‹ L'école des beaux-artsChapitre 1 sur 95 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

consciencieusement, familièrement, dans son ensemble et clans son intimité.

— Diable! diable! Ceci change bien les choses, et dans ces conditions... — qu’avez vous à sourire?

— Rien. .Je pense à la boutade de M. Poirier : « Qu’on protège les arts, bien; mais les artistes, non. »

— Permettez!

— « Ce sont tous des fainéants et des débauchés. »

— Je n’ai pas dit ça.

Peut-être y a-t-il des gens qui le pensent. A ceux-là je voudrais montrer comment vivent ces débauchés, comment travaillent ces fainéants, par quelles études ils s’initient aux secrets de leur art, par quelles périodes ils passent de misère et de découragement.

— J’entends bien; mais alors moi qui craignais tout à l’heure que votre livre ne fût un peu folâtre, je commence à craindre qu’il ne soit pas gai.

Il sera gai par bouffées et par endroits mélancolique, ainsi qu'est la vie.

— A la bonne heure! — Bonjour, Monsieur.

- Monsieur, bonjour.

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