‹ L'école de la santéChapitre 1 sur 48 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

une époque où le public aime à être tenu au

courant de toutes les découvertes scientifiques,

l\- même s’il ne peut en faire lui-même l’application, il serait surprenant que la seule science qui ne l’intéressât point fût celle qui le touche de plus près, celle qui concertée le plus précieux des biens, la santé. Chacun des hommes est fait, n’est-il pas vrai, à la ressemblance du bonhomme Chrysale, à qui sa « guenille » était si chère.

Mais Chrysale n’est pas médecin. S’il se livrait à la lecture des journaux ou des livres médicaux, il se perdrait dans ce langage technique si particulier et quitterait vite la partie, ne pouvant, faute d’études antérieures spéciales, suivre le développement des pensées et la succession des raisonnements.

Est-il possible, cependant, de lui fournir des notions claires et suffisantes sur les acquisitions

que fait chaque jour, dans tous ses chapitres, l’art de guérir? fauteur dé ces pages le croit et il estime que tout le monde doit gagner à ce que les progrès de la médecine soient exposés dans le langage de tout le monde, à ceux qui sont appelés à en profiter. Mieux instruits, ils pourront se préserver eux-mêmes des atteintes de certaines maladies, les plus nombreuses sans doute, que la connaissance de leurs causes et de leur évolution rend plus aisément évitables. Munis des éclaircissements indispensables, ils pourront suivre avec plus de profit les conseils de celui qui les soignera et l’aider dans la tâche de salut dont ils doivent être les premiers bénéficiaires.

Le lecteur trouvera donc dans les chapitres qui composent ce livre l’exposé de nombreuses questions présentement à l’étude ou en discussion et qui, parfois, sont à l’ordre du jour non seulement des sociétés savantes, mais aussi des conversations mondaines. Cependant, transmises de bouche en bouche, ces connaissances nouvelles ont été trop souvent déformées et mal comprises pour qu’il ne soit pas utile de leur rendre leur figure véritable. Si les idées fausses sont partout dangereuses, elles le sont particulièrement dans le domaine de notre sauvegarde. Les maux qui fondent sans répit sur nous ont fréquemment leur origine dans notre ignorance. Rompre avec celle-ci, c’est proprement se mettre à l’école de la santé.

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