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SOUS-STATIONS RÉGULATRICES

Ce système de distribution permet d'alimenter tous les récepteurs par une ou plusieurs usines marchant simultanément ou séparément.

Les lampes sont montées en dérivation individuelle ou en série par groupes en dérivation sur deux ou plusieurs conducteurs. Ceux-ci longent les rues et peuvent être raccordés entre eux de façon à former une figure fermée, d*oùiI résulte que chaque lampe communique avec les dynamos par deux voies, à droite et à gauche de la prise de courant. Les chances d'extinction se trouvent ainsi diminuées en cas d'interruption d'un feeder.

On relie ensuite entre eux les divers groupes de polygones fermés pour permettre, au besoin, ralimentalion de tout le réseau par une seule usine (voir Tome 1).

Les feeders parlent de l'usine et sont reliés aux câbles distributeurs dont il vient d'être question.

La perte de charge peut être très grande, de 20 à 30 ^/o sur les feeders, et diflérente de l'un à l'autre ; elle doit être uniforme, de 3 %, sur les cables distributeurs et Ton réalise cette condition en multipliant le nombre des feeders. Les lampes sont montées sur des conducteurs bran-

chés sur les câbles distributeurs. La longueur maxima des feeders est de 1 100 mèlres dans le système à 3 fils à 110 volts par pont; elle est de 3 kilonièlres avec le o fils à 110 volts par pont.

un] UMf: tnH nun — -^ y

Fig. 14. — Types de distribution par feeders.

Service des feeders. — Si des feeders de longueur différente sont parcourus par des courants égaux, il en résulte une perte de charge variable de l'un à Taulre, et une tension inégale enlre les différentes zones desservies. Comme, d'autre part, les lampes d'un réseau sont généralement choisies pour marcher toutes sous la même différence de potentiel à leurs bornes, il faut opérer un réglage de la perle de charge afin de rendre celte dernière uniforme.

A cet effet, on monte, à l'usine, des rhéostats sur les feeders et on les manœuvre conformément aux indications d'un voltmètre placé sur un fil très fin, dit fil pilole^ qui vient du point de jonction du feeder avec le câble distributeur.

On peut supprimer le fil pilote en employant un voltmètre à deux enroulements, l'un de fil fin relié aux

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bornes des dynamos, et Tautre de gros fil en série sur le circuit du feeder.

Quand le courant dans le feeder est nul, la déviation de Taiguille indique une différence de potentiel aux bornes, identique à celle qui doit exister aux points de raccord du lecder au réseau. Si Tintensité du courant dans le feeder croit, la déviation diminue. On a donc à maintenir constante cette déviation, ce que Ton réalise en agissant sur le champ des excitatrices.

Certains voltmètres de cette catégorie portent deux lampes de couleur différente et une sonnerie. Quand la tension au centre de distribution dépasse en plus ou en moins sa valeur normale, la sonnerie retentit et Tune des lampes s'allume.

On peut aussi disposer des survolleurs pour aider les ieeders trop chargés.

Appareillage des feeders, — Le branchement d'un feeder sur un câble distributeur ne s'effectue pas par épissure en raison du diamètre des câbles et de la nécessité où Ton peut être plus tard de déplacer le feeder. On utilise des bolles dites de jonction qui sont des sortes de prises de courant.

On trouvera la description de différents modèles de boites de jonction dans les chapitres consacrés aux grandes stations centrales.

Il est indispensable de terminer chacune des extrémités d'un feeder par rfn coupe-circuit ; par suite, un feeder aura un coupe-circuit au tableau de l'usine, et un coupe-circuit au point de raccordement avec le câble distributeur.

Si un court circuit se déclare, les deux plombs fusibles sauteront et isoleront le feeder défectueux.

Détermination des points de jonction des feeders avec le réseau, — Soit un réseau distributeur sur lequel se trouvent branchées n dérivations parcourues par des courants constants ij^^i^ in et soient r^r^r^,,.r^ les réîris-

tances respectives des tronçons des deux distributeurs entre ces branchements. Les intensités dans ces tronçons étant désignées par IJ^...I^y on recherchera le branchement qui reçoit le courant par les deux tronçons adjacents du distributeur.

A cet effet, on suppose que Tun d'eux, i^ par exemple, est le branchement cherché, et Ton résout les équations suivantes fournies par la loi de Kirchoff :

De ces deux groupes d'équations on déduit les valeurs de IJ^.,Jny et le point d'attache est indiqué comme devant se trouver au branchement qui se trouve com- ])ris entre deux tronçons pour lesquels les valeurs 1 sont de signe contraire.

Ceci fait, on calculera la perte de charge maximum en faisant la somme des pertes de charge à partir du point de jonction jusqu'à Tune des extrémités du réseau distributeur. Si celte perte est supérieure à celle prévue, on devra augmenter le nombre do feeders et rapprocher leurs points de jonction. ,

ETUDE DES F£Et)EHS 41

Méthode de MM. Herzog et Stark. — Le problème est beaucoup plus compliqué quand entre deux bottes de jonction de feeders il existe plusieurs réseaux distribuleurs branchés ou dessinant une figure fermée.

La méthode précitée consiste à supposer que chaque distributeur est coupé en un des branchements et à admettre que le courant qui arrivait par les tronçons adjacents est absorbé d'une façon quelconque.

On choisit les points de séparation de manière que tous les tronçons sectionnés du réseau restent en communication avec un feeder +•

On prend comme inconnues les intensités des courants qui arrivent aux points de sectionnement ou s'en éloignent, et Ton calcule leur valeur en écrivant que la perte de charge est la même des deux côtés de chaque section.

Ces intensités étant calculées, on déterminera les points de jonction comme dans le premier cas que nous avons examiné.

Application. — L'énoncé de la méthode de Herzog et Siark tel qu'il vient d'être donné n'est peut-être pas suffisant pour faire saisir le mode opératoire.

Aussi, nous le ferons suivre d'un exemple que nous emprunterons au Traité d Electricité d'Eric Gérard, d'après le Moniteur de F Association des Ingénieurs Electriciens sortis de l'Institut de Monte flore.

Soit A le point d'arrivée du courant électrique dans un réseau formé de distributeurs raccordés entre eux en des points ABCDE.

Nous ne considérerons que des conducteurs simples dont il suffit d'ailleurs de doubler la résistance pour tenir compte du circuit complet. Admettons que les Ion-

LEGLAlRAGfc: ELECTRIQUE

gueurs soient exprimées en mèlres et les seclions en millimètres carrés.

On se donne arbitrairement une première distribution de courants dans le réseau et Ton choisit les sections des conducteurs de manière à ne pas dépasser une chute de polenlîe légale à 3 pour cent de la tension utile. Onvérilie cette distribution par la méthode de seclionnement. Soient «. p. y les points de sectionnement ; les flèches perpendiculaires aux conducteurs indiquent l'emplacement et les chiffres qui les accompagnent Tintensité en ampères des dérivations correspondant aux groupes de lampes.

Comme nous avons choisi en » un point où il y avait une dérivation de 10 ampères, nous pouvons admettre que ces 10 ampères étaient constitués d'une partie a venant de D et d'une partie 10 — « venant en A.

De même en P, le courant dérivé de 15

Fi^. 15.

ampères provient d'une somme de deux parties, p issue

de B et 13 — p issue de E.

Le môme raisonnement s'applique au point y» De A jusqu'au sectionnement a nous pouvons calculer

EÏLUK DES FEliUEtlS 4-1

les perles de potentiel le long des deux chemins A,

10 — a et A, B, C, D, a et poser qu'elles sont égales.

La conduclibililé du métal et le lacteur 2 qui tient

compte du conducteur de retour intervenant dans les

deux nombres, nous nous abstiendrons de les écrire.

En outre, au lieu des longueurs et des sections, nous

indiquerons directement les rapports de ces quantités.

En admettant que les longueurs, eu mètres, soient

celles inscrites sur la iigure, et que les conducteurs

aient les sections suivantes exprimées en millimètres

carrés.

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