Dienville, (24 thermidor an vi
Dans ce canton, les instituteurs, à deux ou trois près, y sont peu instruits. La plupart d'entre eux sont des ex-recteurs d'écoles qui ne sont pas absolument dégagés de leurs anciens principes. Tous paraissent avoir une moralité ordinaire, professant extérieurement des principes réplicains (sic), sans qu'ils me persuadent qu'ils le sont franchement. Leurs élèves font peu de progrès ; mais il est vrai qu'à la campagne leur .école est interrompue par les travaux des récoltes, ce qui les retarde beaucoup. Je doute fort qu'ils enseignent parfaitement les éléments de la morale républicaine. Il serait à désirer que l'on pût trouver des sujets qui voulussent se fixer dans quelques communes de la campagne et y établissent des pensionnats. La jeunesse, qui ne demande qu'à s'alimenter de l'instruction dont elle a besoin, s'empresserait d'y accourir.