I. Voy. plus haut, p
Asperge.
Quant à celles d'arrière-saison, elles croissent en plein champ, entre les rangs de vigne.
En 1820, Argenttuil n'en produisait que 5,000. Dès 1830, ce chiffre se doubla. Il s'éleva à 20,000 en 1840, à 60,000 en 1850, et à 400,000 en 1867.
En 1868, on expédiait mille bottes d'asperges.
Chaque botte contenant 20 asperges, cela fait une consommation, à Paris, de 10 millions d'asperges pour la saison.
Le chiffre de la vente doit être encore plus considérable aujourd'hui.
On distingue trois sortes d'asperges :
10 V asperge en branche, espèce hâtive, que l'on cueille quand elle lève à deux centimètres de terre,, ce qui arrive généralement vers le 25 mars. Elle coûte 10 fr. la botte.
2' L'intermédiaire, qui tient le milieu entre l'asperge en branche et l'autre espèce dont je vais parler.
3» Enfin V asperge aux petits pois, dite espèce tardive.
11 y a aussi les asperges du Midi, longues, vertes de la base à l'extrémité ; elles n'ont pas un très grand succès à Paris ; je n'ai jamais pu comprendre pourquoi.
Elles ont, en effet, beaucoup de goût; elles sont fermes, résistantes ; un seul tour de feu suffit pour les faire cuire ; mangées avec de bonne huile d'olive, c'est un vrai régal.
Les tiges de l'asperge comme ses racines sont stomachiques et diurétiques. Elles donnent toujours à l'urine une odeur particulière, forte et désagréable.
A propos de l'asperge et de sa propriété très sensible à l'olfaction, dit le docteur Simplice il me revient en mémoire une anec-