B. COURANTS ALTERNATIFS
fnteosiU en ampères . . .
Tension en volts ....
DiamMre des charbons en moi
heares pourdeslon- J av, gueurs en mm de \ ""
Celle lampe se conslruît aussi pour Véclairage renversé ; la Fig. 263 monlro sa disposition extérieure.
Lampe à arc Japy. — Elle appartient à la catégorie des lampes différentielles et, par suite, est polyphole ; le point lumineux est variable.
Les deux cadres porte-charbons sont suspendus h une chaine de Galle passant sur un pignon denté qui fait partie d'un mouvement d'horlogerie. Le cadre supérieur porte l'électro -aimant d'allumage, et prend le courant sur l'un des tubss de guidage par un balai en cuivre rouge représenté sur la Fig. 280 par une lame blanche.
Le cadre inférieur reçoit le courant par un cordon souple passé dans un des tubes de guidage.
Le mécanisme de réglage comprend un mouvement d'horlogerie, deux solénoïdes dont l'un est en série et l'autre en dérivation sur l'arc, — deux noyaux de fer dou^s plongeant dans les solénoïdes et montés aux extrémités d'un même levier oscillant.
Le levier commande une ancre d'échappement qui sert à enclencher et à laisser défiler le mouvement
Fig, 278 et 2T9. — Type» de la lampe à arc Japy,
d'horlogerie ; la sensibilité du mécanisme est réglable àTaide d'un ressort à boudin fixé à un bras perpendiculaire au levier et au plateau inférieur de la cage.
Au repos, le ressort antagoniste tient le balancier abaissé, et par suite, le mouvement est enclenché.
Quand on ferme le circuit, si les charbons sont séparés, le solénoïde en fil fin, seul en circuit à ce moment, aspire son noyau en fer doux et laisse défiler le mouvement. Dès que les charbons viennent au contact, Télectro d'allumage attire le porte-charbon du haut, en même temps que le solénoïde à gros fil aspire son noyau et embraye ainsi le mouvement qui ne peut plus défiler. A ce moment, Tare jaillit et la lampe continue à se régler automatiquement jusqu'à ce que les charbons soient usés.
Si les charbons sont en contact à la mise en mar« che, l'écart se produit et le mouvement d'horlogerie reste embrayé pour ne défiler qu'au fur et à mesure que les charbons s'usent.
Le réglage de la lampe s'opère au moyen de Técrou placé sous la plaque du mécanisme principal, en tendant plus ou moins le ressort antagoniste.
Lorsque les charbons sont consumés, il suffit, pour les remplacer, de soulever à la main le portecharbon du haut qui laisse descendre celui du bas. On enlève les bouts de charbons usés pour en mettre de nouveaux. Le centrage parfait des deux crayons s'obtient facilement, au moyen du jeu que possède le porte-charbon inférieur, par dévissage de l'écrou molleté de ce dernier. Le chapeau de la lampe étant enlevé, un débrayage de l'ancre permet la descente rapide. Dans ce cas on devra toujours avoir soin de
soutenir la glissière pour ralentir le mouvement et éviter que le choc des charbons rende Técart impossible et mette la lampe en court circuit.
Lampe à arc Breguet. — Elle est polyphote et à point lumineux variable (Fig. 280).
Les cadres porte-charbons sont supportés par une chaînette qui passe sur un tambour faisant partie d'un mécanisme d'horlogerie . Un électro-aimant en dérivation sur Tare a pour armature une pièce de fer doux mobile montée sur une lame de ressort : cette armature, quand elle n'est pas attirée par Télectro-aimant, enclenche le train d'engrenages.
Au repos, les charbons sont séparés. Quand on lance le courant, l'électro-aimant do réglage placé à la partie supérieure attire l'armature mobile et le mouvement d'horlogerie rendu libre laisse les crayons venir en contact. Aussitôt, l'électro d'allumage sépare les charbons ; l'arc jaillit, l'armature mobile se relève et enclenche le train d'engrenages.
Quand la différence de potentiel aux bornes se relève l'armature est attirée et les charbons se rapprochent ; le mouvement de ces derniers est arrêté quand l'armature, en se relevant, vient enclencher le mécanisme.
Fig. 280. — Lampe Bréguet.
Lampe à arc différentielle Bardon, type ordinaire. — Polyphole et & point lumineux fixe, celte lampe {Fig. 282) ne diffère de la suivante que par la disposition de certains des organes mécaniques.
Fig. Z'éi et £82. — Lampe Bardon tjpe ordinaire.
Le volant V (Fig. 282) placé au-dessus du levier frein ABC est suspendu à deux équerres fixées à la platine supérieure. Sa gorge striée reçoit la cordelette de soie qui supporte les cadres porte-charbons dont les extrémités sont attachées à celle du levier FOI mobile autour de 0. Ce levier est commandé par le noyau mobile N'dont les mouvements lui sont transmis par l'intermédiaire du levier ABC et de la bielle CD.
Au repos, le volant V rendu libre laisse les charbons venir au contact sous l'effet de l'excès de poids du cadre supérieur.
Quand on ferme le circuit, le noyau N' est vivement attiré par l'enroulement en série, et son mouvement d'ascension fait basculer le levier qui sépare les charbons.
Quand l'allongement de l'arc a réduit l'intensité du courant d'une quantité telle, que l'excès de poids du 'cadre supérieur, augmenté de la pression nécessaire pour caler le volant V, soit devenu inférieur à l'action attractive de Tenroulement série, le volant V glisse sur le levier frein ABC et les charbons se rapprochent.
Quand deux lampes sont montées en série, la plus sensible règle d'abord, puis la seconde, grâce à l'action de l'enroulement en dérivation qui contrebalance celle de l'enroulement en série et s'oppose à un allongement anormal de l'arc.
Lampe à arc différentielle Bardon, type spécial. — Cette lampe est polyphotë" et à point lumineux fixe.
Elle est formée d'un solénoïde B (Fig. 283) portant deux enroulements, l'un en série^ de gros fil, l'autre en dérivation, de fil fin ; à la partie supérieure du
sulénoïde se trouvent un noyau fixe N en fer doux et un noyau mobile N' suspendu à une tige de cuivre articulée sur le levier mn oscillant autour de l'axe o. Celte tige traverse N.
Les porte-charbons sont suspendus à l'extrémité d'une ficelle qui passe sur une série de poulies de p enp'; le poids du porte-charbon supérieur sert de moteur.
Quand le circuit est ouvert, le ■ noyau N' est au bas de sa course et les charbons viennent d'eux-mêmes au contact. La fermeture du circuit fait relever N' sous l'action du solénoïde en série, et basculer le levier »i n : le charbon supérieur se relève, l'inférieur s'abaisse et l'arc jaillit.
Les choses resteront ainsi en l'état parce que le levier m n vient s'appliquer sur le volant V calé sur l'axe des poulies et immobiliser le système.
Sous l'influence de l'allongement de l'arc, l'action de l'enroulement en dérivation du solénoïde devient prépondérante et fait descendi'e le noyau N'. Le levier m n quitte alors la roue V,le mécanisme rendu libre défile et il'rdo^îy^ijdal '^^ charboQs sc rapprochent, jusqu'à ce que l'influence de l'enroulement en série faisant remonter N' cale le levier m n sur V et immobilise de nouveau le système. -
Lampe Bardon à polenf'"' '•''"-'''"' -^ phote elà point lumineux Qx les précédentes, un solénoïde deux noyaux magnéliques mobile ; le solénoïde est recouvert d'un seul enroulement en dérivation sur l'arc.
Le levier frein m. o n cale le volant tant que le levier d'allumage PQ, sous l'aclion du noyau mobile N', ne vient pas, par son extrémité, soulever en P le levier PQ.
Un ressort R intercalé entre le levier PQ
et le frein m m aide au rapprochement des noyaux au moment de l'allumage ; son action cesse aussitôt que l'arc est formé.
Au repos, le levier frein m. m cale le volant V, et Jes charbons sont
Quand on ferme le ^'' rlrcuit, le noyau est attiré par le solénoïde ; il dé charbons viennent au conta
Le réglage s'opérera de la même manière : le solénoïde attirera le noyau M qui fera descendre la crémaillère, et à un moment donné une dent de la roue R échappera au secteur denté ; les chabous se seront rapprochés et le noyau M sera revenu au bas de sa co jrse.
Les pièces du mécanisme sont très massives et il en résulte un réglage lent qui assure la fixité de la lumière.
Lampe Pilsen, — Ce régulateur très répandu en France est polyphote et à point lumineux fixe (Fig. 287). Il est construit par la maison Fabius Henrion, de Nancyi
Il repose sur ce principe que l'attraction exercée par un solénoïde sur un noyau de fer doux conique est constante, quelles que soient les positions relatives du solénoïde et du noyau.
Il comprend deux solénoïdes S S' (Fig. 288), le premier en série,le second recouvert de deux enroulements dont Tun est en dérivation sur Tare, et deux noyaux de fer doux coniques M M' (ou AB) supportant les cadres porte-charbons et suspendus eux-mêmes à une cordelette Ci C qui passe sur la poulie P. Un électroaimant E en série sur Tare et une résistance en maillechort R complètent le mécanisme.
Si Ton ferme le circuit et que les charbons ne soient pas en contact, le courant va de la borne -i- au gros fil de SS', de là au contact V, il traverse la résistance R et revient à la borne — .Le noyau M' (A) est attiré et les charbons se rapprochent.
Dès cet instant, le courant traverse les enroulenients de S (Fig. 289) et de E,et ce dernier attirant son arma-
DESCRIPTION DES LAMPES A ABC 3o5
ture délruit le contact V, de tel l'enroule ment de fil fin est seul
Fig. 2Sr. — Umps Fig. 2^8. — Schéma I Pilgen, du mÉoanisnie.
prépondérante de S vient provo* charbons.
Le réglage s'opère insensibli Aussitôt que la tension aux bor
lement en dérivation de S' l'emporte sur l'enroulement de gros fil de S, etle noyau M' aspiré rapproche les charbons de la quantité voulue (Fig. 289).
Lampe Dulait. — Elle est à point lumineux fixe et réglée par un électro-aimant en dérivation ; elle fonctionne avec ua courant minimum de 2 ampères et peut être montée en série par trois sur i 10 volts.
Tout le mécanisme régulateur est supporté par le plateau XY (Fig. 290) et commandé par le portecharbon supérieur qui sert de moteur.
Les deux porte-charbons sont fi\ês aux exfré-
Fig. 290. — Lampe Dulait.
1 d'une chalnelte et coulissent sur deux mon-
DESGRlPTlOxN DES LAMPES A ARC 857
tants, dont Tun est creux et sert de logement à la chaînette.
Des cordons souples amènent le courant aux deux crayons.
Le mécanisme de réglage sert en même temps à la séparation des charbons quand on ferme le circuit. 11 comprend un électro-aimant en fer à cheval EE à grande résistance, en dérivation sur Tare ; un cadre I a G qui peut pivoter autour de a et porte une armature de fer doux I ; un second cadre CBA dont Taxe de rotation o est perpendiculaire au plan de la figure.
Ce dernier cadre est muni en M W de deux galets sur lesquels passe la chaînette qui relie les portecharbons. Un ressort antagoniste T tend à ramener sur la gauche l'armature mobile de Télectro-aimant. Supposons la lampe au repos, les crayons étant séparés ; quand on lancera le courant, Tarmature I sera attirée par Télectro, et, pivotant autour de «, soulèvera l'extrémité B du second cadre : les charbons se sépareront et l'arc jaillira.
Le rapprochement des deux charbons s'opérera, au fur et à mesure de leur usure, de la façon suivante :
Le cadre CBA porte une roue R à bras qui fait partie d'un train d'horlogerie comprenant, entre autres, une roue à larges ailettes faisant fonction d'amortisseur et un pignon denté qui engrène avec la chaîne des porte-charbons. Cette roue R bute contre un doigt flexible S appartenant au cadre IGa, tant que ce dernier est à une certaine distance de l'électro; s'il vient à s'en rapprocher davantage, le doigt S quitte l'ailette de la roue R avec laquelle il est en
contact, et, sous l'action du poids moteur des porlecharbons, le mouvement d'horlogerie défile.
Par suite, quand l'arc commencera à s'allonger, Tarmature I se rapprochera insensiblement des électros et à un certain moment le doigt S libérera la roue R ; le mécanisme moteur étant rendu libre, les charbons se rapprocheront. Quand l'arc aura repris sa longueur normale, l'action de l'électro sera devenue inférieure à celle du ressort T, l'armature I reprendra sa position antérieure et le doigt S immobilisera la roue R, le mouvement d'horlogerie et les porte-charbons.
Les mouvements de l'armature I sont adoucis par une pompe à air dont le piston fait corps avec le bras GI.
Si l'on vient à couper le circuit, les charbons restent séparés, pour revenir au contact quand on le fermera de nouveau, l'armature I étant attirée par les électros qui développent leur force attractive maximum.
Lampe de Courval. — Cette lampe est polyphote et à point lumineux fixe.
Elle comprend comme organes principaux un rochet et un balancier actionné par deux électros de très petites dimensions, l'un en série, l'autre en dérivation sur les bornes de la lampe.
Les porte-charbons, munis de pinces d'un modèle particulier, sont suspendus à une cordelette qui les force à se mouvoir simultanément et de telle sorte que le point lumineux reste fixe. Un guide dirige les charbons et maintient constamment leurs pointes en regard ; il permet d'employer des crayons de très petit diamètre..
dili bor cor ren Ind Sil arri Z fixe
éle(
360 l'églaihaoe électuique
de 800 ohms, entre les pôles duquel se trouve une armature pivotante A Gxéc à ub levier isolé G. Ce relais apourobjet d'envoyer le courantdansl'une ou l'autre des bobines B D.
La bobine B enroulée de fli fin a une résistance de 500 ohms.
Lorsque le levier C fait contact en a la bobine B est mise en circuit et provoque le rapprochement des charbons.
La bobine D, enroulée de gros Ql, a uae résistance de {,5 ohm. Cette dernière fait écarter les charbons quand le levier G, faisant contact en b, la met en dérivation sur une résistance T en ferro-nickel de 1,5 ohm, en tension sur l'arc. Ces deux bobines mettent en mouvement deux palettes FG formant trembleur qui commandent la vis sans fin V tangente àla roue d'enroulement def' -^-'-- - ■ - ■- '
les deux cadres porle-charb
Au repos, les charbons ferme le circuit, l'électro-rel circuit la bobine B dont ce que le contact des charbo le ressort P déplace A qui charbons s'écartent jusqu'à entre les attractions de R et
Quand, par suite de l'usui rence de potentiel aux born établit le contact sur la bobii voque le rapprochement des Lampe Loewenbruck. — point lumineux fixe (Fig. 29 Les deux crayons sont re
cadre mobile soutenu par ua ruban qui s'enroule sur deux tambours.
Les deux tambours sout placés chacun à une extrémité de l'axe de rotation d'un volant contre lequel vient buter une lame de ressort avec une force suf- Gsante pour le caler. Le volant est supporté par un levier coudé, mobile dans un plan passant par son axe et autour d'un point situé au-dessous du centre de ce dernier. Un déplacement latéral du système permet, suivant sa grandeur, soit de diminuer la pression de la lame de ressort de façon à permettre une rotation lente du volant et, par suite, un rapprochement progressif des charbons, soit de rendre le volant complètement libre et de provoquer un brusque
rapprochement de ces derniers.
Les extrémités du levier coudé
sont reliées l'une & un ressort à
boudin antagoniste et l'autre au
noyau de fer doux mobile d'un ^'\^f^~^^^^^^
solénoïde, en dérivation sur les
bornes de la lampe ou recouvert de deux enroulements
l'un en série et l'autre en dérivation.
Quand le circuit de la lampe est coupé, le noyau
du solénoïde descend, le volant est rendu libre et les
charbons viennent au contact ; quand, au contraire, le
circuit est fermé, le noyau est aspiré par le solénoïde,
l'axe du volant bascule, produisant ainsi la séparation
362 l'éclajbage électrique
des crayons, el le volant bute contre la lame de ress ni.
Au fur et h mesure qoe l'arc s'allonge, l'acUon du soléooïde s'afTaiblit, l'aie du volant descend peu à peu, et« la pres^sioa de la lame de ressort dimiDuaut, tes charbons se rapprochent peu à peu.
La Moderne. — Cette lampe nouvellement établie est à point lumineux fixe et marche eu dérivatioa, sous une ditréreace de potentiel de 55 volts à ses bornes, ou par deux en tension sur 100 volts.
Le courant arrive par la borne P, eu communication avec la masse de l'appareil (Fig. 293). Un câble souple assure l'écoulement du courant, suivant le sens de la Hècbe, par le charbon positif A qui, lorsque la lampe est au repos, est en contact avec le char* bon négatiF B. Le courant traverse le charbon B, puis le porte charbon C arrive par un câble souple au solénoïde E, d'où, par un autre câble souple, il est mis en communication avec la borne négative N, isolée de la masse.
Au repos, c'est-à-dire, tant que le courant ne passe pas, la tige D est butée contre la vis de réglage U par l'intermédiaire du ressort antagoniste r, tandis que la tige D' est maintenue en contact avec le balancier / par le ressort /.
£n traversant le fil du soléaoïde Ë, le courant aimante la fige D qui est attirée par la culasse M en même temps qu'elle vient s'appliquer contre la roue R' d'un diamètre inférieur de moitié à celui de ta roue R. Cette roue R', entraînée par la tige D dans son mouvement de descente, tourne dans le sens de la flèche, de droite à gauche, et, par suite, les deux
charbons A et B s'éloignent l'un de l'autre et l'arc jaillii. Un courant de dérivation passe par le solénoïde E', arrive à un balancier /, isolé de l'appareil et qui, dans sa position normale, >»
est horizontal et mobile autour d'un axe : deux contacts en platine mettent toujours en communication la ttge D' avec le balan cier l.
Pendant tout le temps que la lampe fonctionne, la tige I) est attirée par la culasse M contre la roue R' sur laquelle elle agit comme Jreia.
Lorsque l'arc, par suite de l'usure des charbons ou pour un autre motif quelconque, tend à dépasser sa longueur normale, le courant de dérivation passe en plus grande quantité dans le fil du solénoïde
E' ; par suite, la tige Fig. a03. - Lampe la Moderne.
D' est attirée par la culasse M' et contre la roue R en même temps qu*elle attire le balancier / qui règle la descente.
La roue R suit le mouvement de la tige D' aussi longtemps que celle-ci D'et le balancier / sont en contact, et, tournant de droite à gauche, elle rapproche les deux charbons A et B, pour maintenir leur écartement constant. Cette action cesse dès que le balancier / vient buter contre la vis de réglage U'. A ce moment, le balancier /, par Tintermédiaire du ressort od y revient à sa position normale, et la tige D', n'étant plus aimantée, est amenée de nouveau au contact avec le balancier / par l'intermédiaire du ressort antagoniste r, réglable à volonté, sans pouvoir entraîner la roue R.
Le mécanisme de réglage fonctionne assez souvent pour assurer, à 1 volt près, la différence de potentiel voulue aux bornes de la lampe.
Lampe N. Eck. — Construite par la maison Clémançon, cette lampe est polyphote et à point lumineux fixe (Fig. 294).
Elle ne possède aucun organe mécanique pour maintenir les charbons à la distance convenable pour laquelle Tare doit jaillir entre eux. Le réglage est obtenu magnétiquement.
A gauche et à droite de la lampe se trouvent deux solénoïdes. Le premier est bobiné de gros fil et reçoit le courant total; le second, bobiné de fil fin, est placé en dérivation sur les deux charbons.
Dans chacun de ces solénoïdes plonge un noyau en fer cylindrique. Les extrémités supérieures de ces deux noyaux sont reliées entre elles par une chaînette
passant sur une poulie fixe. Les noyaux conduisent les porte-charbons.
Au repos, les deux crayons sont au contact. Dès que le courant arrive, le solénoïde enroulé en série avec les charbons possccle une action magnétique prédominante sur celle de l'autre solénoïde ; son noyau de ter descend et l'allumage se fait. L'écart reste constant lant que l'action magnétique des deux noyaux s'équilibre. Si l'arc tend à devenir trop long, le courant faiblit dans le solénoïde monté en série, la différence de potentiel entre les charbons augmente et le courant suit une variation proportionnelle dans la bobine de droite. L'action de cette dernière prédomine, et le noyau de fer de droite se trouvant attiré, fait baisser le porte-charbon qu'il commande : le réglage est opéré.
Les noyaux en fer doux formant les armatures des solénoïdes, noyaux sur lesquels sont adaptés les tubes constituant les porte-charbons, sont munis ù leur partie supérieure d'une poulie portant une chape à laquelle s'accrochent les extrémités d'une chaînette passant sur la poulie supérieure. S
poulie passe une cordelette lixée à une de ses extré-* mités et commandant le porte-charbon de Tautre. Cette combinaison permet aux porte-charbons de descendre ou de monter suivant la verticale ; de plus, le guidage parfait est assuré au moyen de petits galets. Pour opérer le réglage de la lampe, M. £ck a donné à la poulie supérieure un mode de rotation particulier. Cette poulie tourne sur contre-pointes, mais son centre peut être décalé au moyen d'une vis de rappel placée suivant un diamètre. L'axe de la poulie reste fixe dans l'espace, tandis que sa jante se trouve décentrée. Ce décalage peut se produire à droite ou à gauche et permet ainsi de modifier à volonté la longueur de noyau qu'il est nécessaire de faire pénétrer dans les solénoïdes pour obtenir la fixité de Tare.
Lampe Gramme. — Elle est polyphote, mais la position de son point lumineux est variable dans l'espace.
Le charbon — est porté par le cadre abxy (Fig. 295) que des ressorts rr', tendent à remonter. La partie supérieure ab du cadre est en fer doux, et, quand on lance le courant, elle est attirée par l'électro -aimant 'ee\ le cadre s'abaisse et les charbons se séparent. Le charbon + est à l'extrémité inférieure d'une tige à crémaillère qui engrène avec un pignon/? faisant partie d'un mouvement d'horlogerie dont le dernier rouage est une roue à ailettes m qui peut buter contre l'extrémité recourbée s d'un bras de levier //. Ce dernier, mobile autour de c^ porte à son extrémité ; opposée une armature de fer doux /. Les ressorts rr
\ sont fixés à la culasse des électros ee ; le ressort rf,
\ dont la tension est réglable, fait opposition à l'action de
l'électro-aimant B en dérivation qui tend à attirer / et à déclencher le mouvement d'horlogerie.
Le poids de la crémaillère fait défiler le mouvement quand s abandonne m, et les charbons se rapprochent.
La lampe éteinte et les charbons étant au contact, si l'on ferme le circuit, ab est attiré sous l'action des électros ee, et, les charbons se séparant, l'arc jaillit. ^ Les choses resteront en l'état tant que la longueur de l'arc ne dépassera pas sa valeur normale. Par suite de l'usure des charbons, la différence II ù II de potentiel aux Jl
bornes de la lampe [ — ' |
augmentera et en ^ „. „„ ^
„ .„ , ,,. Fig- 2w>. — Lampe Gramme.
même temps 1 intensité du courant qui traversera l'électro en dérivation B. II arrivera un moment où l'action attractive de l'électro B l'emportera sur l'action du ressort antagoniste d, et le levier // oscillant rendra libre la roue à ailettes m et permettra au mouvemeot
368 l'éclairaog électrique
d'horlogerie de défiler : les charbons bc rapprocheront. Quand la longueur de l'arc aura repris sa valeur primitive, l'action du ressort d l'emportera sur celle de l'électro B, le levier // basculera en sens contraire et arrêtera la descente de la crémaillère en immobilisant la roue m.
Quand le levier// bascule sous l'action de l'électroaimant B,le circuit de ce dernier est coupé et le levier reprend sa position primitive. Il en résulte que la descente des charbons se fait par à-coups successifs.
L'action de l'électro-aimant en dérivation est assurée par le dispositif suivant (Pig. 296). Le levier LT porte une vis V qui appuie sur une lame de ressort R ; la vis et cette lame sont en circuit sur l'électro E.
Quand ce dernier attire LT la vis V quitte R qu'un
Fig. 296. — MÉcanÎBine da rfglage de la lampe Gramme.
crochet m arrête ; le circuit de l'électro E est coupé. Le ressort antagoniste S ramène le levier LT dans sa position primitive et referme le circuit de l'électroaimant, qui attirera de nouveau son armature, à
moins que le rapprochempi' 'l'^« r^ravnns n suflisant.
Le mouvement des cl petites fractions, conditi de la lumière ; on retr nombre de lampes.
Lampe Zipernowsky d pholc ot à point lumineu
Elle comprend deux noyaux feuilletés, horizoï série, et l'autre, celui du I est enroulé de gros fil et
Le train d'engrenages vement des charbons es oscillant (Fig. 297).
Le levier est muni à l'une de ses extrémités de deux pièces de fer doux, et k l'autre d'un contrepoids en plomb.
Un ruban de cuivre qui passe sur deux poulies supporte les deux cadres porte-charbons.
Au repos, les crayons sont en contact ; quand on ferme le circuit, l'action du solénoïJe en série prédomine et, attirant la palette de fer voque la formation de ïtons.
Quand la longueur de Tare a dépassé sa valeur normale, Finfluence du solénoïde en dérivation devient prépondérante et Tattraction exercée sur la seconde palette fait basculer le levier en sens contraire ; le train d'engrenages, qui était enclenché dans la position précédente, se déclenche et les charbons se rapprochent. Le mouvement des crayons se prolonge jusqu'à ce que la palette supérieure soit de nouveau attirée par le solénoïde en série et, faisant basculer le levier, enclenche de nouveau le mouvement d'horlogerie. Si les crayons s'étaient trop rapprochés, l'action du solénoïde, en série, sur sa palette ferait relever le mécanisme et rendrait à l'arc sa longueur normale.
Lampe Desruelles et Chauvin. — L'appareil se compose de deux tiges Gxées par leur partie supérieure au plateau qui supporte la plupart des organes de la lampe.
Ces deux tiges sont reliées, à leur partie inférieure, par une entretoise ; elles servent de guide dM% deux cadres porte-charbons.
Le plateau porte un bâti A (Fig. 298), qui reçoit
Fiiç. 298. — Mécanisme de la lampe Desruelles Chauvin.
l'axe d'osciilatioa d'un sommier horizontal B en forme d'(/, dont l'emploi va être indiqué tout à l'heure.
Les deux porte -charbons sont mobiles et rendus solidaires par la chaîne G, Le porte-charbon supérieur est assez lourd pour entraîner l'ensemble du système et sert de moteur. Il actionne, par l'intermédiaire de la chaîne C, un dispositif D, sur l'axe duquel est calé un pignon E engrenant avec la chaîne ■ qui, en un point F, passe sur une poulie G tangente à l'axe d'oscillation du sommier B.
Sur le disque D, qui se voit entre les branches du sommier, appuie, par l'action d'un ressort H, un frein I oscillant au point J et qui porte un levier dont l'extrémité repose sur une butée K.
Le levier B porte un noyau en fer doux L qui F'g- ^f - |^'«P«
pénètre dans une tjobine M ;
celle-ci contient un second noyau de fer doux O, présentant à sa partie supérieure une cavité dans laquelle s'introduit plus ou moins l'appendice du noyau L. L'éloignemenl des deux: noyaux est obtenu par l'action d'un ressort.
Voici comment fonctionnent ces organes :
La bobine M est montée en dérivation sur les charbons, et, lorsque le courant la traverse, au moment (le la mise en marche, Faction magnétique qui s'exerce entre les noyaux L et 0 provoque le rapprochement des crayons ; en même temps s'opère la descente du sommier B, du disque D et du frein I. Le mouvement de descente continuant, le levier du frein I rencontre la butée K ; ce frein n'agit plus alors sur le disque D, qui, rendu libre, tourne sous l'action du poids du porte-charbon supérieur. Les crayons viennent ainsi se mettre en contact.
A ce moment, la presque totalité du courant passant par les charbons, le noyau L cesse d'être attiré par la bobine M et permet à l'action du ressort N de faire remonter le sommier B et le disque D qui se trouve de nouveau embrayé par le frein I.
Pendant la marche de la lampe, le levier I reste constamment appuyé sur la butée K, et le disque D, débrayé ou rembrayé par suite des moindres variations qui se produisent dans la résistance de l'arc, partant, dans Tétat magnétique des noyaux, tourne presque constamment et par fractions de tour infiniment petites.
Lors de l'allumage, le charbon inférieur reste fixe grâce à ce que la poulie G, sur laquelle passe la chaîne C, est tangente au point d'articulation F du sommier B, dont le mouvement d'oscillation ne produit, par ce fait, que la descente du charbon supérieur.
Lampe Cannevel. — Cette lampe (Fig. 300), exploitée en Angleterre par The Merveilleuse Arc Lamp
Syndicale /,'' comprend comme pièces essentielles (Fîg. 301):
1 . Un électro-aimant D avec sa bobine C, en dérivation sur l'arc.
2. Une armature E oscillant autour de l'axe I, munie à l'une de ses extrémités d'une pièce mobile F, et à l'autre d'un butoir A réglable au moyen d'une vis F.
3. Deux roues dentées HG supportant la chaîne qui relie les porte-charbons.