‹ L'école des femmesChapitre 38 sur 44 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ARNOLPHE, HORACE

HORACE

| A! je viens vous trouver, accablé de douleur. | à ciel , seigneur Arnolphe, a conclu mon malheur, {par un trait fatal d’une injustice extrême , . Un me veut arracher de la beauté que j'aime. Our arriver ici, mon père a pris le frais ; Jai trouvé qu'il mettait pied à terre ici près : tla cause, en un mot, d’une telle venue Qui, comme je disais, ne m'était pas connue, + Est qu'il m'a marié sans m'en écrire rién, Lt qu'il vient en ces lieux célébrer ce lien. “ugez, en prenant part à mon inquiétude, il pouvait m'arriver un contre-temps plus rude. et Enrique, dont hier je m'mformais à vous, ause tout le malheur dont je ressens les coups : vient avec mon père achever ma ruine, t c'est sa fille unique à qui l’on me destine. al, dès leurs premiers mots , pensé m'évanouir : Et d’abord , Sans vouloir plus long-temps les ouir, Mon père ayant parlé de vous rendre visite, L'esprit plein de frayeur, je l'ai devancé vite. De grâce, gardez-vous de lui rien découvrir De mon engagement, qui le pourrait aïgrir; Et tâchez, comme en vous il prend grande créance, De le dissuader de cette autre alliance.

ARNOLPHE

Oui-dà.

HORACE

Conseillez-lui de différer un peu, Et rendez, en ami, ce service à mon feu.

ARNOLPHE

Je n’y manquerai pas.

HORACE

C'est en vous que j'espère.

ARNOLPHE

Fort bien.

HORACE

Et je vous tiens mon véritable père.

+ Dites-lui que mon âge... Ah ! je le vois venir! coutez les raisons que je vous puis fournir.

Page 1