USINE MUNICIPALE D ELKCTRICÎTE DE COPENHAGUE
Fondée le o mars 1892, l'usine éclaire Copenhague, ville de 326 000 habitants.
Elle utilise une puissance mécanique de 1 130 chevaux et distribue par accumulateurs.
Elle alimente un total de 2o 800 lampes exigeant chacune une intensité de courant de 0,5 ampère ; 2800 lampes ne brûlent que 1/2 heure par jour.
L'énergie électrique pour éclairage est vendue 8,50 centimes l'heclowalt-heurc. Pour la force motrice elle
>bD L ECLAIRAGE ELECTRIQUE
ist tarifée à 3,18 centimes en été et 4,23 i liver.
Les chaudières consomment du coke de ga a tonne et da poussier de coke 5 fr. la tonn
Le tableau ci-dessous résume la situatio ■entes entreprises que nous avens examim îeulement que le charbun vaut <l l'étrauj ! i,3-i fr. la tonne, et à I*aris 32 fr.
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Les municipalités étrangères ne prélever aucune taxe sur les recettes, en France ce est de règle ; à Paris il est de 5 Vo sur les n plus les frais de contrôle et la redevance d kiionièlrc de canalisation.
Si ta difTi'Tence de prix du charbon n'enli Sociétés parisiennes qu'un supplément de d portionnci au nombre de kilowatts-heure j (lant l'année; riné|j:alité de durée de la coi duit un elFet beaucoup plus ;^rand, comme de s'en rendre compte.
Si le capital de premier établissement étn c'est-à-dire si le capital primitif demandé i' pour assurer l'existence de l'alTaire pendai nées de vie que lui accorde la municipalité suifirait de prélever tous les ans une somme en fonction du capital i amortir et de la dur tissement, mais il n'en est pas ainsi : et sous forme d'appel de fonds sur les action terre, et d'émission d'obligations en Fra ciélés augmentent leur capital pour satisfaii de leurs abonnés nouveaux. Or, la valeur pour amortir une somme et lui servir LToit à peu prés en raison inverse de l'amortissement. Ainsi, le service de Tinté de l'amortissement de 1 fr. en 18 ans exige de 0,08354622 fr. tandis que la même a une durée de!» ans est de 0,14009008 fr. née; par conséquent, le service d'amorl capital s'augmente sans profit immédiat poi naires, et un emprunt de 1 million à. la iin née d'exercice exigera une annuité de 1 300
KTUDE ECONOMIQUE
la moitié des recettes brutes d'une grande Société d'éclai-
rage.
A ce point de vue nos entreprises sont placées dans une situation d'infériorité indiscutable, et c'est d'autant plus.regrettable que si trois d*entre elles distribuent avec peine de maigres dividendes, — tout eh vendant Ténergie électrique à un prix trop élevé pour la généralité des consommateurs — les deux autres ont jusqu'ici travaillé à perte.
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