‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électriqueChapitre 17 sur 132 · CANALISATION SOUTERRAINE · texte numérisé non relu

CANALISATION SOUTERRAINE

Les câbles devront être suffisamment distants les uns des autres pour éviter tout contact entre eux pendant les grands vents, et Ton devra surveiller les perles au sol par les temps de pluie ou de neige.

Si le courant est aune tension supérieure à 100 volls ou s*il est alternatif et quelle que soit sa tension, les câbles devront être placés hors de portée des habitants.

Canalisation souterraine.

Les cables peuvent être nus ou recouverts d'une enveloppe isolante.

Dans le premier cas ils devront être enfermés dans une enveloppe protectrice, caniveau en béton» tuyauterie en terre ou en métal, et supportés sur des isolateurs comme les câbles aériens.

Dans le second cas, ils pourront être posés à même à Fintérieur d'une conduite en terre, bois, métal, ou même simplement enfouis dans le sol.

Chacun de ces systèmes a ses avantages et ses in« convénients; mais, en tout cas ils doivent répondre aux conditions suivantes :

Protéger les cables contre les chocs mécaniques provenant de travaux faits à la surface du sol ;

Eviter la formation de fuites à la terre pendant les temps de pluie ou de dégel ;

S*opposer au contact accidentel des deux câbles d'aller et de retour du courant ;

Permettre la mise à nu facile des câbles soit pour laire une réparation, soit pour établir ou couper une dérivation d'abonné.

£nGn, et d'une façon générale, \h devront être aussi

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! dos conduites de gaz et d'eau et {ues et téléphoDiques.

on emploie ayant torcément une me distribuliun urbaine, seront faits osées, soit de torons (Tome I).

>n. Fig. 2i. — cable à plusieurs loront.

i 88 trouvent à proximilc de fils télégraphiques ou téléphoniques, on devra les rapprjcher l'un de l'autre autant que pos-

. sible et les croiser comme le

* montre la Figure 20.

/. / fils télégraphiques e. e fils d'éclairage pour éviter la formation dans

'' les ûls t. t de courants induits

communications.

;st d'autant plus nécessaire que le

est à plus haute tension et elle est

ulter, au cas d'une distribution par

courants alternatifs. Souvent, pour ces derniers, on fait usage de câbles concentriques.

L'appareillage d'une canalisation souterraine comprend :

Les isolateurs et leurs supports.

Les boites de branchement,

L'enveloppe protectrice de la canalisation.

Les systèmes de canalisation souterraine varient à rinfini et nous ne pouvons entreprendre de les décrire tous.

Nous nous bornerons à donner des minutieux détails sur ceux qui sont le plus employés ; on les trouvera dans les descriptions consacrées aux grandes stations centrales de Paris.

H est néanmoins un principe commum à toutes les canalisations employant des caniveaux : ceux-ci doivent être aussi étanches que possible et leur radier doit être dressé suivant un système de pentes et de contre-pentes permettant Tévacuation des eaux provenant d'inGltratioos ou de condensations.

L'emploi de câbles armés enfouis dans le sol devient très en faveur par la réduction des frais de premier établissement par mètre courant, comparativement au système de canalisation par caniveau ; mais leur pose exige quelques précautions.

Canalisation en câbles armés enfouis dans le sol.

Ce mode de canalisation tend à se propager pour les courants à haute comme à basse tension ; aussi croyons* nous utile d'insister sur le mode d'emploi des câbles afmés et les précautions à prendre pour leur pose. La

Sociélé de Constructions Mécaniques de Belfort, qui s'est fait une spécialité de la fabrication de ces câbles, a bien voulu nous fournir des instructions précises à cet égard.

Il faut veiller à ce que les cables aient une position normale en évitant les coudes trop brusques.

Les tuyaux de gaz ou d'eau, les égouts, caniveaux ou autres maçonneries sont souvent sujets à être découverts ; il faut autant que possible éviter ces obstacles, qui sont un danger pour les câbles.

Il serait moins coûteux et plus facile de se servir des égouts ou autres canaux souterrains et de leurs branchements ; néanmoins, il vaut mieux creuser de nouvelles tranchées.

Les immondices, fumiers ou autres corps qui, par leur dégagement d'ammoniaque, produisent de l'acide nitrique, les terres grasses et tous les endroits contenant des acides, doivent toujours être évités.

Les changements de température n'ont aucune influence sur les câbles sous plomb ; il n*est pas nécessaire comme pour les câbles sous caoutchouc de creuser des tranchées très profondes pour les y soustraire.

Généralement, une profondeur de 50 à 73 cenlimètres est suffisante pour les câbles sous plomb, tandis qu'il faut au minimum 1 mètre de profondeur pour les autres genres de câbles.

Les tranchées peuvent être plus profondes aux endroits des manchons, pour que ceux-ci ne soient pas trop près de la surface du sol.

La largeur des tranchées dépend du nombre de câbles à placer ; il faut, naturellement, que le fond soit tel que l'on puisse facilement les y loger tous.

Il se peut que Ton soit obligé, dans certains cas, de

mettre des câbles les uns au-dessus des autres. Cette disposition^ tout en ne laissant rien à désirer au point de vue électrique, doit être employée le moins possible, parce que l'accès des câbles inférieurs est très difficile. Pour les installations ordinaires d^éclairage, on emploie principalement des câbles sous plomb, simples, et on en place deux (+ et — ).

Pour la pose, il faut adopter une règle, de façon à pouvoir déterminer de suite à n*importe quel endroit, le cable auquel on a affaire.

Lorsque Ton a plusieurs paires de câbles dans une même tranchée, il est nécessaire de les marquer pour les distinguer. Les câbles ayant des sections différentes se, distinguent facilement ; mais lorsqu'il y a plusieurs câbles de même section il est bon de les numéroter.

Voici les procédés qui ont été employés dans plusieurs stations centrales pour distinguer les câbles ayant un même diamètre.

Pour les câbles positifs on a fixé de petites lames de plomb enroulées en hélice ; pour les négatifs on s'est servi de bagues en plomb ; ces marques polaires, espacées de deux mètres environ, portent chacune l'indice -f- ou — , ainsi que l'indication de la section des câbles; ces indications sont parfois complétées par la désignation de la boite à laquelle les câbles aboutissent.

On a avantage à prendre la salle des machines comme point de départ toutes les fois qu'il s'agit d'une nouvelle pose de câbles, en ayant soin de s'occuper immédiatement des jonctions, afin de pouvoir faire les mesures électriques du réseau, de la station centrale même ; le travail se trouve ainsi simplifié, et offre beaucoup

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plus d'exadilude que lorsque Ton est obligé de po?er les appareils de mesures en pleine rue.

Il faut éviter que les câbles ne soient trop tendus ou trop flasques ; ils doivent toujours avoir leur position normale, c'est-à-dire ne jamais se croiser.

Les cables sont toujours livrés en rouleaux ; à la réception on les place sur un touret qu'il suflit alors de faire avancer en ayant soin que le dévidage se fasse de l'extérieur à l'intérieur.

Pour que cette opération soit bien faite, il faut nécessairement qu'un ouvrier soit plaré en surveillance près du chariot et qu'il puisse au besoin aider au dévidage.

Pour différents motifs, et notamment pour préserver le Ccible de l'influence des matières étrangères, il convient de procéder seulement par sections, c'est-à-dire de poser une certaine longueur de câbles, et de combler de suite la tranchée.

Les câbles sous plomb ne sont livrés que sous une

FJg. 24. — Câble armé préparé pour la jonclioa.

certaine longueur qui est variable avec leur section. Il arive souvent que cette longueur n'est pas suffisante, et que Ton est obligé de faire un ou plusieurs raccords ; ces raccords se font dans des manchons droits, dits « manchons de jonction, d

Les manchons se composent de deux enveloppes en fonte A, et d'un joint K (Fig. 25).

Lorsque les cable sont munis de fils pilotes, on réunit

leurs extrémités à l'aide d'un petit conduit intermédiaire

Fig. i~i. -> Uaiiclion de jonction.

et de bornée K'. Sur les exti-émilés des manchons sont iixé3 les jours, recevant les boulons de serrage S.

Fig. 26. — Cible Rrmé li fll pilole pi-^psr^ pour lo Jonclion.

La partie inférieure est munie d'une rainure dans laquelle vient s'adapter le renflement de la partie supé-

Fi^.2T, — CAblearmùàlil piloU préparr pour la jonction (autre inodHe).

rieure ; Tétanchéité est assurée par des tresses en jute. L'ouverture de la partie supérieure est fermée par un bouclion fileté. Les extrémités K possèdent des trous cylindriques correspondant aux diamètres extérieurs des câbles (Fig. 26 et 27).

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Les brides sont en laiton étamé, et sont assemblées outre elles par les vis S.

Pour faire la jonction de deux câbles on procède de la façon suivante :

En M, on fait une ligature en fil de fer et on met en-

Fig. !8. — Manclion de jonction pour câble» k fil pilote,

suite le plomb à nu sur une longueur de quelques centimètres ; on fait ensuite dans le plomb une entaille circulaire à une distance du bout du cAble égale à une largeur de bride.

Si le câble ne possède pas de fd de conlrùle, on peut, sans danger de détériorer les fils, couper bardiment et enlever l'enveloppe en plomb, ainsi que l'isolant.

Si, au contraire, le câble possède un til de contrôle, il faut opérer avec le plus grand soin, faire l'entaille circulaire dans le plomb, peu profonde, de façon à ne pas couper le plomb dans toute son épaisseur; enlever ensuite le plomb avec une pince, couper l'isolant avec des ciseaux, cbercher le PiI de contrôle et détacher ce fil du toron tout en le repliant dans le sens extérieur.

On enlève ensuite l'enveloppe en plomb, tout en y laissant la matière Isolante sur une longueur de 30 millimètres à partir du toron mis à nu.

Pour conserver la matière isolante, on se sert de fil bien sec, pour en faire une ligature. Cette dernière partie.

aiQsi que le manchon, est ensuite badigeonnée avec une matière isolante demi-liquide.

Les extrémités des câbles ainsi préparées se placent dans les parties E du manchon après avoir été enroulées de jute afin de remplir la cavité Ë.

Les extrémités des câbles doivent se toucher dans le manchon ; on y place ensuite les brides K, et on assure le bon contact ; en serrant fortement les vis S.

Les fils de contrôle sont coupés à 30 millimètres de longueur, puis dénudés et enroulés autour du câble ; ils aboutissent aux bornes K' (Fig. 28).

Les bornes K*, sont réunies entre elles par un fil D assez long ; on emploie de préférence du fil isolé au caoutchouc naturel.

Il ne faut pas cependant que les bouts du fil D touchent aux parois du manchon ; il doivent, au contraire, tomber dans l'emplacement resté vide, entre les câbles et la fonte.

La rainure de la partie supérieure du manchon est ensuite remplie dun presse-étoupe en jute et Ton assemble le manchon en serrant fortement les vis.

On verse par le trou supérieur de la matière isolante fondue ; afin d'éviter des globules, il faut chauffer légèrement le manchon, et verser le liquide très lentement ; on ferme ensuite la partie supérieure du manchon par un bouchon fileté, et l'opération est terminée.

Pendant tout le travail, il faut procéder avec la plus grande propreté, éviter la poussière et Thumidilé ; l'ouvrier chargé de cette opération doit toujours avoir les mains sèches, et ce travail ne doit se faire en plein air qu*à Tabri d'une tente.

Aux endroits qui doivent être munis de manchons, on

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