I. Voy. plus haut, p
Asperge. 479
Quant à celles d'arrière-saison, elles croissent en plein champ, entre les rangs de vigne.
En 1820, Argenteuil n'en produisait que 5,000. Dès 1830, ce diiffre se doubla. Il s'éleva à 20,000 en 1840, à 60,000 en 1850, et à 400,000 en 1867.
En 1868, on expédiait mille bottes d'asperges.
Chaque botte contenant 20 asperges, cela fait une consommation, à Paris, de 10 millions d'asperges pour la saison.
Le chiffre de la vente doit être encore plus considérable aujourd'hui.
On distingue trois sortes d'asperges :
1° U asperge en branche, espèce hâtive, que l'on cueille quand elle lève à deux centimètres de terre, ce qui arrive généralement vers le 25 mars. Elle coûte 10 fr. la botte.
2° U intermédiaire, qui tient le milieu entre l'asperge en branche <et l'autre espèce dont je vais parler.
3° Enfin V asperge aux petits pois , dite espèce tardive.
Il y a aussi les asperges du Midi, longues, vertes de la base à l'extrémité ; elles n'ont pas un très grand succès à Paris ; je n'ai jamais pu comprendre pourquoi.
Elles ont, en effet, beaucoup de goût ; elles sont fermes, résistantes ; un seul tour de feu suffit pour les faire cuire ; mangées avec de bonne huile d'olive, c'est un vrai régal.
Les tiges de l'asperge comme ses racines sont stomachiques et diurétiques. Elles donnent toujours à l'urine une odeur particulière, forte et désagréable.
A propos de l'asperge et de sa propriété très sensible à l'olfaction, dit le docteur Siraplice 1, il me revient en mémoire une anec-