COUPS DE FOUDRE
La distribution aérienne tolérée dans les petites villes ne Test pas, à quelques exceptions près, par les municipalilés des grandes villes qui imposent Tcmploi d*une canalisation souterraine.
Celle-ci ne présente pas, en effet, de danger pour les habitants en cas d'ouragan, de risque d'extinction totale de la ville ou d'un quartier par la rupture d'un càblc soit du fait du vent ou de la neige, soit par l'effondrément d'un bâtiment. En outre, les coups de foudre sont moins à craindre.
A ces raisons d'ordre de sécurité vient s'en ajouter une autre qui, il faut l'avouer, est la plus importante aux yeux d'une municipalité : l'aspect disgracieux produit par des poteaux et un réseau de Gis courant audessus des toits.
Mais, la canalisation souterraine présente aussi des inconvénients : bouleversement du sol des rues lors de la pose, des réparations, des établissements de branchement, fuites au* sol après les grandes pluies ou les dégels, explosions encore inexpliquées provenant soit de l'éleclrolyse de l'eau, soit de fuites de gaz d'éclairage
Ou
perdu par une conduite même éloignée de plusieurs mètres, destruction des conduites métalliques placées dans leur voisinage.
Chaque fois donc que les règlements locaux le permettront on emploiera une distribution par câbles aériens, en raison de l'économie des frais de premier établisse • ment et des facilités de réparation qu'elle procure sur la canalisation souterraine.
Canalisation aérienne.
Les câbles seront supportés soit par des poteaux, soit par des poletets fixés aux murs ou sur les toits des maisons. Ils devront être éloignés des fils télégraphiques ou téléphoniques ou, sinon, présenter la disposition indiquée Fig. 20.
Cette disposition s'impose si, comme dans cerlains
Fig. 20. — Poteaux télégraphiques supporlant des fils pour éclairage.
cas, les câbles sont fixés à des poteaux télégraphiques. Le matériel et l'appareillage de la ligne sont ceux que nous avons décrits Tome L