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Berchoux, La gastronomie, 4= édition, Paris, i8o5, p

2, Voyez Gros, Mémoires d'un Estomac.

312 Commentaires de V École de Salerne.

il arrive souvent que, pour être à temps à une réplique, l'on avale les morceaux à peine mâchés, d'où un excès de travail pour l'estomac obligé ainsi de suppléer aux fonctions de la mâchoire.

Après le repas, c'est différent ; l'influence n'est plus directe.

Une lecture pendant le repas est préférable à une conversation, même agréable, où l'on discute. Pendant qu'on lit, la mastication et la déglutition des aliments s'accomplissent mécaniquement, tranquillement, méthodiquement.

« Lire en mangeant, fut toujours ma fantaisie, dit J.-J. Rousseau 1, au défaut d'un tête-à-tête : c'est le supplément de la société qui me manque. Je dévore alternativement une page et un morceau, c'est comme si mon livre dînait avec moi. »

L'homme étant pourvu de dents incisives et de molaires, et ayant le canal intestinal très long et très ample, doit user des aliments végétaux et animaux, dans un mélange à peu près égal.

Helvetius ^ avance que l'homme est un animal essentiellement Carnivore. J. J. Rousseau au contraire regarde l'homme qui se nourrit de viandes comme un animal dépravé

Mais le raisonnement de l'un n'a pas plus le sens commun que la boutade de l'autre.

L'homme par sa nature est véritablement omnivore.

Le régime végétal est trop peu nourrissant et occasionne des aigreurs, des vents, des diarrhées, etc.

Les substances animales sont au contraire très nourrissantes.

La nature fournit dans chaque climat la nourriture la plus -convenable à l'homme.

r. Rousseau, Confessions, partie I, livre vi.

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