JÉSUS-CHRIST NOUS INVITE A SON ÉCOLE
Venez à moi, vous tons qui êtes dans la peine, et sous le fardeau; et je vous soulagerai \
Ce sont vos paroles, ô mon Sauveur!... Et à qui les adressez-vous?... A tous ceux qui ont l'avantage de vous connaître pour leur Seigneur et leur Dieu. Vous les adresseriez à tous les hommes sans exception, si vous étiez connu d'eux. Car quel est l'homme qui n'est pas dans la peine? C'est sa condition depuis le péché; nul n'en est exempt; et dès que Ton commence à réfléchir, on commence à sentir qu'on est condamné à la peine; on devient dès ce moment un fardeau insupportahie à soi-même, et ce fardeau, on le porte tous les jours de sa vie : ne pouvant jamais rentrer en soi, qu'on n'en sente le poids. Ainsi l'onestréduit à sefuir, et à chercher partout le bonheur hors de soi. Mais il ne se trouve nulle part ailleurs, qu'en vous seul, ô mon Dieu !
Voilà donc l'état de l'homme, et de tout homme. Il se trompe, s'il se croit heureux j et il ne peut rentrer
» Matth., XI, 28.
6 L'ECOLE DE JESDS-CH UIST.
sérieusement en lui-même, qu'il ne se convainque du contraire. Exposerai-je ici le détail de ses peines? Je l'essayerais en vain; ce détail est infini : tout âge, toute condition, tout état a ses peines; chaque jour en apporte de nouvelles; et, sans parler de celles qui nous viennent du dehors, notre imagination, notre propre esprit, nos passions et notre cœur en sont des sources inépuisables
Qu'ils sont à plaindre, ô mon Sauveur! ceux qui, ne vous connaissant pas, ne peuvent recourir à vous, pour êtres soulagés de leurs maux ! Ils souffrent sans adoucissement, sans consolation, sans mérite; et tous les efforts qu'il font pour se tirer de leurs peines ne font que les y enfoncer davantage. Vaine et orgueilleuse philosophie, iausse raison humaine, as-tu guéri une seule de nos maladies? As-tu fermé une seule de nos plaies? Si tu t'en flattes, c'est une imposture. L'homme n'est que trop industrieux pour se tourmenter; mais il n'a nulle ressource en soi pour se donner la paix.
Mais combien sont plus à plaindre ceux qui vous connaissent, et qui ne se rendent pas à votre invitation!... Hélas! ceci me regarde; je gémis, je languis dans la peine, je suis accablé sous le fardeau, et, au lieu de chercher du soulagement auprès de vous, je murmure, je me dépile, je me révolte contre la Providence; je mendie le secours des créatures, quoique je n'en retire que de vaines paroles et d'onéreuses consolations.
Ah! Seigneur Jésus! il est temps que j'ouvre l'oreille de mon cœur à votre douce invitation. Puisque je porte le nom de votre disciple, et que je m'en fais gloire, il est temps que j'en remplisse les devoirs, et que je me rende assidu auprès de mon divin IMaître. Je suis un malade, et peut-être un malade invétéré, mais vous êtes