CONTINENTALE EDISON
Le secteur est limité au nord par les fortifications ; à Test par les rues Clignancourt, Rochechouart, Bergère et d'Enghien ; au sud par les grands boulevards entre la Porte-Sainl-Denis etTOpéra ; àTouestpar les rues de la Chaussée d'Antin, Clicliy et les avenues de Clichy et Saint-Ouen. Le secteur comprend, en outre, les maisons situées entre les boulevards et la place de la Bourse, l'îlot du Palais-Royal y compris le théâtre du même nom, le théâtre Français et le palais de TElysée.
La Compagnie Continentale Edison possède 3 station centrales : Tune 8, faubourg Montmartre, la seconde 9, avenue, Trudaine, et la troisième dans le sous- sol des jardins du Palais-Royal.
Le système de distribution est celui on boucle à 3 fils par cables coniques antiparallèles, alimentés par des feeders : il y a 110 volts sur chaque pont et, par suite, 220 volts entre les deux cables extrêmes.
Le fil neutre est mis à la terre par son extrémité libre ; il résulte de celte disposition que la différence de potentiel entre un des conducteurs principaux et la terre
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leulement de 110 volts :
le l'isolant sont donc rétc les chances de fuîtes à ne d'elles un écoulement te de plus grandes probales conduites métalliques 68).
avaient assurer le service, adjoindre des accumulalée 38, rue Saint-Georges, é placés à l'usine du fau-
Usine du faubourg Montmartre. — La force motrice est fournie par (Fig. 69) :
4 chaudières Babcock et Wilcox A produisant de la vapeur à 10 kilogrammes. Trois d'enlre elles vaporisent chacune 2 600 kilogrammes d*eau à l'heure, la quatrième peut donner jusqu*à 3 200 kilogrammes.
4 chaudières Belleville A timbrées à 15 kilogrammes et vaporisant chacune 1 500 kilogrammes d'eau à Theure.
Un détendeur ramène de 10 à 8 kilof^rammes la pression de la vapeur des chaudières babcock ; un autre détendeur réduit à 10 kilogrammes celle des chaudières Belleville.
L'eau nécessaire à la condensation est fournie par deux puits profonds de 75 mètres.
2 moteurs Corlisâ horizontaux C de 300 chevaux chacun, tournant Tun à 43 tours et l'autre à 135 tours.
2 moteurs pilon B, à triple expansion, Weyher et Richemond, tournant à 135 tours, de 300 chevaux chacun.
2 moteurs pilon B, compound de 1 50 chevaux à 150 tours.
Ces moteurs conduisent :
10 dynamos Edison D de 800 ampères, 125 volts à 350 tours.
8 d'entre elles sont mises en mouvement par paire à Taide des moteurs Corliss et Weyher et Richemond : cette disposition s'explique par la nécessité de marcher toujours avec deux machines en série pour desservir le réseau à 3 tils.
Les deux autres dynamos sont commandées par les 2 moit'urs compound de 150 chevaux qu alimentent les chaudières Belleville.
Une batterie d'accumulateurs Laurent Cély de 3000 ampères-heure de capacité est adjointe aux dynamos : elle
est formée de 140 accumulateurs renfermant chacun 460 kilogrammes de plaques^ répartis par moitié sur chaque pont du 3 fils.
Elle est chargée en dérivation sur le réseau de distribution ; Ton compense Tinsuffisance de tension aux barres du tableau par Tarlifice suivant : Chaque groupe de 70 accumulateurs est divisé en deux parties comprenant Tune 46 et l'autre 24 accumulateurs : la première est chargée en dérivation par le réseau et la seconde, préalablement subdivisée en 3 groupes de 8 accumulateurs chacun, est chargée en série.
La tension aux barres n'a plus besoin d'être que de 235 volts, résultat que Ton obtient facilement.
Tableau de dislribution. — Le tableau porte 3 barres, d'où partent les feeders et Tappareillage nécessaire à la mise en circuit individuelle dos dynamos et à leur couplage en quantité quand la consommation augmente.
L'excitation des dynamos est prise sur les barres extrêmes, sous 200 volts par conséquent, et ces différents circuits sont branchés sur une résistance commune : un dispositif spécial dont il sera parlé plus loin agit automatiquement sur la valeur de la résistance introduite sur Tensemble des champs magnétiques des dynamos.
Le tableau comporte bien entendu les ampèremètres, voltmètres, coupe-circuits dont il est fait usage ordinairement.
Les fils pilotes reviennent à un voltmètre et de là à un indicateur de tension formé d'une sorte de balance électromagnétique.
L*un des plateaux porte un noyau de fer doux pion-
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géant dans un solénoïde enroule du (il pilote ; le second plateau porte des contrepoids qui maintiennent le fléau horizontal quand la tension est normale. Si la tension varie, le fléau s'incline d'un côté ou de l'autre et, fermant deux contacts, actionne une sonnerie et allume une lampe de couleur (la couleur est différente suivant que la variation est en excès ou en défaut) au droit du feeder en défaut.
Chaque feeder a son fil pilote et son indicateur de tension.
On peut agir sur l'un des rhéostats de feeder R représentés sur la Fig. 71, mais ce mode de réglage n'est que rarement employé, le réglage automatique du champ des dynamos suffisant dans la plupart des cas.
On a vu que les circuits d'excitation des dynamos étaient tous branchés sur les barres du tableau 3t sur une résistance générale.
La résistance R est faite de boudins de maillechort qui aboutissent à une série de touches / isolées, disposées en arc de cercle, et sur lesquelles se meut un frolteur F, qui prend le courant pour l'envoyer dans h s circuits excitateurs. Suivant la position du frotteur une fraction plus ou moins importante est envoyée dans les circuits inducteurs (Fig. 70).
Le mouvement du frotteurest [commandé par deux noyaux N. K de fer doux qui plongent chacun dans uu solénoïde S. S' et suivant que Tun ou l'autre ost allirr par le jeu de^la balance V, le courant d'excitation est augmenté ou réduit.
Les mouvements de la manette sont amortis par un train d'horlo'gerie H qui entraîne un bras à ailettes. La présence d'une résistance générale dans les circuits
inducteurs ni^CPPsHft c^rlaiii**s précautions au moment du c )ui)la.;e sans quoi le régulateur auluinatiquè serait subitement influencé lôrs dei'iûtroduction d'une dynamo sur le circuit et il en résulterait un à coup au voltage et à l'éclat des lampes.
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