EXTRAIT D'UNE STATISTIQUE DU DÉPARTEMENT DU PUY-DE-DÔME
Instruction publique.
Par suite de la suppression des collèges et de celle des diverses communautés qui tenaient des pensionnats, Tinstruction des jeunes gens des deux sexes souffrit nécessairement beaucoup dans les villes. L'absence des ecclésiastiques nuisit également aux campagnes, où quelques-uns, soit des curés ou des vicaires, donnaient des leçons de lecture et d'écriture. En sorte qu'on peut dire qu'il fut une époque où l'enseignement cessa subitement dans toute l'étendue de la France.
On vit, à la vérité, s'ouvrir avec le temps quelques écoles éparses. Il y en eut que les administrations favorisèrent ; le gouvernement même intervint pour en établir dans des villes principales. Mais on fut presque partout sans empressement pour ces nouveautés. C'étaient des essais à faire ; et les temps étaient peu propres à inspirer de la confiance pour les personnes qui alors étaient mises en avant. Ce n'a été qu'au retour de la liberté du culte, que les parents, plus rassurés sur les principes des instituteurs qui étaient employés, ont consenti que leurs enfants fréquentassent ces différents établissements.
La statistique, dont nous extrayons ce passage, a été rédigée en 1804, par l'abbé Ordinaire, chanoine et bibliothécaire de Glermont-Ferrand.
M. Vernière, de Brioude, qui en possède le manuscrit, a bien voulu nous envoyer en même temps des renseignements sur l'instruction primaire en Auvergne, renseignements qu'il tenait en partie de l'obligeance de M. Elie Jaloustrc.
UN SYLLABAIRE REPUBLICAIN. 2o9