‹ L'École de Salerne (volume 2)Chapitre 4 sur 238 · Première partie. — Hygiène · texte numérisé non relu

Première partie. — Hygiène

La médecine, hélas! bornée en sa puissance, Ne peut à l'infini prolonger l'existence ; Gardien de la santé, l'art qui prévient le mal Retient l'homme glissant vers le terme fatal. Pour que ta vie atteigne à l'extréme veillesse,

Sois vieux, avant le temps, par tes moeurs, ta sagesse.

INFLUENCES PHYSIQUES Air.

Respire un Air serein, brillant de pureté, Dont nulle exhalaison ne ternit la clarté ; Fuis toute odeur infecte ou vapeur délétére Qui, montant des égouts, empeste l'atmosphére.

Vitam prolongat, sed non medicina perennat.

Custodit vitam qui custodit sanitatem.

Sed prior est sanitas quam sit curatio morbi. Ars primitus surgat in causam, quo magis vigeatis. Qui vult longinquum vitam perducere in ævum, Mature fiat moribus ante senex ; Senex mature, si velis esse dici.

PHYSICI INFLUXUS

De «re.

Aer sit purus, habitabilis, et bene clarus, Nec sit infectus, nec olens fcetore cloacæ, Alteriusque rei corpus nimis inficientis.

Vents.

De l'Aurore nous vient le Vulturne, l'Eurus, Et le Subsolanus ; Zéphir, Favonius

Soufflent à l'Occident ; sur les plages lointaines S'élévent, nous portant leurs brises africaines, Le Notus et l'Auster, et du Septentrion S'élancent le Caurus, Borée et l'Aquilon.

DU RÉGIME SUIVANT LES SAISONS Printemps.

Le Printemps et l'Été, l'Automne, enfin l'Hiver Se partagent l'année. Humide et doux est l'air

Venti.

Sunt Subsolanus, Vulturnus, et Eurus, eoi, Circinus occasum, Zephyrusque, Favonius afflant, Atque die medio Notus hæret, africus Auster,

Et veniunt Aquilo, Boreas, et Caurus ab Arcto.

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