SOCIETE LILLOISE
fils pilotes qui indiquent la force électro -motrice aux points même où les feeders aboutissent au réseau. Le courant est réglé à Tusine de façon à donner sur chaque pont 112 volts au coffret des abonnés.
Canalisaiion. — Comme nous Tavons dit précédemment, la distribution est à 3 fils alimentés par des foeders.
La Fig. loi représente lo départ de l'usine de 2 groupes de feeders.
La canalisation mesure prés de loOO mètres de développement ; elle est souterraine.
Les câbles, fortement isolés au caoutchouc et armés de deux rubans de fer, sont placés directement dans le sol, à une profondeur de GO à 70 ceAtimètres ; de plus, aux traversées des rues, les câbles sont enfermés dans des caniveaux en fonte. L'isolement de ces câbles, mesuré après un an de fonctionnement, a été trouvé de 400 à 900 mégohms par kilomètre après 5 minutes d'électrisation et à la température du sol (iO à 12® C environ) pour les feeders, et de 5 à 6 mégohms par kilomètre, dans les mêmes conditions d'essai, pour les câbles de réseau, sur lesquels il existe de nombreux branchements d'abonnés dont la canalisation intérieure n'était pas en circuit lors des essais.
Des puisards, recouverts d'un tampon asphalté, sont ménagés aux divers points d'intersection, et renferment des boites étanches contenant des coupe-circuit permettant d'isoler, en cas de besoin, les diverses parties du réseau.
Les branchemenis d'abonnés sont munis d'une boite renfermant deux ou trois coupe-circuit permettant d'isoler aussi les canalisations intérieures en cas de besoin. Abonnés. -»- La plupart d'entre eux sont reliés à un
338 l'éclairage électiuque
seul pont : ceux dont la consommation dépasse 30 à 40 ampères sont reliés aux deux ponts, et leur installation est répartie en deux moitiés à peu près égales. Presque toutes les installations sont munies de compteurs ; les quelques abonnés en appartement, qui n'ont pas plus de i} à 0 lampes, ont contracté des abonnements à forfait. Eclairage public. Thèdlre. — L'éclairage par des lampes à arc des principales voies desservies par la canalisation est décidé en principe et sera prochainement approuvé par le Conseil Municipal ; il en est de même de l'éclairage du théâtre qui doit comporter 800 lampes à incandescence. L'éclairage de l'Hôtel-de-Ville sera prochainement réalisé.
Éclairage électrique db Fécamp (Seine-Infkrieure) Courant continu, 3 filSy accumulateurs.
L*usine a été montée par M°^® Y® Legros dans un ancien moulin situé place de rHoteU de-Ville, ayant appartenu autrefois au monastère de l'Abbaye de Fécamp, et pourvu d'une turbine hydraulique d'une puissance de 25 chevaux* La façade de ce moulin est haute de deux étages (^).
Le rez-de-chaussée est occupé par les moteurs et les dynamos ; le premier étage est consacré aux batteries d'accumulateurs. Derrière le bâtiment principal et attenant à la salle des machines, s'élève la salle des chaudières avec façade au fond d'uue cour.
(^) Nous empruntons cette description à une étude publiée par M. Dieudonné dans V Électricien.
KÉGAMP 339
Le second étage, au-dessus de l'habitation du directeur, a été aménagé pour servir de logements aux employés et au contremaître.
Salle des chaudières. — La superQcie de cette cons* traction mesure environ 12 mètres sur 13 mètres. Le sol de cette salle a été fouillé et approfondi de 2 mètres pour que les récipients de vapeur se trouvent à un niveau inférieur à celui des cylindres des machines motrices. En contre-bas du sol de la cour ont été creusées des soutes capables de contenir 80 tonnes de charbon^ qui y est versé directement. Des ouvertures pratiquées dans un mur de retenue permettent au combustible de descendre à portée des chauffeurs devant chaque foyer.
Sont installées deux chaudières système De Naeyer, timbrées à 10 kilogrammes, do 98 mètres carrés de surface de chauffe chacune, et de 4 mètres carrés de surface de grilles.
Un emplacement équivalent à celui qu'occupent ces deux chaudières a été réservé pour un troisième générateur de 250 chevaux prévu pour l'extension de l'usine.
Le soir, une seule des chaudières fonctionne ; Tautre sert de rechange ou de réserve en cas d'accident et de nettoyage.
La vapeur de ces deux chaudières se rend dans un collecteur en fer de 0,50 mètre de diamètre et 2 mètres de longueur. Deux conduites partent de ce collecteur pour aboutir aux deux moteurs. Deux vannes permettent, dans Téventualité de rupture d'un joint, d'isoler ou d'alimenter Tune ou l'autre machine.
Deux pompes à vapeur à double effet, système Worthington alimentent ces chaudières, qui sont aussi pourvues d'un injecteur.
1, t:Cr.AIHAGE KLKCTRIQUE
ompe mue électriquement est installée sur une tion indépendante en prévision de lout évéaessible.
d'ulimentatiou est prise dans un réservoir oîi Dulées les eau\ du condenseur, qui puise son eau lùte. Cette eau est réchnufTée et portée à une ture de 50 à (iû degrés par le passage de la vapeur lement des moteurs qui fonctionnent à évacuation
de la ville est amenée aux chaudières pour les ou les nettoyer ; celte eau est aussi distribuée aux l'incendie répartis en divers endroits de l'usine.
des machines. A/oteurs à vapeur. — Deux ts type pilon, système Weyher et Hichemond,
d'une puissance effective de 83 chevaux et loura vitesse de 200 tours par minute, commandent
un groupe de deux dynamos, loleurs attaquent les dynamos par courroies en ible collé, sans jonction, superposées l'une sur
ondenseur-moteur k cloche placé auprès des '.s puise l'eau à la rivière la Voûte, et peut cona vapeur d'échappement des dcu^ machines à la le tuyauterie spéciale oermet de faire évacuer nément la vapeur à l'air libre, ne, • — Une turbine Hercule, fonctionnant sous te d'eau de f» mètres avec 300 litres environ de immande par engrenages et transmission deux 3 Ellison débitant chacune 80 ampères sous is.
Dulement de ces deux machines donne la faculté Ire 150 à tOO volts pour la charge des accumula-
FÉCAMP :m
, en faisaot varier la vitesse de rotation de la tur- Celle-ci fonclionne durant toute la journée, soit charger les batteries d'accumulateurs, soit pour Mper à la distribution directe, débit de la rivière est sensiblement constant dans jfs d'une année, sauf pendant quelques dimanches oà l'eau, employée à l'irrigation des prairies, à manquer pour un laps de temps d'une dizaine ires.
mamos. — Les dynamos actionnées par les moteurs peur sont de 27,5 kilowatts, 220 ampères sous rolls. Elles ont él<^ fournies par la Société Ahale de Constructions Mécaniques de Bclfort. induit à enroulement Siemens accomplit 900 rêvons par minute. Le groupe de ces deux dynamos dabtes est monté en tension pour la distribution à trois ûIb.
Les moteurs et leurs dynamos ne marchent qu'alternativement chaque soir ; l'une des unités sert do réserve. Dans les jours de grand débit, leur service individuel peut devenir simultané.
Salle des Accumulateurs. — Les accumulateurs occupent une partie du premier étage.
Dans l'organisation du fonctionnement de l'usine, ils sont établis comme régulateurs et comme appoint. L'énergie, produite par les deux dynamos actionnées par une turbine pendant le jour, y est accumulée et restituée le soir ou la nuit.
La capacité totale des quatre batteries est de I2()û ampères-heure sous 12.j volts ; aux lieures de pleinecharge leur courant vient en aide à celui des machines. Les éléments sont installés dans une vaste pièce bien
342 i/kglairaoe électrique
aérée^ d'environ 30 mètres de longueur. Us sont posés sur bâti en bois goudronné, reposant lui-même sur des isolateurs à réserve d*huile. Chaque bac est assis sur des isolateurs à Thuile d'un modèle plus réduit.
La hauteur du bâti en bois n'étant que de 0,40 mètre, les éléments sont très aisément accessibles, condition qui concourt dans un excellent sens au travail d'entretien.
Une cuvette de plomb épais est disposée sous les bâtis, de façon que les projections d'acide soient recueillies et ne puissent s'infiltrer vers l'étage inférieur où se trouvent les machines.
Quatre batteries de 69 éléments composent cet ensemble d'accumulateurs et se répartissent comme suit :
Deux batteries d'accumulateurs Dujardin, type 500 ampères-heure de capacité, de 69 éléments chacune, soit 138 éléments, puisque les batteries sont aussi montées en tension pour la distribution à 3 fils. L'élément pèse 50 kilogrammes et comprend 4 plaques positives et 5 négatives. Débit maximum : 70 ampères, pendant six heures.
La capacité totale de la batterie sur les deux ponts est de 1 000 ampères ou de 500 ampères sous 250 volts.
Les accumulateurs Laurent Cely sont en même nombre, mais leur capacité est moindre ; la batterie est de 300 ampères-heure et son débit maximum de 40 à 48 ampères pendant cinq heures. Les bacs sont en bois doublé de plomb, chacun renferme des plaques de 200 millimètres sur 200.
Tableau de distribution, — 11 est en pitch-pin verni, et se développe sur une longueur de 8 mètres sur 3,50 mètres de hauteur. La Figure 152 le représente en perspective. Au centre du panneau se trouvent les appa-
FÉGAMP :J43
reils de mesures ou de couplage des machines de 250 ampères.
Chaque machine est pourvue d'un voltmètre, d*un ampèremètre de 300 ampères, d'un disjoncteur automatique à mercure, d'un interrupteur de courant et d*un rhéostat de champ magnétique. Quatre groupes de ces appareils prennent place dans la partie médiane du tableau pour chaque dynamo. Vers la droite, 2 voltmètres de 120 à 150 volts, 2 ampèremètres de 60 ampères, deux disjoncteurs automatiques, deux interrupteurs et deux rhéostats de champ magnétique desservent les deux machines actionnées par la turbine.
A droite aussi se trouvent les appareils de réduction pour les quatre batteries d'accumulateurs.
La batterie Dujardin est munie de deux ampèremètres enregistreurs Richard qui accusent la charge ou la décharge, de deux ampèremètres ordinaires qui servent à comparer les enregistreurs et à lire le débit ou l'intensité du courant de charge. En outre, un interrupteur permet de retirer la batterie du service, quand on la charge par exemple ; un voltmètre sur chaque pont indique le voltage de Tune ou l'autre des batteries au moyen d'un commutateur.
Un commutateur par batterie, placé au bas, donne la faculté d'effectuer en marche la charge ou la décharge des accumulateurs.
Deux autres commutateurs à quatre directions permettent de charger l'une quelconque des batteries avec l'une ou l'autre des dynamos Edison, ou encore de laisser le courant de ces machines se déverser dans le réseau sans passer par les accumulateurs.
A Textrémit^ gauche du tableau sont placés deux
FÉCAMP -lio
A chaque départ d^une ligne sont interposés un coupecircuit à godets de mercure et un interrupteur à brusque rupture. Il y a seize interrupteurs de ce genre placés sur chaque pôle extrême permettant d'isoler les diverses lignes qui émanent de Tusine sans éteindre les lampes de tout le réseau.
Cinq parafoudres Thomson-Houston protègent l'ensemble des lignes. Us sont établis immédiatement après les coupe-circuit et l'interrupteur, de manière que la protection persiste même quand les interrupteurs sont fermés. Le lil compensateur tendu partout au sommet des potelets est muni d'un parafoudre spécial. Ce fil sert donc de paratonnerre, et ordinairement c'est lui qui reçoit le plus de décharges.
Toutes les dynamos montées par deux en tension sont reliées en quantité aux rails collecteurs, qui se trouvent derrière le tableau, par des câbles bien isolés, couchés sous le plancher et recouverts de trappes mobiles.
Réseau de distribution. — Après avoir quitté le tableau^ les dilTérentcs lignes constituées par du fil nu montent directement le long de la fa(;ade extérieure du bâtiment donnant sur la cour et arrivent à une grande cage de départ où elles sont attachées sur des isolateurs ; 8 lignes principales divergent de là vers les divers points du réseau, dans des directions opposées, de telle sorte que la cage est suffisamment haubannée. Toutes les lignes sont disposées à trois fils pour la distribution.
L'église de Fabbaye dont la nef se trouve en face de l'usine, éloignée d'une centaine de mètres, est alimentée par une ligne spéciale de 50 millimètres carrés de section.
La distillerie de la Bénédictine, distante de 000 mètr(<s
FÉGAMP 347
Bur laquelle sont branchés, dans le trajet, les clients au compteur consommant Ténergie pendant le jour ; et une seconde, indépendante, de même section, pour les lampes à arc et les moteurs. Cette canalisation, qui n'a pas ce même service en été, sert pendant cette saison à Talimentation du Casino au bord de la mer.
Les autres quartiers de la ville sont sillonnés de lignes très longues dont la principale a une section de 100 millimètres carrés, et d'autres moins importantes des sections de 30 millimètres carrés.
La station doit alimenter deux ilôts de maisons sans emprunter la voirie dans le parcours de ses conducteurs, en profitant de la rivière dont elle est propriétaire et sur les bords de laquelle ont été placés des fils nus, goudronnésy posés sur des poulies fixées aux murs longeant le canal. Par ce moyen, une certaine quantité de clients pouvaient recevoir le courant, sans que Tentreprise ait à solliciter aucune autorisation administrative et mieux par plusieurs points de ce canal, elle aurait la possibilité de gagner la grande voirie.
Toutes les lignes sont aériennes, en fils nus, tendues avec interposition d'isolateurs sur potelets simples ou doubles en fer à double T, boulonnés sur la charpente des maisons, ou retenus dans les pignons par des brides dé scellement.
Aux points de croisement des fils téléphoniques, les fils de lumière sont recouverts de caoutchouc ou de toute autre substance isolante, suivant les prescriptions réglementaires.
Les fils sont toujours écartés entre eux d'environ O'ByOO à 1 mètre de façon qu ils n'arrivent jamais en contact, même pendant les tempêtes les plus violentes. Les dériva-
l'éclaikage électrique
lions sont toutes faites en (il isolé, sauf pour le compensateur; elles desservent à deux ou trois fils, les installations d'éclairage ou de force motrice, suivant leur importance.
Les moteurs électriques à partir d'un cheval de puissance sont alimentés par le circuit à 250 volts, c'est-àdire branchés sur les deux fils extrêmes sans faire usage du fil neutre.
L'usine alimente en ville 1 500 lampes fixes et 600 lampes dites de permutation dont on appréciera tout à l'heure la signification, et environ 20 lampes à arc de 8 à 12 ampères dont 15 sont afférentes à rétablissement de la Bénédictine qui possède, en outre, environ 300 lampes à incandescence.
Modes (T abonnement, — Au début, Tabonnement à forfait fut le seul appliqué, d'après une police dont nous publions ci-dessous les quelques articles principaux. Une seule exception fut faite pour la distillerie de la Bénédictine qui, à cause de son importance, ne pouvant être traitée sur la base du tarif à forfait, a été pourvue de compteurs Thomson disposés séparément sur le circuit des lampes à incandescence et sur le circuit des arcs et moteurs.
— Stipulations principales du tarif à forfait :
Toute police souscrite pour une période de dix années sera affranchie des frais d'amortissement de l'installation ordinaire, qui reste toujours la propriété de l'Usine.
Art. 3. — Courant. — Lampes ordinaires. — La fourniture du courant à forfait est établie par catégories de consommation et par intensité lumineuse, savoir :
l*"*^ Catégorie. — Du coucher du soleil à... 9 heures.
FEOAMP
2® Catégorie, — Du coucher du soleil a... 10 heures. Qe 12
Les lampes à incandescence sont de 10, 16, 20 et 32 bougies dites décimales.
Type dos lampes
10 boueies .
Piîx des lampes dites ordinaires
Première eatés^orie 0 heures soir
par jour
par an
Deuxième catégorie 10 heures soir
par jour
par an
Troisième «aligoiie minuit
par jour
par an
Art. 4. — Lampes de permutation, — Des lampes, dites de permutation, installées dans des pièces diiTérentes de celles où fonctionneront les lampes ordinaires seront mises à la disposition de l'abonné, et branchées sur les lampes ordinaires. Elles seront susceptibles de fonctionner pendant la nuit, mais jamais d'une façon constante. Le prix en est fixé d'après le tableau suivant :
Prix
Par jour chacune .
Par an —
Nomlire de lampes
4 et au-dessus
r satisFaire à des besoins plus élendus d'éclaiant la nuit, l'abonné devait en faire un usage le prix en serait débattu à nouveau, et le renouvellement de ces lampes resteront à de l'abonné, qui ne pourra employer, dans ts, que des lampes fournies ou poinçonnées par
— Allumage et Extinction. — Le courant est ispositioD de l'Abonné une demi-heure avant r du soleil, heure fixée par l'Annuaire du Bu- Longitudes. 11 est arrêté par catégories, suibleau ci-dessus.
lé ne devra pas faire usage de la lumière avant lu jour, ni après l'heure Qxée par son abonne - I même que le courant serait h sa disposition, grand nombre de clients sont abonnés au tarif et, grâce au système de permutation employé lent, on a pu obtenir une notable quantité de larticulières, villas, chalela, etc. Toutefois, la bonnement au compteur se développe égale-
mbre de commerce a fait installer deux arcs onneat pour éclairer le débarquement des nabarbon.
s plus remarquables applications est celle qui e à l'éclairage de l'église de l'Abbaye de Féutilisc quatre cent cinquante lampes à incancontribuant à l'éclairage de ce colossal vai»- ^composées comme suit :
243 lampes de o bougies.
FÉGAMP 'Soi
40 lampes de 16 bougies 1 200 —
Deux candélabres ornés de lampes encadrent l'autel à chaque coin. Des rampes sont posées sur la rétable en marbre blanc. Un bouquet de cinq lampes suspendues au-dessus y projette sa lumière, et une statue d'ange placée sous le baldaquin tient à la main une lampe de 200 bougies. Des guirlandes de lampes courent le long des nervures du magniGque baldaquin en bois doré style Louis XIV qui orne le sanctuaire. Trente lampes de 11 bougies illuminent la grande croix de 2 mètres de hauteur couronnant le baldaquin et cinq lustres, quatre dans le sanctuaire et un dans le chœur, ajoutent Téclat de leurs foyers à la lumière déjà répandue sur Taulel. Le reste du chœur et les stalles reçoivent la lumière de 10 lampes appliquées dans le transept, sur les anciens supports du gaz et par deux petits bouquets Je 5 lampes tombant de la voûte. Deux groupes de 7 lampes chacun formant torchères sont établis aux grilles de clôture du chœur. Toute la nef est éclairée par de petits lustres de 5 lampes descendant au milieu de chaque travée.
L'effet décoratif de la nef a été particulièrement cherché et obtenu par la disposition des lampes, combinée de telle façon que du fond de Téglise aucun point lumineux n'est caché par la perspective des piliers et que les lumières de la nef se fondent harmonieusement avec celles du chœur et du sanctuaire.
Les nefs latérales, les chapelles, les escaliers, la crypte, les sacristies, la chaire, les tambours du grand et du petit portail sont dotés du nouvel éclairage.
']^J. l'ÉCLAIUAOE KLECTRIQL'E
L'électricité, à l'Abbaye, n'a pas seulement été employée comme moyen d'éclairage ; elle y est appliquée aussi à la force motrice. Un moteur électrique de la puissance d'un cheval, marchant sous un potentiel de 250 volts, actionne la soufflerie du grand orgue.
L'Ardièhes (Rhône).
Courants alternatifs simples et double transformation-
L'usine a pour objet l'éclairage de Beaujeu, Cercîé, Belleville et Montmerle, localités distantes de l'usine respeclivcmenl de (i-1i-20et24 kilotiiètres. Le service de Beaujeu est niomeuUinéincnt ajourné.
Elle est montée sur la rivière l'ArdièreSj dont elle uti-
lise la puissance par 2 turbines de 100 chevaux directement couplées chacune à un alternateur. Actuellement un seul groupe est monté.
L'eau arrive aux turliincs par un canal d'amenée et une conduite métallique sous pression, comme le montre la figure t5L
l'ardières 353
Les turbines sont à régulateur hydraulique pour le maintien d'une vitesse constante de 400 tours par minute.
Chacune fait corps avec un alternateur donnant 20 arn< pères sous 3 500 volts avec une fréquence de 60 périodes par seconde.
L'excitation est produite par une dynamo shunt de 60 volts, 30 ampères.
La tension de 3300 volts n'est suflisante que pour l'éclairage de Beaujeu, et l'on relève la tension du courant à l'usine Jusqu'à 10500 volts sur la ligne de Montmerle.
La distribution se fait dans chaque localité par transformateurs en dérivation, dont les secondaires alimentent un réseau à 4 lils présentant 120 volts sur chaque pont.
Le tableau comprend deux séries d'appareils : la première pour le couplage en quantité des alternateurs et le réglage de leur champ d'excitation, la deuxième pour les appareils nécessaires à la distribution proprement dite. Nous ne nous occuperons que do cette dernière.
Le tableau est en marbre et porte deux barres collectrices où sont branchées la ligne de Beaujeu (inutile quant à présent) et celle de Cercié-Belleville-Montmerle.
Chacune de ces lignes est munie d'un interrupteur à haute tension d'un ampèremètre et d'un coupe-circuit fusible.
La ligne de Cercié vient à un transformateur de OG kilowatts qui relève la tension à 10 500 volts, puis sort de l'usine (Fig. 136).
Pour maintenir constante, malgré les variations de charge, la tension aux bornes des primaires des transformateurs d'éclairage, on a disposé à l'usine le système de régulation que nous avons décrit.
Fig. 155. — Tableau de distribution de L'Ardières.
I* .C leeder Cerclé. F.B feeder Beaujeu. G ooupe-circuit. Ci coupe-circuit TTj transformateurs compensateurs. V voltmètre compensateur. a ampèremètre Cerclé, ai ampèremètre BeaUjeu. l.l lampes de phare." A ampèremètre Ccrcië. Aj ampèremètre Beaujeu. v voltmètre Cercië! ? 1 volimèlre Heaujeu. V2 voltmètre indicateur. L lampes de couleur «lu (iil. t iri'errupteur des lampes de phare. 1 interrupteur Cercié. Il iiit/rrupteur Beaujeu. t interrupteur de A. t^ interrupteur de A|! K rliéoslat de B. Ri rhéostat de Ej. A alternateur Cercié. Aj alternateur Beaujeu. XX barre de distribution. YY barre de dittribuVioa.
L ARDIËRES
Un premier transformateur T de 500 watts ayant 30 comme coefficient de transformation est monté, le primaire en dérivation sur la ligne à haute tension. La
ù^/ièttrCenit
Jgïiinf deselfinéhtctjoit >
Fig. 156. — Schéma du groupement des alternateurs. (L'une des deux lignes extérieures doit partir de la barre YY).
force électro-motrice développée dans son secondaire est proportionnelle à celle qui existe dans son primaire.
Un second transformateur T^ est placé en série sur la ligne. La force électro-motrice développée dans son secondaire est proportionnelle à l'intensité primaire.
Le secondaire du transformateur Ti est en série et en opposition avec celui de T et son circuit contient un voltmètre à signaux.
Le réglage du compensateur se fait à Taide d*une bo* bine de self-induction ; ceci fait, pour maintenir constante la tension aux bornes des transformateurs d^éclairage, il sufiit d*agir sur les excitatrices des alternateurs.
La ligne est en cuivre nu et calculée pour distribuer 100 chevaux à Beaujeu et 100 chevaux à Cercié, Belleville et Montmerle, avec une perte de 10 pour cent.
I • ■' il
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L KCt.AIRAGE KI.ECTRIQCE
De l'usine à Beaujcu la ligne est en cible de i,4 milti* mètres de diamètre ; celle de l'usine à BcUeville en fil de 3 millimètres de diamètre ; au-deli de Believille le fil n'B plus que 2 millimètres de diamètre (Pig. 151).
La ligne est supportée par des poteaux de bois munis d'isolateurs h garde d'huile.
Elle est divisée en sept tronçons raccordés par des
ifut Ht BtÊ^ra .
if UKw
- Plan général de la i
interrupteurs bipolaires placés au sommet des poleaux pour la recherche des fuites.
Chaque poleau porte un paratonnerre en 1er de I mètre de long qu'un fil de 3 millimètres de diamètre relie au sol.
L'isolement de la ligne varie de 12 OOU 000 à 1 000 000 d'ohms, suivant que le temps est sec ou pluvieux.
La ligne devant k un certain endroit passer sous les voies du chemin de fer, on a fixé les fils à la voûte d'un caniveau : elle est faite alors de câbles isolée au caout-
CANAL DE LA MER DL: NORî) ^O?
chouc présentant plusieurs milliers de mégohms de résistance.
Au début les câbles isolés avaient été placés dans un caniveau, mais ils donnaient lieu fréquemmcut à des courts circuits par les temps humides.
L'éclairage des localités précitées est lait par des transformateurs montés en dérivation sur la ligne à haute tension (Fig. 157).
On trouve :
à Cercié 1 transformateur de 4 kilowatts
à BelleviUe 4 — — 10 —
à Montmerle 1 — — 10 —
Chacun de ces transformateurs donne 240 volts entre les bornes de son secondaire.
La distribution se fait à trois fils avec 120 volts sur chaque pont.
Les centres d'éclairage sont reliés à l'usine par une ligne téléphonique à 2 fils.