle fait remonter le charboû infé- ; celui-ci, par l'eflet des secteurs dentés fait dese le porle-charbon -h et l'arc reprend sa lon- ■ normale.

le lampe, destinée à être placée dans des lanlere projection, peut indifféremment fonctionner sur >urant continus ou altemalifs.

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