L AVOCAT
La'vocat (p. ii6).
Léopold- Gabriel Lavocat, né le 22 octobre lySô à Champigoeulles, dans la Meurthe, adjoint du g-énie (19 juin 1793), élève sous-lieutenant (28 septembre 1794)» lieutenant (29 octobre 1794)» capitaine (21 mars 1795), admis à la retraite comme chef de bataillon le i^' août i8i5. Il avait sous les Cents jours demandé un grade supérieur : on répondit qu'il ne comptait qu'une seule campagne, celle de Tan II à Tarmée de la Moselle, qu'il n'avait eu que des fonctions peu importantes dans les places et que l'empereur venait de le nommer chevalier de la Légion d'honneur. A plusieurs reprises, même en i83o, il pria le ministre de le confirmer chef de bataillon du génie et de l'employer. Mais en 1819, le chef du bureau, Schillemans, avait dit que Lavocat « n'avait jamais joui d'une grande considération dans le corps du génie, qui s'en était débarrassé le plus tôt qu'il avait pu ».
Victor Levasseur (p. ii6).
Victor Levasseur, fils de Jean-Louis Levasseur et de Maris^uerite Stôt, né le 7 mars 1772 àCaen, sous-lieutenant de la compagnie de canonniers du 4^ bataillon des volontaires du Calvados (11 septembre 1792), adjoint provisoire à Tadj udant-général Kleber (28 juin 1798), capitaine (iw juillet 1798) et retiré du service pour cause de blessure (5 novembre 1793), instructeur d'arlillerie à l'Ecole de Mars (3o juin 1794)» instructeur de centurie pour les fortifications (17 septembre 1794» employé à l'armée du Rhin (28 octobre 1794)^ adjudant général chef de bataillon (17 novembre 1794), attachée l'Ecole Centrale des travaux publics (23 février 1795) durant deux mois, adjudant général chef de brigade (i3 juin 1795) à l'armée de Rhin et Moselle, démissionnaire pour raisons de santé et traité comme oificicr réformé (2 avril 1 797), remis en activité et employé successivement dans la 20* division militaire (3o octobre 1797), à l'armée d'Angleterre (12 janvier 1798), à l'armée du Rhin (12 février 1800), nommé par Moreau sur le champ de bataille général de brigade (16 mai 1800) et confirmé dans ce grade (26 octobre 1800), commandant le département du Mont-Tonnerre (26 août 1802), employé de nouveau aux armées, au camp de Saint-Omer (28 mars 180Ô), à la 3* division du 4* corps de la Grande Armée (29 août i8o5), à l'armée de réserve (5 mars 1807), au corps d'observation des côtes de l'Océan (27 mars 1808), commandant le département de la Manche (28 mai 1809), mort à Valognes le i3 septembre 181 1. Il avait été blessé à Mayence, à Neumûhl, à Kehl, à Eylau, et il était commandant de la Légion d'Honneur et baron de l'Empire.
HÉBERT ET GENTON SBy
Hébert et Genton (p. 117).
Jean Hébert, né à Savigny (Cher) le 19 février 1770, sert aux gardes françaises (i 3 mai 1782-31 août 1789), devient instructeur au bataillon de la garde nationale de la section des Filles- Saint- Thomas (3i août i789)et chef de bataillon de la réquisition des sections des Gardes-Françaises et du Muséum (8 novembre 1793), soldat à la 35® demi-brigade (8 janvier 1794)» et au bout d'un mois au i6<> régiment de chasseurs à cheval(2 février 1794)» centurion à TEcole de Mars (17 juillet 1794)» sous-lieutenant à la 5* demi-brigade (6 avril 1795), aide de camp du général Liebert (12 novembre 1796), adjoint à l'adjudant- général Mallerot (12 novembre 1797-23 septembre 1800), et employé notamment à la poursuite des réquisitionnaires et conscrits dans le département de l'Hérault, capitaine-adjoint (11 mai 1799)» réformé par arrêté du 21 août 1800, envoyé à l'état-major de l'île d'Elbe (3o juin i8o3) et à l'armée de Naples (28 mars 1806).
Sur Genton (Pierre), qui fut, comme Hébert, capitaine et adjoint aux adjudants-généraux, voir /es Volontaires de Paris, par Chassin et Hennet, I^ p. 202.
Ghanez (p. i68)
Jean>Baptisfe-Vic(or Chanez, né à Bar -sur-Seine, le 1 1 avril 1746, entré au régiment des gardes françaises (28 juillet 1762), passé aux grenadiers (18 mai 1768) et fait caporal la même année, sergent (20 juin 1767), sergent-fourrier (9 février 1774)1 sergent>major (i mai 1780), sergent des Douze (10 juillet 1788), adjudant surnuméraire (10 juillet 1789), et en cette qualité d'adjudant mis, après le licenciement, comme les officiers, à la suite de Tarmée par ordonnance du roi et touchant ses appointements jusqu'au 10 août 1792, commandant de la garde-nationale de la section de la Halle aux Blés (i^^ septembre 1792), instructeur au camp des Sablons, puis commandant de ce camp (du 9 thermidor an II au 3o brumaire an III), adjudant-général de la garde nationale parisienne et adjoint au commandant de la place de Paris (i3 juillet 1796), adjudant général chef de brigade(i4 août 1795), commandant la place de Paris par nomination de Bonaparte (i4 novembre 1795), général de brigade (2 février 1796) — vu que son prédécesseur, Raffet, nommé conunandant temporaire de Paris, avait été promu général de brigade et ses adjoints, adjudants généraux — commandant de la subdivision de Seine-et- Oise (22 août 1797) et celle de Seine-et-Marne (17 novembre 1800). En i8i4» le i5 février, il évacue Melun sur Tordre d'Oudinot, reçoit le lendemain le commandement de la place de Meaux qu^il cède ensuite au général Drut, et revient à Melun qui se trouve dégagé. Les Bourbons lui confient le département de TAisne (8 juin i8i4), puis le mettent à la retraite avec pension de quatre mille francs (3i août i8i4) après 5o ans 6 mois et 1 1 jours de services. Sous les Cent jours il se contente de demander à Napoléon la présidence du Conseil de révision dont il a été pourvu depuis plus de dix ans. 11 avait été en 1807 élu par Tarrondissement de Bar-sur-Seine candidat au Corps législatif, sans être appelé à y siéger. Mort à Paris, le 3o mars 1826.
Prépacb,