DE L'USAGE DES BAINS
Veux-tu, robuste, atteindre à la verte vieillesse. Des préceptes suivants pratique la sagesse :
DE USU BALNEORUM
Si vitare velis morbos et vivere sanus, Hîec prcecepta sequi debes, aliosque docere :
I. Chez les anciens, un bain pris selon les règles ne consistait pas seulement en une immersion dans l'eau, mais il se composait de quatre parties ou quatre actes, lesquels correspondaient chacun à un compartiment spécial de l'établissement des bains, établissement auquel on donnait le nom de thermœ ou de balineœ s'il était public, et celui de bcilneum s'il était privé (fig. 2).
Le premier acte du bain s'accomplit soit dans le laconicum (fig. 2, C), consistant en une étuve sèche ou en un bain d'air chaud et sec. C'était une coupole de. forme arrondie, s'appuyant par le bas sur une espèce de four, et qui recevait la chaleur à la fois à travers la voûte du four, et aussi par une communication plus ou moins directe entre l'air échauffé de ce four et celui de l'intérieur.
Le second acte du bain s'accomplissait dans le caldarium et consistait dans un véritable bain d'eau chaude. Le caldarium (fig. 2, B) reposait sur le fourneau ou hypocausis et ne comprenait quelquefois, au moins dans les bains privés, qu'une baignoire pour une seule personne (fig. 3). Souvent, au contraire il comprenait deux espèces de réservoirs d'eau chaude, appelés l'un labrum, l'autre alveus ou piscina (fig. 4).
Le troisième acte du bain s'accomplissait dans \q frigidarium, qui ne contenait qu'un seul réservoir d'eau froide.
Le 'quatrième acte se passait dans le tepidarium, pièce où l'on entretenait une température modérée, mais où il ne se trouvait aucune espèce de baignoire ou de réservoir d'eau. Pour plus de détails, voy. Oribase, Œuvres^ trad, Daremberg, Paris, 1854, tome II, p. 865.