‹ L'école des journalistesChapitre 17 sur 55 · MARTEL, CORNÉLIE · texte numérisé non relu

MARTEL, CORNÉLIE

CORNÉLIE, à part.

Enfin le voilà seul.

Haut. Je venais pour te dire...

MARTEL , avec impatience.

Laissez-moi, laissez-moi, je suis en train d'écrire. Laissez-moi...

CORNÉLIE

Travaillez, je ne vous parle pas.

A part.

J'ai trouvé le moyen.

■Elle ouvre les cartons d'un cartonnier. MARTEL.

Que fais-tu donc là-4>as ?

CORNÉLIE

Je cherché des papiers.

MARTEL, riant.

Des papiers de famille.

CORNÉUE.

Elle prend un manuscrit, et lit.

« Le ministre et l'amant, ou la mère et la fille.» Je savais bien l'avoir serré dans ce carton.

MARTEL

Quel est cfe wiatitiscrii ?

CORNÉLIE

C'est un vieux feuilleton...

Une histoire d'amour que vous avez écrite Un matin en riant.

HARtÈL.

Une histoire inédite?

«ORNÉLIE.

Un article de mœurs qui n'est pas important,

A part.

Mais que nous donnerons pour trois cents francs

[conaptaot.

Elle lit.

« Madame de Lorville aimait à la folie, » Comme on aime à trente ans, quand on n'est » Un préfet. » C'est cela, bien — [plus jolie,

Elle tourne qùdiijues pages et lit encore.

« Très-lionnêtement » La mère a marié sa fille à son amant. » De madame Guilbcrt c'est le portrait, l'histoire... Bah! les noms sont changés. ..il n'a pas de mémoire. D'ailleurs, je saurai bien l'envoyer malgré lui. Patience, j'aurai la victoire aujourd'hui. Ceci, c'est un manchon.

Elle roule le manuscrit , dans lequel elle tnet ses mains comme dans un raandion.

MARTEL

Tu bavardes sans cesse.

Je ne puis travailler.

CORNÉLIE

Rien, monsieur, je vous laisse.

MARTEL, écrivant rapidement.

Ne me dérange plus, je suis très en retard.

Elle sort.

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