‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électriqueChapitre 45 sur 132 · CONSOMMATION DE VAPEUR EN KILOGRAMMES PAR KILOWATT-HEURE DISPONIBLE · texte numérisé non relu

CONSOMMATION DE VAPEUR EN KILOGRAMMES PAR KILOWATT-HEURE DISPONIBLE

Avec coniUnsatioa

Moleurs jnmeîés

Moteurs à «n cylindre

Pression de 7 kg : cm* . , .

Tableau de distribution. — Le tableau de distribution représenté Figure ilo est un des plus complets et

SEGTKI'K DES (;iIAMI'S-KI,YSÉl':S '2'^">

des mieux compris qu'il nous ait été donné ruccasion

d'examiner. Tous les circuits et toutes les connexions y

sont systématiquement

apparents, et tous les

circuits traversés par

des courants alternatits

peints en rouge vil

pour attirer l'attention

du surveillant, qui ne

doit d'ailleurs jamais

toucher à un appareil

quelconque du tableau

sans se préserver les

mains par des gants

en caoutchouc.

Le panneau formant tableau de 20 mètres de longueur et de 4 mètres de hauteur est entièrement isolé du sol, et

posé sur des isolateurs '

en porcelaine.

Toutes les mises en circuit et toutes les interruptions des courants de haute tension sont faites à l'aide de pièces immobiles mises en communication par des bains de mercure

renfermés dans des cuves en ébonite, et manœuvrées k l'aide de leviers disposés en ligne sur le tableau : la

position de chaque levier, élevé ou abaissé, indique si rinlerrupleur bipolaire correspondant est ouvert ou fermé ; Télectricien chargé de la manœuvre du. tableau voit donc d'un seul coup Tétat de fonctionnement de chacun des appareils sous sa surveillance.

Tous les services sont faits en connectant convenablement les diiïérents appareils et machines sur trois paires de barres longitudinales, qui correspondent respectivement à Texcitalion, à la distribution et au rhéostat (le charge.

Dans tout ce qui va suivre, nous ne considérons que la partie actuellement terminée et installée, partie qui correspond à 3 unités de 400 kilowatts chacune, et qui sera doublée sur la gauche du tableau dès que le besoin s'en fera sentir.

Excitation. — Les trois excitatrices de 25 kilowatts commandées par chacun des moteurs sont reliées aux barres d'excitation par des interrupteurs doubles. Les excitations de ces excitatrices sont prises en dérivation sur les barres et peuvent être réglées individuellement à l'aide d'un rhéostat. Un rhéostat général d'excitation, (ommun aux trois excitatrices, permet de faire varier toutes les excitations à la fois, ainsi que le potentiel aux barres d'excitation et, par suite, les excitations de tous les alternateurs branchées également sur les barres d'excilation. L'inducteur de chaque alternateur étant mobile et rinduit fixe, le courant d'excitation est fourni à Tindiicteur par des balais frottant sur deux bagues isolées, l'ii interrupteur, un ampèremètre et un rhéostat sont intercalés dans le circuit inducteur de chaque alternateur pour permettre d'interrompre, de vérifier et de refiler son excitation, et par suite sa force électromotrice et

son débit, condilion iadispensable lorsque plusieurs alternateurs sont couplés en parallèle.

Barres de- dislribuiion. — Les barres de distribution régnent tout le long du tableau et peuvent êlre mises en communication par la manœuvre convenable de commutateurs et d'interrupteurs, avec Tun quelconque des alternateurs, avec lun quelconque des indicateurs de phase^ et avec l'un quelconque des feeders.

Barres du rhéostat de charge. — Ces barres peuvent être mises en communication avec l'un quelconque des alternaleurs^avecrun quelconque des indicateurs de phase et avec l'un des feeders, appelé feeder de service de jour.

Bhéostat de charge. — Le rhéostat de charge est, comme son nom l'indique, un rhéostat destiné à charger un alternateur et à lui faire débiter une puissance variable à volonté par fraction de 10 kilowatts. Il se divise en deux moitiés égales que l'on peut mettre à volonté en dérivation sur les barres supérieures à l'aide d'interrupteurs. Sur chacune de ses moitiés sont disposés 20 touches reliant chacune, en dérivation sur ces barres, une résistance capable d'absorber 10 000 watts à 3000 volts, soit 3,3 ampères environ.

En couplant un alternateur sur les barres du rhéostat et en manœuvrant les touches, on peut donc faire varier la puissance qu'il produit entre 0 et 400 kilowatts. Ce rhéostat sera utilisé par les essais de réception des alternateurs ; mais son rôle dan§ l'usine est absolument différent, il a pour objet de faciliter le couplage dos alternateurs en parallèle, comme nous allons l'indiquer.

Couplage en parallèle, — Lorsque l'un des alternateurs est voisin de son débit maximum (133 ampères) et que l'on veut mettre un second alternateur en parallèle

avec le premier, on commence par coupler cet alternateur sur le rhéostat de charge après l'avoir amené à sa vitesse normale ; puis, en abaissant successivement les touches du rhéostat de charge, on lui fait débiter un courant sensiblement égal à celui de rallernateur que Ton veut doubler.

Lorsque ce résultat est obtenu et que l'indicateur de phase révèle la coïncidence de phases, on relie Talternaleur aux barres de distribution en manœuvrant le second interrupteur.

A ce moment, il n'y a rien de changé au débit de chaque alternateur; on relève alors successivement les touches du rhéostat de charge, ce qui fait baisser parallèlement le débit de chaque alternateur, à raison d'environ 10 kilowatts par touche relevée. Lorsque toutes les touches du rhéostat de charge sont relevées, on manœuvre l'interrupteur qui sépare l'alternateur du rhéostat de charge, et ce dernier devient disponible pour la mise en circuit du troisième alternateur lorsque le besoin s'en fera sentir.

La mise hors circuit d'un alternateur à la fin du service se fait par une manœuvre analogue, mais inverse.

On utilise le rhéostat de charge de la même façon, chaque fois qu'il s'agit de remplacer, pour un motif quelconque, un alternateur par un autre. La charge préalable d'un alternateur avant sa mise en circuit évite tout à coup, toute variation brusque de potentiel, et rend la mise en parallèle siire, simple et relativement rapide.

Indicateur de phase. — L'indicateur de phase est constitué, comme à l'ordinaire, par deux transformateurs dont les primaires sont reliés, l'un aux barres de distribution, l'autre aux barres du rhéostat de charge qui com-

muniquent avec ralternateur à coupler. Les secondaires sont reliés en tension, de façon à ajouter leurs forces électromotrices et à rendre brillantes h Irur maximum deux lampes montées en tension sur le circuit secondaire lorsque les phases coïncident.

Dans le cas particulier, les transformateurs sont au nombre de trois et l'indicateur de phase est double, pour pouvoir parer à un accident survenant à l'un des transformateurs. Un jeu d'interrupteursque le schéma explique suffisamment, permet de relier à volonté le transformateur de droite et celui de gauche, soit aux barres de distribution, soit aux barres du rhéostat de charge et d'en« voyer les courants secondaires sur le groupe de lampes de gauche ou sur celui de droite, suivant que Ton a mis en service le transformateur de gauche ou celui de droite.

Feeders. — Tous les feeders sont branchés en dérivation sur les barres de distribution à Taide d'un interrupteur à deux pôles.

Un de ces feeders, dit feeder de service de jour, porte deux interrupteurs qui permettent de le brancher à volonté sur les barres du rhéostat de charge ou sur les barres de distribution, dans le cas où Ton aurait besoin, pendant la journée, de faire une réparation, une modification ou un nettoyage aux barres de distribution ou aux appareils qui y sont branchés.

Canalisation. — La canalisation à haut potentiel est eu câbles souterrains concentriques système Berthoud-Borel, fabriqués par les Anciens Établissements Cail. Les feeders sont prévus au nombre de 11 ; un seul est actuellement posé, mais il y en aura trois d'établis à l'ouverture de la campagne prochaine. Ils auront une section uniforme de 200 millimètres carrés par fil et aboutiront tous à la place

240 l'éclairage élkgtrique

de TEloile, distante d'environ 3300 mètres de Tusine, qui constitue en quelque sorte le centre de distribution du réseau. La densité de courant normale, de 0,8 ampère par millimèlre carré, pouvant être portée en cas d'urgence à 1 ampère par millimètre carré, correspond à une perle de potentiel normale de 3 pour 100, et à une perle maxima de 3,5 pour 100 environ. Dans ces conditions, on a pu supprimer tout système de réglage a l'usine ; il suflit de consulter Tampèremètre et de compenser la faible chute de' potentiel produite par la résistance des fceders par de légères variations de l'excitation. Tous les cables rayonnant de la place de TËtoile ont 150 millimètres carrés de section, sauf pour les Champs-Elysées, où Ton a établi des cAbles de 200 millimètres carrés de section.

Toute cette canalisation est protégée par des coupecircuit disposés aux extrémités de chaque feeder et aux liaisons de cùbles do sections différentes.

Voici, en ce qui concerne celte canalisation, quelques renseignements obligeamment communiqués par M. Bellenot, chef delacéblerie des Anciens Etablissements Cail, à Paris.

Câbles. — Les cables concentriques Berthoud-Borel sont ainsi établis :

1^ Une âme centrale en torons de fils de cuivre ;

2*^ Un double guipage en tissu ;

3*^ Une enveloppe isolante en matière isolante à base de résine, mélangée d'huiles végétales et de brai en proportions variables suivant les résultats à obtenir.

4° Une gaine en plomb ;

5® Un toron annulaire en cuivre formant second conducteur en contact direct avec le plomb ;

6° Un double guipage en tissu ;

7^ Une enveloppe isolante en matière résineuse cuite ;

8^ Une gaine en plomb ;

9** Une couche de brai ;

10^ Une gaine en plomb ;

i 1^ Un guipage de jute goudronné ;

12® Un double ruban d'acier,

I3<* Un double guipage en toile goudronnée.

Le tableau ci-dessous résume les conditions de construction des câbles concentriques de la série de ceux employés sur le secteur. Les chiffres se rapportent aux diamètres extérieurs de chaque partie spécitiée.

Diamètre

Ame centrale . .

Isolant central . .

Plomb central . .

Cuivre concentrique Isolant concentrique Premier tubd en plomb Deuxième tube en plomb

Jute

Ruban de fer. . .

Ruban goudronné .

Seclion àê phaqao conducteur en miliimèlri's carréi

Page 1