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I. Martial, Epig. 36, liv

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Splendida sit nolo, sordida nolo cutis.

Je n'aime point une peau trop luisante, Ni qu'on y voie une crasse gluante.

Les soins de propreté ne requièrent pas l'emploi des parfums €t des odeurs suaves ^

Est-ce pour se rendre agréables ou pour neutraliser quelque mauvaise odeur qui s'exhale du corps, ou plutôt pour réveiller les désirs amoureux, que les dames et même quelques élégants puent le musc ou l'ambre d'une lieue?

Martial en a fait le reproche aux dames romaines ' :

« Partout où vous rendez visite,

On sent une agréable odeur.

Et vous traînez à votre suite

La boutique d'un parfumeur;

Mais n'en soyez pas orgueilleuses;

En êtes-vous plus gracieuses ?

Vos regards en sont-ils plus doux,

Vos traits plus fins, votre air plus tendre?

Mon chien, si je le frotte d'ambre,

Sentira bien meilleur que vous. »

Parmi les choses les plus agréables, et qui flattent le plus la vue, sont une promenade au bord d'une claire fontaine ou d'un ruisseau limpide et dans une prairie fraîche et verdoyante. II en est de même de l'aspect des montagnes, où l'on peut saisir des points de vue admirables.

Le miroir recrée aussi fort bien la vue, alors même que l'amour de soi, inhérent à tous les hommes, ne nous porterait

1. Voyez Piesse. Des odeurs, des parfums et des cosmétiques, 2* édition. Paris, 1877.

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