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Dard (p. io5).
François Dard, né à Thiers, dans le Puy-de-Dôme, le i4 avril Ï769, gendarme à pied dans la 3:^e division (4 octobre 1792), lieutenant au 3* escadron de cavalerie nationale levée dans le département de Paris (22 septembre 1798), centurion de cavalerie à TEcole de Mars (19 juin 1794), sous- lieutenant au i4® dragons (i5 février 1795), lieutenant à la suite (21 mars 1797), lieutenant en pied (i5 février 1799) et officier d'ordonnance de Bernadotte, capitaine (21 septembre 1799), passé en cette qualité dans les gardes du général en chef Mnrat (17 mars 1802), capitaine avec rang de chef d*escadron (3 mars i8o3), chef d'escadron (3 octobre i8o3), chef d'escadron titulaire au 24® dragons (6 avril i8o4), major au 23® dragons (28 novembre 1807), colonel en second de cavalerie (i4 octobre 1811), colonel du 18® dragons (ti octobre 1812), baron de TEmpire (21 janvier 181 4), maréchal de camp (29 mai i8i5), non reconnu par la Restauration et mis en demi -solde comme colonel,nommé colonel des dragons de la Saône (29 janvier 1819), admis au traitement de réforme pour manque de fermeté (6 novembre 1822) mais avec cette réserve que le ministre présenterait au roi le plus promptement possible les moyens de le réemployer convenablement, colonel délégué pour le recrutement de la Haute-Loire (19 décembre 1827), "^^s à la retraite (i^r août 1828), mort au Puy le 10 novembre 1828. Il avait fait les campagnes des années III et IV à l'armée de Sambre et Meuse, celles des années V et VI en Italie,celles des années VII,V1II,IX et Xen Egypte,des années XIV et 1806 en Italie, 1809 à la Grande Armée, 1811-1812 en Espagne, 181 3 en Espagne et à la Grande-Armée, i8i4 en France. Son plus beau fait d*armes, raconté par lui-même, est peut-être le suivant : « Dans la campagne de l'an XIV, le chef d'escadron Dard a été détaché de l'armée pour suivre le corps du prince Jean qui se retirait du Tyrol : il le poursuivit en Carinthîe, et pendant cette course, avec 80 chevaux, il a fait à l'ennemi au moins 600 prisonniers, s'est emparé de Klagenfurt et par cette marche a communiqué avec la Grande- Armée, »
35a l'écoi^e de mars
Bisot-Charmoy (p. ii3),
DcDÎs-Félicîté Bizot-Charmoy, né à Saint-Jean de Pontailler sur-Saône (Gôle-d'Or) le 12 juin 1757, sous-lieutenant à l'école du génie de Mézières (i«r janvier 1780), aspirant lieutenant en second (1er janvier 1782), lieutenant en premier (4 août 1786), capitaine [i^^ avril 1791), sert en 1792 et en 1798 à Tarmée de la Moselle,puîs aux armées du Rhin, de Rhin et iVfoseIle,de Mayence et du Danube sous Michaux, Pichegru, Hatry, Jourdan et Mul- 1er. Le 3 décembre 1794» Merlin de Thionviile le nomme chef de bataillon dans Tarmedu génie, et le 26 février 17951e Comité de salut public le confirme dans ce grade « pour satisfaire le représentant du peuple Merlin de Thionviile et récompenser en même temps les services rendus par le citoyen Bizot tant à la défense de Thionviile, où il s'est distingué, qu'à l'armée devant Mayence où il a été appelé par arrêt du Comité de salut public après la levée du camp des Sablons à la suite duquel il a été employé en qualité d'instituteur en chef pour la partie des fortifications. » Malade de la fièvre qu'il prend au bord du Rhin pendant une partie de l'hiver et tout l'été de l'an IV, il commande le 26 septembre 1796 le génie à Bitche et appartient (3 mai 1797) à la commission chargée d'organiser à Metz l'école du génie. Durant les ans VII et VIII il dirige en chef le service de Mayence et de Kastel. Puis (19 avril 1800-21 janvier 1802), il commande ea second l'école du génie de Metz. Promu chef de brigade(23 juillet 1801), il devient successivement directeur provisoire des fortifications à Rheinsberg (26 mai 1802), directeur titulaire à Sarrelouis (18 décembre 1802), directeur à Cologne (8 avril 1806), Vient l'année 181 2 : le i^r mai, il commande le génie à MagdebQurg ; le 4 août, il est mis à la tête du génie du 9* corps dç la
BIZOT-CHARMOY 353
Grande Armée; il meurt pendant la retraite. On Ta quelquefois confondu avec ses deux frères : il y avait trois frères Bizot dans Tarmée française, Bizot-Ducoudray, Bizot-Brice et Bizot- Charmoy.
Nomination de Bizot-Charmoy à V Ecole de Mar$.
Le 3o thermidor an II.
Le Comité de salut public arrête que Bizot -Charmoy, officier du Éçénie, est nommé instructeur principal pour les fortifications à rÉcole de Mars, pour en remplir les fonctions conformément aux arrêtés du Comité de salut public : en conséquence,il jouira des appointements de commandant de bataillon affectés à cet emploi, à compter du 26 messidor, jour auquel il s'est rendu aux ordres du Comité pour commencer le travail relatif à ses fonctions.
CoLLOT d'HERBois, Billaud-Varenne, R. Lindbt, Carnot, C.-A. Prieur, B. Barèrb, ëschasseriaux, P.A, Laloy, Thuriot, Bréard^ Treilhard, Talliew.
Eynard (p. ii5].
Etienne Eynard, né en 1760 à Grenoble, employé cinq ans, dans sa ville natale, au bureau de Tingénieur en chef Bouchet, élève de l'Ecole des ponts-et-chaussées dirigée par Perronnet (i 771-1774), sous-lieutenant en 1779 dans les volontaires étrangers de la marine à La Martinique, ingénieur des colonies avec rang de lieutenant à Saint-Domingue en 1780, perdant son état en 1781 lors de la suppression des troupes du génie et de Tartillerie des colonies, fait prisonnier à son retour en France et conduit à New -York (1782), envoyé à Constantinople sous les ordres de Chabeau pendant l'ambassade de Saint-Priest (1788), attaché aux nouvelles constructions de l'artillerie avec rang de capitaine à la suite de cette arme sous Barberin (1784), capitaine au 56e régiment d'infanterie et adjoint aux adjudants-généraux et comme tel employé au dépôt de la guerre qu'il quitte le 18 août i794> instructeur des fortifications à l'Ecole de Mars le 1 7 septembre suivant, chef de bataillon du génie en l'an III, chargé en chef, puis sous les ordres de Rognât, du service de la place de Valence et autres places de la Drome, réformé par l'arrêté des Consuls du 18 vendémiaire an X.