SCÈNE L ARNOLPHE seul
F m'est, lorsque j'y pense, avantageux sans doute D'avoir perdu mes pas, et pu manquer sa route: , Car enfin de mon cœur le trouble impérieux N’eût pu se renfermer tout entier à ses yeux; Il eût fait éclater l'ennui qui me dévore, Et je ne voudrais pas qu'il sût ce qu'il ignore. Mais je ne suis pas homme à gober le morceau Et Jaisser un champ libre aux vœux du damoiseau ; J'en veux rompre le cours, et, sans tarder, apprendre Jusqu'où l'intelligence entre eux a pu s'étendre : * J'y prends pour mon honneur un notable intérêt; * Je la regarde en femme au terme qu'elle en est; * Elle n’a pu faillir sans me couvrir de honte, * Et tout ce qu'elle fait enfin ést sur mon compte.
.… Éloïgnement fatal ! voyage malheureux !
(il frappe à sa porte.)