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h KCLAIRAQE ËLBGTRIQUE
Non-seulement le calcul permet d'établir des miroirs aplanétiques Mangin avec telle approximation que Ton désire, mais le mode de construction fournit des pièces toujours rigoureuses de proGl et conformes au calcul.
La taille du miroir Mangin s^opère par le rodage du verre au moyen de surfaces sphériques en métal, auxquelles on communique un mouvement de rotation et un mouvement de translation. Quel que soit le déplacement imprimé à ces outils, la courbure reste constante. Elle ne dépend, en effet, ni de la forme plus ou moins exacte des outils, ni du mouvement qui leur est imprimé., ni de l'habileté de l'ouvrier, ni des dérangement ou de Tusure du mécanisme. Le rodage sphérique fait disparaître les inégalités respectives de routil et de la masse de verre et plus il se prolonge, plus il tend à produire une courbure parfaite. Celte propriété dérive de la nature des choses, mais; seule, elle fournit le moyen de construire des réflecteurs constants de courbure et identiques de propriétés, garantie précieuse dans les applications.
Les miroirs paraboliques sont extrêmement difficiles à faire d'une manière exacte. Dans la pratique, on se contente d'une approximation.
Les mécanismes employés jusqu'ici pour la taille parabolique sont compliqués et délicats ; leur réglage doit èlro effectué avec une grande exactitude.
L'habileté de l'ouvrier, la surveillance continuelle du travail sont nécessaires pour que l'on ne s'écarte pas trop du profil théorique.
Le jeu naturel des pièces de la machine et leur usure exercent une influence de plus en plus fâcheuse sur Texaclitudedes réflecteurs dont la construction se fait par série. Lorsque les appareils sont neufs, la taille est à
peu près satisfaisante. Mais, à mesure que le travail b6 poursuit, les pièces sont de plus en plus défeclueuses.
Gomme il est difficile de mettre en évidence les défauts d'un réflecteur en verre une fois terminé et que Texamen en est impossible pendant l'opération delà taille, le constructeur est, le plus souvent, hors d'état de remédier aux imperfections du profil provenant de Toutillage ; ne connaissant pas relTety il ne peut remonter à la cause.
Ces raisons expliquent les résultats obtenus récemment en Kussie par le service de Tartillerie, en photographiant Timage de réseaux linéaires dans les miroirs Mangin et Schuckert. Ce nouveau mode d'investigation a fait ressortir d'une manière frappante les défauts des miroirs paraboliques et le peu d'homogénéité de cette fabrication.
La diminution de la distance focale des miroirs paraboliques, loin d'être un avantage comme on Va répété bien souvent, présente un inconvénient. Tandis que l'amplitude totale du champ éclairé va en augmentant, l'éclairement perd toute uniformité, la tache centrale, seule utile puisque l'éclairement y est maximum, diminuant de diamètre.
L'uniformité du champ est indispensable à une bonne vision.
Lorsqu'on utilise le faisceau à la recherche d'un objet, la pratique montre que l'instant où on le distingue le mieux est celui où il vient se placer sur le bord de la zone la plus éclairée, le contraste entre l'obscurité et la vive lumière augmentant la visibilité.
C'est à ce phénomène d'impression lumineuse qu'on doit attribuer les excellents résultats obtenus avec le projecteur Mangin. Le faisceau d'un miroir parabolique
h ECLAIHAOË ELECTRIQUE
10 de dianièlre et de O^.^i de dislance focale lerl ou Uréguel), duone naissince à une laclie ) qui est iaférieure au 1/3 du cliarnp lotul, et n'est 8/11 de celle du projecteur Man^'io de môme dia- ËD dehors de cette zone, l'édairmnent baisse peu t le pai^sage de l'ombre à la lumière se fait iuscnnt, sans transition mirquée el sans l'effet de ,e avanla^jeux du miroir Alangin.
iroir Mungin, pur suite de su forme en Toule, pré< le résistance bien supcricureàcclle du miroir paie. L'expérience a conlirnir ces prévisions : le tir rosse pièce brise presqu'infailliblemcnt un réflecabolique alord que le miroir Mangin reste intact, ngleterrc, on aurait constaté qu'après :t ans de les miroirs de S projecteurs paraboliques sur 10 assi-'S sans cause apparente.
i/al Engiiieer Commillee a constoié en outre que irs paraboliques étaient très dissemblables enire iséquence directe du système, et il a fait insérer cahier des charges relaliF à la fourniture de ces < guf! les rayons réfl^xhis et venant de l'infini t des foyers qui seraient contenus dans une 'e 7 millimètres de diamètre.
ons, en passant, que les projecteurs Maanièmes dimensions que les précédents n'ont )berralion de sphéricité de 3 dixièmes de miili-
)nsidéralions cNpIiquent la préTérence donnée ique toutes le* nations aux projecteurs itlangin. uissani'c^ étrangères se sont très sérieusement >écs, pour la plupart, des applications à la les projecteurs électriques. Au point de vue de
la statistique, oq peut évaluer comme suit le nombre de projecteurs que possèdent lei diverses puissances :
France 872 projeoteart
Angleterre 920 —
Autriche 127 —
Italie 355 —
RuMÎe 230 —
Danemark 54 —
Espagne 50 —
Belgique 30 —
Etats-Unis 6*2 —
Jspon 30 —
Cliine 10 —
Rt^publique Argentine 31 —
Turquie là —
Suisse 13 —
ËnGn rAllemagne, qui possédait 21() projecteurs, vient, paraît-il, de faire construire 144 appareils de campagne de grande puissance. Actuellement, le nombre d*appareils photo-électriques que possède Tarmée de terre en Allemagne atleint 220, tandis qu'en France il n'est que de 75.
Types dd projecteurs Sautter-Harlô.
Les projecteurs Mangin pour usages militaires se construisent ordinairement avec les diamètres de 0*",iO, 0'",(30 et 0,75. Les diamètres plus forts : 0™,90 et l'^jSO sont réservés aux Défenses des Côtés. On a proposé, toute fois, de les appliquer à la défense des camps retranchés.
L*éclairement du sol, correspondant à ces divers diamètres est représenté, pour une source de môme int-jn- ^ité et de nièine forme, par la série des nombres 4, 9, 14, 20, 56.