‹ L'école des journalistesChapitre 10 sur 55 · PUBLIÉ · texte numérisé non relu

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sous LES AUSPICES D'UN GRAND NOMBRE DE DÉPUTÉS.

PLUCHARD, servant le punch. [leurs.

Martel, dans ce punch viens, viens noyer tes dou- Quel amour peut brûler d'une plus belle flamme?

UN LAQUAIS, à Martel qui va pour boire. On vient chercher monsieur.

PLUCH.IRD.

Eh! qui donc?

LE lâqcais.

Une dame.

MARTEL, posant son verre sans boire.

Il me faut vous quitter, mes amis, plaignez-moi! A demain.

TOUS

A demain.

BLOXDIX.

Va, nous boirons pour toi.

PLUCHARD, appelant Charles.

Eh ! gamin, viens ici ; tiens, voilà pour ta peine,

Blondin, Martel et Griffaut lui donnent une pièce de

A part.

Chacun cent sous.

Haut.

Merci, messieurs. La bomie aubaine!

Les journalistes s'approchent de la table et boivent du punch.

EDGAR, les regardant.

Voilà donc ce pouvoir que l'on nomme journal ! Royauté collective, absolu tribunal:

Un jugeur sans talent, fabricant d'ironie. Qui tue avec des mots un homme de génie; Un viveur enragé — s'engraissant de la mort; Un fou — qui met en feu l'Europe et qui s'endort ; Un poète manqué, grande âme paresseuse.

Qui se fait, sans amour, gérant d'une danseuse... Tous gens sans bonne foi, l'un par l'autre trahis ! Ce sont là tes meneurs, 6 mon pauvre pays !

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