‹ L'éclairage électrique. Traité pratique de montage & de conduite des installations d'éclairage électriqueChapitre 81 sur 132 · TT · texte numérisé non relu

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Avec la lampe électrique, la décroissance de rinlensité

Fig. 200. ^ Coupe du faisceau parallèlement à luxe.

lumineuse est 1res faible du centre jusqu'aux bords ou la lumière s'éleint presque brusquement.

Varialion de l^ ouverture du faisceau, — On modifie à volonlé louveiture du faisceau en approchant eu éloignant Li lampe du m ruir.

Résuliats prallques, — Ci)mm^. ch nnc^'s pmt'ques, on pjut com^)Ur, dans des condilions moyennes de rausparence. suruneporléj de 4 à oOUU mclres avec un projecleur dj 0'",G0 alimente par un courant de 70 ampères, si les observateurs sont convenablement placés. — Les proj cleurs de O'^JS ou dj 0"*,90 ont une porlée d.j 7 et 8 000 mètres pour des objets île grand s dimensions et de couleur claire, Taîmosplière éiant pure et les obseivateurs suffisamment écarlés du projecteur.

Projeoteui* Sautter-Harlé avec miroir Mangin

Ce projecteur est presque exclusivement adopté par les mariues et services de guerre de la Franco et de Télrangcr.

Il est formé d'un miroir Mangin, d'une lampe à arc Sautler-Harlé inclinée et d'une enveloppe protectrice mobile dans tous les sens sur un pied-support.

Miroir Mangix. — C'est la partie la plus intéressante de l'appareil, car c'est grâce à son emploi que les projecteurs ont une puissance aussi grande (Fig. IU8). m 2;s

434 l'ûclaihage KLECTnigt'i::

11 est iorraé d'une lentille divergente en crowi minée d'une part par une surface convexe dont le tre de courbure est en C et, d'autre part, par uni face concave dont le centre de courbure est en 1 surface connexe est argentée et forme miroir.

Les courbures de la lentille sont calculées de sorte que tout rayon issu de C, foyer de l'appart rédéchissi' parallèlement à l'axe, et ce, en quelque du miroir qu'il tombe.

On remarquera que le rayon est deux fois ré avant de sortir de l'appareil.

Le miroir Mangin donne aux projecteurs les priétés suivantes :

1. L'amplitude angulaire du champ éclairé est e: ment éf^alc à l'angle sous tendu par la source lumii vue du sommet du miroir concave, ouverture angi qui représente les surfaces éclairées; le faisceau inineux projeté dans l'espace n'a d'autre effet qt produire sur le terrain une image conjuguée de la so

2. Un projecteur vu au loin apparail comme s'il illuminé en tous ses points d'une lumière de mén tensité que celle de la source, quelle que soit la dis focale du réilecteur. Le terrain est éclairé, à une tance donnée, comme si la source lumineuse, sans perdre de son intensité spécifique, prenait les di sions du miroir projecteur.

3. L'étendue absolue du terrain éclairé a un diai proportionnel à celui de lasource lumineuse et à l'élo ment de l'objet éclairé et du miroir, et inversement portionnelùla distance de la source au sommet ditmj

Ce miroir lenticulaire est monté dans une bago métal et, grâcf à son épaisseur, il résiste aux chocs e

PBOJECTBUBS ELECTRIQUES

trêpidatioDB provoquées par le tir des grosses pièces d'ar-

tîilerie : en un mot, il ne constitue pas un organe Iragilo.

Lampe mixte Sauter-IIarlé. — Le principe sur lequel

cette nouvelle lampe est construite pour projecteurs

Fig. £01. — Coupe vertÎMie de i« lampe Sautter-Harlé.

électriques consiste à commander le mouvement du régulateur au moyen d'un petit moteur électrique placé en dérivation aux bornes.

Par son action directe, ce moteur opère le rapprochement des charbons, lorsque la différence de potentiel

436 l'éclairaue électriocti

vient à dépasser une limite fixe. Par son acti il produit, avL'c rintjriuédîaire d'un ressoi teur, le mouvement d'écart cl rullumogc.

Ce ressort ne joue que le rôle d'un sîinpl teur d'éneri^ie, qui reiitu consiammeot déti le moteur ne fonctionne pas; quand lu kmp sa réaction se trouve disponible à toute p course des charbons.

Celte lampe conserve, du reste, les p la lampe mixie inclinéj pour projecteur constructeurs. Elle fonctionne, soit auton soit à la main. Pendant la ciiarche autom toujours possible d'agir à la main sur i'éc: cr.iyons.

Les F^jures 201, 20» et 293 rcpréseat-nt et un scliéma des ronicxii>n3 du moteur i Lss lettres suivantes désignent :

A Le corps mélaltique inlérieur

B Le corps mélallique supérieur

B' Une vis sans fin actionnan

porte-charbon C.

B' Une vis sans Un actionnani

porte charbon D.

B' Le câble conduisant le coura

charbon négatif, b' b* Deux fentes longitudinales 8i

der les sup[iorts des parte-chai

d.ins leurs mouvements.

C L'écron et le support du porte

silif.

C Le porte-charbon positil à v

PROJECTEURS ELECTRIQUES i37

C' Les vis tangentes pour le déplacement horizon! al et vertical du porte-charbon C^ (Chaque lannpe est munie de deux clefs à béquilles pour la manœuvre des vis C).

D L'écrou et le support du porle-charbon négatif.

D* Le porte-charbon négatif isolé de la masse.

d* Une plaque en matière isolante.

A' La carcasse magnétique du moteur électrique.

A'A' Les bossages de fixation du moteur sur la boîte A.

A* La gâche de mouvement de mise au foyer delaiampe.

a* La bobine inductrice du moteur.

a^ L'induit du moteur.

a' L'axe de rotation de a' monté sur billes de roulement.

a'^ Le collecteur du moteur.

a* Un pip^non d'engrenages sur l'arbre moteur a'.

a*^ Une roue dentée engrenant avec le pignon a* et calée sur Taxe e.

e Un axe de transmission de mouvement.

Ë Une boite mobile renfermant le ressort accumulateur e*.

e^ Un ressort accumulateur enroulé en spirale.

e' L'extrémité intérieure du ressort e* fixée sur Taxe e.

e' Un pignon donlé, calé sur Taxe e.

e* Extrémité extérieure du rcssoit e* fixée sur la botte E.

4'i8 l'kglaihagiî: élkgtiuqu£

F Une couronne circulaire à Tinlériour de laquelle peut tourner librement la boite E. f f* Deux ressorts fixés par une de leurs extrémités sur la boite Ë.

f f* Les extrémités des ressorts f*, P, portant deux frotteurs venant s'appuyer contre la couronne F.

(i Un collier fendu fixé par sa partie supçrieuro, et dont les extrémités inférieures peuvent être serrées au moyen d'une vis g^, par l'intermédiaire d'une roue à vis tangente et d'un bouton g'.

g*g*g'g* Des bossages à l'intérieur du collier G, venant s'appuyer et serrer la couronne F, lorsqu'on referme le collier G.

e'' Une roue calée sur l'axe e* et engrenant avec le pignon e\

e* Un deuxième axe de transmission de mouvement fixé dans la pièce G.

e^ Un pignon calé sur l'axe e*.

b^b* Deux pignons calés sur les vis B* et B^, engrenant l'un avec l'autre, et recevant leur mouvement du pignon e" ; ces deux pignons tournent en sens contraire.

H Le volant du mouvement de commande à la main, calé sur l'axe e.

j* Un pignon faisant corps avec l'axe e.

j=^ Une roue dentée qui engrène avec le pi-, gnonj^

j3 Un axe fixé sur la boîte mobile E.

j* Une roue à une dent tournant folle sur Taxe j^ et portant la roue dentée j*.

pnOJKCTKUHS Kf.ECTIUQlTES

Une croix de Malte folle sur Taxe e et engrenant avec la roue j*.

m*m' Appendices polaires fixés sur la carcasse magaétique A* du moteur.

Armature de Tinterrupteur automatique.

Vis de réglage avec écrou de l'armature m'.

Interrupteur pour le changement de marche automatique ou à la main.

La lampe mixte horizontale, pouvant marcher, soit aulomaliquemcnt, soit à la la main, nous décrirons séparément son fonctionnement dans les deux cas.

Fig. 202. — Coupe horizontale de la lampe Sautter-Harlé.

Marche automatique. — Supposons les charbons écartés et la lampe au repos, le commutateur L placé dans la position de marche automatique, le collier G serré et la couronne P fixée par la pression des bossages g*.

L'induit se met en mouvement et, par l'intermédiaire de l'arbre a^, du pignon et de la roue a^ et a', de Taxe e, du pignon et de la roue e^ et e', de l'axe e^ et des pignons e', b* et b^ il entraîne les vis B^ et B^ en sens contraire pour rapprocher les porte- charbons C etD. [ Pendant ce mouvement, la rotation de Taxe e oblige

e', enlrainé par son extrémilé e', à s'enrouler claot. lîn môme temps, le p'giionj' fait lourlues j'et j', en sorte qu'au bout d'un nombre de tours déterminé, la dt^nt de la roue j , vient buter contre une partie saillante de la croix de Malle, L'arbre e enlrainé alors la boite E, non plus par l'ellet du ressort e, mais par l'effet du ressort e', par l'intermédiaire des

Sclietua d*i connexions

pièces que nous venons de mentionner bre j'. L'effort est transmis par la boile E aux liais f f^ ainsi qu'à leurs frotleurs f, f, qui ans la couronne F. Le ressort se '.rouve ainsi jours à la même tension. Ce mouvement se con- |u'à ce que les charbons viennent en contact, ment où les charbons viennent à se toucher, la : de potentiel oux bornes de lampe tombe à [nature m^ de l'inlerruptcur automiilique supcourant de l'induit dont le couple moteur

lort accumulaleur e' réagit alors par l'énergto nnagnsinée et fait lourrer l'axe 0 en sens conmouvement ainsi cotnmuniqiié écarte les porteci prudii.t riilluiiia'^e.

laj^c de ce E3's1èine eA do produire un atluislant dans toutes les positions et quelle que soit

la longueur dos charbons, la longueur fixée pour Tare restant CDnstanle.

Dès que l'arc est formé, la dilTérence de potentiel aux bornes de l'éleclromoleur augmente et Tinlerrupteur automatique rétublit le courant dans 1 induit.

Le moteur se met en marche et rapproche les charbons en bandant le ressort accumulateur. Le voltage baissant, rin'errupleur automatique suppiime le courant, et le resFort bandé écarle les charbons. La succession continuelle de ces petits mouvements contribue à donner à Tare une grande iiKité.

Le courant principal ne passe qu'à travers les porlecharbons et leurs supports. Que'le que soit Tintensité, on n'a pas à craindre d'échaulTement exagéré de la lampe et le même mécanisme peut servir au réglage de la marche d'un courant d'intensité quelconque.

Marche à la main. — Les mouvements de rapprochement et d'écarlement des charbons h, la main sont obtenus très simplement en manœuvrant le volant II calé sur Taxe e. En tournant ce volant dans un sens ou dans Tautre» on entraîne le mécanisme entier et, par suite, les porte-charbons eux-mêmes. Il importe auparavant d'annuler l'effet du ressort accumulateur. A cet effet, on doit tourner le bouton molleté g^ qui transmet le mouvement à la vis g^ et à l'interrupteur L. Le circuit du moteur est interrompu, le ressort accumulateur C* est détendu. On continue détourner le bouton g'' jusqu'à ce que la boite F devienne libre, ce qui est indiqué à Texlérieur de la boite par Taiguille 1', lorsqu'elle e>t venue se placer en legard de la lettre M, en rel.el sur la boite. La boîle F devenue l.bre tourne avec le volant II et avec tout le mécanisme* Quand mémo on ut n*

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