‹ L'École de SalerneChapitre 272 sur 280 · Cicéron, Pro Marcello · texte numérisé non relu

Cicéron, Pro Marcello

Pratique médicale.

Dieu qui guérit par lui, et il recevra les présents du roi... Dieu a fait connaître aux hommes la vertu des plantes et leur en a donné la science, afin qu'ils l'honorassent dans ses ouvrages Enfin, saint Paul i place au nombre des dons visibles du Saint- Esprit la grâce de guérir les maladies.

Je pourrais multiplier les citations et prouver par des faits nombreux que, dans l'opinion des hommes, le médecin remplit une mission en quelque sorte providentielle. Il est chargé de la conservation de la santé, ce bien inestimable, si facile à perdre comme le magistrat de la distribution de la justice et le prêtre di! gouvernement des âmes. A la gravité de son maintien on reconnaît les signes de la méditation et du sacrifice; car dans sa profession, plus encore qu'au fond de toutes les autres existences on trouve toujours quelques nuages, des soucis et des amertumes' On a dit : Chaque esprit a sa lie; j'ajoute : Chaque cœur a son épine; mais la souflfrance même a son enseignement, le sacrifice seul est fécond.. Pour prix de ses travaux, le médecin peut acquérir /a science et la sagesse, seules qualités divines et immortelles suivant Plutarque. '

Nous pensons donc que, remplissant avec conscience et dignité nos devoirs professionnels, nous pouvons être fiers du rôle que la Providence nous a donné sur cette arène du monde, où nous attendent cependant de rudes épreuves, mais où la palme ne

ltr'::Zl^^ P-^^érante I. Saint Paul, Première Épître aux Corinthiens.

Page 1